BIARRITZ : SANS GÊNE, LES DÉBRAILLÉS DÉAMBULENT GAIEMENT
En rédigeant ce texte, viennent à l'esprit les commentaires qu'il ne manquera pas de susciter : « Ce n'est pas bien grave... », « Oui, et alors ? On n'est plus au Moyen-Âge... », « La police a mieux à faire... », « La plage est à côté, faut être tolérant... », « On est en vacances... » et ainsi de suite. Alors, évidemment, pendant que la guerre fait rage ailleurs dans le monde et que la famine sévit là où les dictateurs s'engraissent, ce sujet peut paraître décalé ou même futile. Mais ne pas en parler ne permettra pas aux guerres de cesser, ni à des malheureux de se sustenter décemment. Parlons-en donc. Parlons de ces milliers - car il ne s'agit plus seulement de quelques olibrius - de personnes qui arpentent notre belle ville torse nu, en maillot brésilien ou en soutien-gorge minimaliste. À tel point que certains commerçants se sont vus obligés de rappeler, sur la devanture de leur magasin, qu'une tenue correcte était exigée - comprendre être vêtu - pou...