Articles

NAVETTES GRATUITES : À QUAND L'ÉGALITÉ ENTRE TOUS LES BIARROTS ?

Image
Nous assistons à une volonté des pouvoirs publics d'un retour en arrière quant à l'utilisation des voitures. Cela passe par la création de pistes cyclables, mais aussi par un maillage plus fourni du réseau bus avec une extension des plages horaires. Moins de voitures, moins de congestion, moins de pollution, moins de frais : certes. Mais pour tous les autres, ceux qui n'ont pas sauté le pas et qui ont toujours un véhicule, thermique ou électrique, qu'en est-il ? Cette population biarrote, elle, doit faire face à une augmentation stratosphérique de la tarification du stationnement - tant de surface que dans les parkings Indigo -, sans oublier les extensions des zones payantes. Encore une fois, le Biarrot du centre-ville et le Biarrot périphérique ne sont pas impactés de la même manière. S'il est aisé pour celui du centre-ville d'emprunter une navette ou un bus pour se rendre au sud ou au nord, cela l'est beaucoup moins pour l'habitant d'un q...

HANDICAP À BIARRITZ : LA TRISTE RÉALITÉ

Image
Au-delà des médailles remportées par les sportifs y participant, les Jeux Paralympiques de Paris 2024 auront eu une vertu. C'est celle de décomplexer le handicap et d'en montrer à la fois ses servitudes et la force de caractère qu'il peut révéler. Le handicap peut atteindre n'importe qui. Il peut ébranler dès la naissance et alors le corps grandit avec cette épreuve de tous les instants, ou bien une maladie atteint un corps et l'oblige à s'adapter, sans oublier les accidents de la route ou au travail dans le parcours d'une vie. Personne n'est préparé, ni physiquement ni moralement, à vivre au quotidien un handicap. Seule l'acceptation de ce mal qui freine le corps peut permettre de surmonter un cap pour avancer. Mais ce qui peut être préparé en amont c'est l'accueil qui est fait aux personnes porteuses d'un handicap. Beaucoup de progrès ont été réalisés ces deux dernières décennies en la matière par les pouvoirs publics. L'obl...

C'EST LA RENTRÉE : LE MENSONGE POUR S'EN SORTIR

Image
Certains la redoutaient, d'autres l'attendaient avec impatience, quoi qu'il en soit elle est bien là. La rentrée scolaire pour les plus jeunes d'entre nous, la rentrée professionnelle pour d'autres, notamment celle de nos politiques. Et parfois, la première et la dernière peuvent se superposer lorsque justement l'occasion est donnée à notre édile de faire un point sur la situation de nos écoles biarrotes. Ce fut le cas dernièrement lors d'une interview de la maire Arosteguy sur les ondes de France Bleu Pays Basque. Avec l'audace à laquelle elle nous a habitués lorsqu'il s'agit d'asséner des contre-vérités, du moment que cela serve sa cause, Madame Arosteguy a déclaré que les écoles auraient été délaissées par les maires précédents (!?). Celle qui dans la presse locale annonce bien tardivement, soit quatre ans après son arrivée aux affaires, que des travaux de l'ordre de 353.000 euros seraient réalisés pour revégétaliser, désimpermé...

BILAN CULTUREL DE LA VILLE DE BIARRITZ : UN AVEU D'ÉCHEC !

Image
Faut-il que le funeste constat de l'enterrement des actions municipales dans le domaine culturel soit de nature à ce que l'actuelle adjointe à la culture de la ville de Biarritz - Anne Pinatel - se sente humiliée, pour que cette dernière réclame un article de presse auprès du quotidien local ! Et cela afin de tenter de restaurer son image auprès de tous ceux qui l'observent. La pauvreté, pour ne pas dire le vide sidéral, de l'action culturelle conduite par la municipalité biarrote est en effet le cri de tous les amateurs de cette composante dont il est démontré qu'elle est indispensable à l'équilibre de chacun. Il fut aussi celui de nos visiteurs estivaux, cherchant en vain l'exposition d'envergure à laquelle ils avaient été habitués par le passé. Avant de poursuivre, il est nécessaire que nous fassions rapidement une distinction entre les événements culturels qui sont portés par des organisations privées et ceux qui dépendent des affaires culturelle...

LA VILLA EUGÉNIE, MAIS PAS CELLE QUE VOUS CROYEZ...

Image
  Que l'on s'entende bien. Il ne s'agit pas ici de la villa qui précédait l'Hôtel du Palais en son lieu et place, mais d'une villa en pierre située au 3 rue Louison Bobet. Cette réalisation de 1905 par l'architecte François-Jacques Cazalis, auteur de belles réalisations en Pays Basque - telles la Villa Arnaga (Cambo-les-Bains), la Villa Saraleguinea (Guéthary) ou l'Hôtel du Golf (Saint-Jean-de-Luz) - ne témoigne pas encore ici de son style néo-basque, si reconnaissable, qui viendra plus tard avec les années 1920.   Mais comment parler de ces murs en omettant d'évoquer son occupante Alice Keppel, maîtresse d'Édouard VII ? À la fois présence discrète, esprit brillant et beauté rare, nous savons qu'Alice a une connaissance politique et une influence importante dans la diplomatie au service du roi de Grande-Bretagne, tout en conservant l'estime et l'amitié de la reine consort Alexandra de Danemark. Si «La Favorita», surnom affectue...

SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS BIARROTES

Image
À Bayonne, un commerçant avait popularisé une devise inventée pour son négoce et restée ancrée dans la mémoire des habitants : « Tout est bon chez Campistron ». Dans notre cité impériale, nous pourrions dire « Tout est permis avec Arosteguy ». En cette rentrée, nos associations biarrotes, pour nombre d'entre elles confrontées à la nécessité de solliciter une manne municipale, doivent déposer leur demande avant le 20 septembre prochain. Mais, nous l'avons vu à l'occasion de conseils municipaux, ces aides octroyées par la ville à des associations portées à bout de bras par des bénévoles, ont été grignotées depuis l'arrivée de la nouvelle municipalité. Oh, nous vous entendons déjà contester ! Nous ne parlons bien sûr que d'associations qui oeuvrent pour garder le tissu social biarrot, pas d'associations bling-bling, telle celle présidée par la Grande-duchesse du Luxembourg, ou encore celle qui nous a coûté 350.000 euros pour un court festival de cinéma (par...

BIARRITZ : DOUCHE PAS À MON EAU !

Image
La question de l'hygiène corporelle par l'eau a été admise depuis fort longtemps dans notre Europe ancienne. Dès l'Antiquité, les Romains et les Grecs avaient l'habitude de faire des bains réguliers. Au Moyen-Âge, les étuves sont mixtes et l'on s'y baigne nu, mais l'Église réprouve rapidement cette pratique et lui préfère l'ablution. À la Renaissance, une régression de l'entretien du corps s'opère et l'eau devient l'ennemi de tous. Elle serait même vecteur de maladies ! La crasse protégerait le corps de tous les maux. Le XVIIème et le XVIIIème siècles amorcent le retour à un semblant d'hygiène, d'abord chez l'aristocratie et la bourgeoisie, puis progressivement dans le peuple. Le début du XIXème voit apparaître le grand Louis Pasteur et la prise de conscience est alors collective. La toilette doit être quotidienne. Cet historique à grandes enjambées sert à démontrer que le progrès humain et scientifique amène inexor...