Articles

MANANTS DE BIARROTS PAYEZ POUR LE ROYAL !

Image
Au Moyen Âge, seuls les plus pauvres devaient s'acquitter de nombreux impôts dont le produit était destiné aux seigneurs. Six-cents ans plus tard, nous pourrions penser cette époque révolue... Eh bien, pas tout à fait. À Biarritz, nos élus de la majorité se veulent progressistes, déterminés à rompre avec de prétendus « mauvaises habitudes de leurs prédécesseurs », empreints d'éthique - le mot préféré de la maire qui assure s'interdire tout favoritisme, ni accorder de passe-droits. Nous vous l'accordons, le discours est beau mais c'est comme pour les promesses, cela n'engage que ceux qui l'écoutent. Car rien dans la manière dont se passent les choses dans notre ville ne vient accréditer ces bons sentiments. Et certainement pas le dossier du cinéma Le Royal. Jugez plutôt : en mai 2021, au moment de la reprise du cinéma emblématique biarrot créé par Armando Guido, nous avons d'abord assisté au choix, par la mairie, du candidat repreneur Étoile Cinémas...

LE MONUMENT EN HOMMAGE À EDOUARD VII

Image
Ce monument dédié, tel que nous l'indique son frontispice, à Sa Majesté Edouard VII, a disparu aussi bien des jardins de la Grande-Plage que des mémoires biarrotes. Et pour cause ! L'occupant allemand, désireux d'enrichir son stock de métal pour renforcer l'effort de guerre, ne trouvera pas mieux que de récupérer le bronze. La stèle, pelée de son bas-relief, sera à son tour détruite après-guerre. Cet hommage, rendu par la Ville de Biarritz à l'un de ses hôtes les plus prestigieux, était pourtant une juste récompense car Edouard VII lui sera fidèle et y réside à de très nombreuses reprises. Il mènera ici un protocole plus assoupli, côtoyant en toute simplicité, dans ses promenades journalières, les habitants du cru.   Lors de l'inauguration du monument en grande pompe, en 1922, l'artiste Maxime Real del Sarte auquel avait été confiée la réalisation de l'œuvre, sera vanté pour sa représentation de l'Entente Cordiale. Cet événement donnera aussi l...

AUBERGE DE JEUNESSE : DE QUOI NE PAS DORMIR SUR SES DEUX OREILLES !

Image
La Ville de Biarritz était propriétaire d'un établissement de cent lits, bâti sur un terrain de 6.500 mètres carrés situé en bordure du lac Mouriscot, et géré par la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse (FUAJ). Mais le bail liant ces deux parties ne fut pas reconduit par la ville à son échéance du 31 décembre 2020. Dans le courrier alors adressé par la toute nouvelle majorité de Madame Arosteguy à son locataire-gérant, il est invoqué un « changement de destination ». Cette décision, suivie de longs mois de flottement, ne manquera pas de soulever de nombreuses interrogations et inquiétudes chez les Biarrots quant à l'avenir réservé à ce site, demeuré depuis lors inoccupé. Si bien que le Conseil municipal réuni fin juin 2022 pour débattre du sort de l’ancienne auberge de jeunesse était très attendu. La majorité municipale y exposera son projet qui n'est autre qu'une cession - une de plus - pour 2.130.000 euros (!), à un opérateur social supposé créer des logem...

JEANNE D'ARC À BIARRITZ ? NON, VOUS N'ENTENDEZ PAS DES VOIX !

Image
C'était un temps où un maire de Biarritz accueillait avec bonheur le don d'une sculpture. Pas le don d'une œuvre avec obligation pour la ville de payer le fondeur de bronze ! Non, non, un vrai don d'un généreux mécène des Arts ! Vous êtes forcément passé devant cette œuvre représentant Jeanne d'Arc (dont le titre est « l'Adieu au Troupeau ») réalisée par Auguste Maillard et située au rond-point Domremy. Atelier du sculpteur Auguste Maillard Ce quartier de Biarritz a bien changé depuis 1923, date à laquelle Carlos de Olazabal a fait don à la ville de Biarritz de ce monument. En effet, à cette époque la villa Miraflores, propriété de l'argentin Carlos de Olazabal et de son épouse, accueillait réception, fêtes et dîners, mais aussi des événements de bienfaisance en faveur de personnes défavorisées ou tuberculeuses. Ces actions efficaces, menées par cet amoureux du Pays Basque, ont laissé une empreinte indélébile dans le cœur de nombreux Biarrots. Réception ...

INDIGNATION FACE À L'AGRESSION D'UN ÉLU PAR DES ADMINISTRÉS : OUI ! MAIS À QUAND LA RÉCIPROCITÉ ?

Image
La presse locale relaie à juste raison l'agression, lors d'un conseil municipal, du maire de Cambo, par un groupe d'opposants à un projet immobilier de ce dernier. Et c'est aussi à juste raison que cet incident suscite l'indignation générale. Mais il est fort regrettable que les agressions verbales ou les comportements discriminatoires dont certains maires se rendent coupables envers leurs administrés ne fassent l'objet de la même révolte et n'atteignent, eux, aucune conscience. Car si les violences physiques envers les maires sont inacceptables, il est de la même manière et avec la même fermeté à dénoncer les outrages dont nombre d'entre eux se rendent coupables par des paroles, par des actes discriminatoires, certes non assortis de voies de fait, mais dont les conséquences chez leurs victimes sont autant et peut-être même plus dommageables que les violences physiques. Des propos contumélieux tenus publiquement, qui portent sévèrement atteinte à l...

PIÉTONNISATIONS, EXCLUSIONS, RESTRICTIONS, PERMISSIONS : LE GRAND DÉLIRE

Image
Alors même que les importants travaux de la rue Gambetta paralysent la liaison entre la place Clemenceau et le plateau d'Hélianthe - avec tous les désagréments et les risques que comporte l'inaccessibilité pour les résidents et les commerces -, les élus de la majorité ont annoncé la piétonnisation immédiate de la rue Mazagran. Bien que le 1er avril soit déjà derrière, nous aurions pu croire à une farce de mauvais goût. Mais étant maintenant rodés aux extravagances de la mairie, nous avons pris la chose très au sérieux. Pourtant, nous aurions pu imaginer un sursaut de compassion de la municipalité à l'égard de tous les riverains qui vivent un cauchemar, eh bien non ! Tous ont pourtant dénoncé le mépris dans lequel ils sont tenus depuis le début et nous avons bien entendu leur appel au secours, à l'exception de quelques rares courtisans de la municipalité, déguisés en prétendus juges objectifs, et évidemment n'habitant ni ne commerçant dans la rue. Commode ! Si...

LA CHAUMIÈRE

Image
Il s'en est passé de merveilleux moments à La Chaumière ! À cet endroit, que la publicité de l'époque nous vante comme le « rendez-vous de l'élite internationale », se déroulent les plus belles fêtes, galas et concerts de notre ville ! Son aménagement actuel laisse peu imaginer qu'il comportait un restaurant, un dancing et un salon de thé où il fallait absolument être vu car la meilleure société s'y pressait. À la belle saison, les arbres offraient un bel ombrage et la conversation allait bon train, tel que nous l'indique le surnom du lieu « La Potinière ». En 1928, « La Chaumière » cède sa place à la « Maison du Tourisme », son emplacement stratégique dans la ville étant d'une grande utilité pour nos visiteurs. En 1946, la disposition que nous lui connaissons aujourd'hui est adoptée et la Chocolaterie Henriet régale depuis lors, pour le bonheur de tous, les chocolatophiles d'ici et d'ailleurs.