AFFAIRE MOURISCOT : MARCHONS TOUS POUR LES ENFANTS LE 1ER SEPTEMBRE !
L'affaire fait froid dans le dos.
Plusieurs enfants âgés de 3 à 5 ans auraient été victimes d'agressions sexuelles au Centre de loisirs Mouriscot.
Évidemment, on se dit toujours que ces scandales ça se passe ailleurs, très loin. Mais non, pas cette fois-ci.
Un collectif s'est donc logiquement constitué. Il a pour nom «Protégeons nos enfants» et pour porte-voix les Biarrots Gwenaëlle Baïd et Mathieu Dalla Santa qui veulent chercher à comprendre ce qui a pu se passer.
Confronté à cette terrible épreuve, le collectif s'est donné pour mission de «contribuer à faire évoluer durablement la prévention, les dispositifs de protection et les garanties de sécurité des enfants accueillis dans les structures scolaires et périscolaires, mais aussi mettre en lumière les dysfonctionnements qui ont pu conduire à cette situation, afin qu’ils soient identifiés, compris et corrigés».
Avant toute chose, passons en revue le déroulement des événements.
-Fin d'année 2025 : nous sommes sous le mandat Arosteguy et plusieurs signalements sont faits par des parents à la direction du Centre de loisirs de Mouriscot, sans qu'il semble y avoir de suites administratives. La personne signalée par les parents est un des deux animateurs qui sera mis en examen en juillet 2026. Si les signalements avaient été pris au sérieux dès 2025, il est peu probable que nous recenserions aujourd'hui d'autres victimes présumées.
-début juillet 2026 : des plaintes sont déposées et traitées, en suivant, par le Parquet de Bayonne.
Il est à présent fait état de seize enfants qui seraient victimes d'actes répréhensibles s'étant déroulés du 1er juillet 2025 au 16 juillet 2026.
-16 juillet 2026 : les autorités judiciaires informent le maire de Biarritz d'une procédure en cours visant des agents municipaux.
-16 et 17 juillet 2026 : la Ville de Biarritz suspend immédiatement de leurs fonctions les animateurs incriminés.
-20 juillet 2026 : le maire Serge Blanco écrit aux parents des enfants inscrits au Centre de loisirs Mouriscot pour les informer de la situation judiciaire et des mesures qu'il a, dans la foulée, mises en œuvre. Il notifie aux familles que la Ville de Biarritz se portera, en temps voulu, partie civile contre les individus mis en cause.
-21 juillet 2026 : les animateurs sont interpellés et placés en garde à vue.
Des familles sont reçues en mairie de Biarritz par la responsable de l'Éducation et un accompagnement psychologique est mis en place en mairie, ainsi que des permanences.
-22 juillet 2026 : dans une lettre ouverte adressée au maire Serge Blanco - avec copie au Préfet, au Président du Conseil Départemental et à la directrice académique de l'Éducation Nationale -, 145 familles de neuf groupes scolaires biarrots demandent «un état des lieux factuel concernant les événements intervenus au sein des accueils de loisirs municipaux depuis 2024», ainsi que «les mesures prises par la Ville».
Faisant face à des difficultés de communication, et en l'absence de suivi individualisé, elles demandent que la Ville de Biarritz désigne un interlocuteur dédié aux interrogations des familles.
Si les familles font part de leur volonté de transparence dans ce dossier, elles expriment clairement leur souhait de respecter le secret de l'enquête et la présomption d'innocence.
-23 juillet 2026 : mise en examen des deux animateurs masculins âgés respectivement de 36 ans - titulaire depuis deux ans dans le Centre de loisirs de Mouriscot - et un saisonnier de 21 ans. Ils sont placés sous contrôle judiciaire.
-23 juillet 2026 : Serge Blanco adresse un courrier aux familles : il affirme qu'en l'espace de deux jours plus d'une soixantaine de familles ont été reçues et écoutées en Mairie et indique que l'accueil des enfants, tant dans le périscolaire qu'au Centre de loisirs, fait l'objet d'une totale réorganisation par les services municipaux. Sont joints, pour des temps d'écoute, les coordonnées de trois psychologues biarrots.
-23 juillet 2026 : une manifestation d'une bonne centaine de personnes se déroule devant la Mairie de Biarritz. Le maire descend de son bureau pour échanger avec les manifestants.
-25 juillet 2026 : Émeric Bréhier - directeur de Cabinet du maire Serge Blanco - reçoit, en Mairie de Biarritz, neuf représentants des familles pour une mise au point «dans la phase post-crise». Des demandes formulées par les parents font l'objet d'un dialogue avec le représentant de la Ville.
-30 juillet 2026 : au cours d'un courrier long de trois pages, Serge Blanco s'adresse aux parents pour leur exprimer toute sa sollicitude.
Il confirme ici la totale implication de la ville qui accompagnera les familles «avec respect, discrétion et détermination» et son «entière coopération avec la justice» dans «cette recherche de la vérité, avec une transparence totale».
Le maire précise avoir demandé «l'ouverture d'une enquête administrative et d'un audit indépendant» de l'ensemble des procédures de recrutement, de contrôle et de prévention. Il affirme que «Si des failles existent, elles devront être identifiées et corrigées sans attendre. Rien ne sera éludé. Rien ne sera caché.».
-31 juillet 2026 : Serge Blanco informe les familles de l'instauration d'un nouveau dispositif dès le 3 août. Parmi les nouveautés, la présence simultanée de deux professionnels est dorénavant obligatoire pour la prise en charge de l'enfant. Les siestes sont exclusivement assurées par des agentes féminines et aucune n'assure seule la surveillance du dortoir. Une fiche de suivi quotidienne, pour chaque enfant accueilli, permettra la traçabilité des activités et des personnes.
Le maire assure aux familles qu'il s'agit là de premières mesures qui seront enrichies dès la rentrée.
-1er août 2026 : une formation d'information et de sensibilisation est dispensée à l'intention des professionnels intervenant auprès des enfants au Centre de loisirs de Mouriscot, alors que d'autres formations sont programmées pour le mois de septembre.
L'affaire est donc entre les mains de la Justice et nous ne doutons pas qu'elle saura faire toute la lumière sur les circonstances qui ont permis à un individu accusé de faits graves, dès 2025, d'être reconduit dans ses fonctions auprès d'enfants. Qui a laissé faire cela ?! Qui ?!
Aujourd'hui, il est nécessaire de montrer notre soutien sans faille aux familles victimes, mais pas seulement. La société toute entière doit démontrer que nous ne tolérerons aucune atteinte à nos enfants et que leur parole doit être respectée et entendue.
L'affiche du collectif «Protégeons nos enfants» met en avant trois mots : «Unis, Pacifiques, Déterminés».
C'est dans cet esprit que nous tous - Biarrots ou pas - sommes invités à participer à une marche le mardi 1er septembre prochain, à midi.
Cette manifestation démarrera au pied de la Mairie de Biarritz pour se terminer devant le Tribunal de Bayonne.
Y serez-vous ?


