ANA EZCURRA ET BIARRITZ BERRI : L'AVENTURE AUDACIEUSE D'UNE LISTE CITOYENNE
C'est à la fois un esprit léger qui règne dans les rangs de Biarritz Berri, et le poids d'une certaine responsabilité qui pèse sur les épaules de leur candidate désignée.
Bien que dans notre ville Biarritz Berri ne soit pas la seule liste à concourir en revendiquant une neutralité et une distance vis-à-vis des étiquettes politiques, elle est la seule à prôner la démarche d'une liste citoyenne et participative.
De ce groupe, où la parole partagée est la valeur cardinale, rien ne se passe comme ailleurs. Ici, pas d'auto-désignation, pas d'aventure personnelle : une cinquantaine de personnes ont fait le choix d'Ana Ezcurra, et cela paraît couler de source : une femme de trente-neuf ans qui allie engagement citoyen et profession d'avocat en droit des affaires.
En tant qu'habitante de Biarritz et mère de trois enfants, elle atteste d’une vision globale : quand on y vit, quand on y travaille, quand on y a ses enfants scolarisés, quand on y a des activités sportives et ludiques, on sait.
On sait ce qui ne va pas, et on sait ce qu'il faudrait faire pour y remédier. Question de bon-sens.
Pour Sauvegarder Biarritz, il paraissait évident - comme on l'a fait pour tous les autres candidats - de parler et de faire parler la tête de liste de Biarritz Berri. Et puis, on se rend compte que ce serait trahir l'esprit du groupe, car chez Biarritz Berri - on le répète - le Pouvoir ne se pense pas vertical, il est horizontal, c'est ce qui constitue son ADN.
Le slogan le dit : «Agir avec et pour les Biarrots» ou «Miarriztarrekin eta miarriztarrentzat». «Avec» et «Pour», nous sommes au cœur même de l'idéologie de la démocratie participative et citoyenne.
Nous vous avions déjà entretenus - lors d'un post du 10 octobre 2025 - sur cette démarche qui s'appuie sur «Actions Communes» qui est «le réseau des communes et collectifs participatifs» et qui a permis l'élection de 66 listes participatives en 2020.
«Une liste de Biarrots, pas de partis» : bien que les membres composant ce groupe se présentent comme n'étant pas «porteurs d'étiquettes partisanes», on peut relever, à partir des thématiques présentées comme leurs priorités, qu'il s'agit bien d'une liste portant des valeurs plutôt à gauche, plutôt écologistes et plutôt basques.
Et l'on ne peut que s'en réjouir. Car il est souhaitable que l'intégralité des sensibilités se reconnaissent chez une candidate ou un candidat. Ce qui permet d'ouvrir un vrai dialogue, c'est la contradiction des idées qui aboutit parfois à leur superposition, au delà des clivages.
Bien qu'un débat partisan soit absurde à l'échelle d'une municipalité de 25.000 habitants, il serait tout autant absurde d'envisager que l'électeur soit une page blanche, sans priorité, sans idéal, sans tendance.
Le 10 janvier dernier, une nouvelle façon d'envisager l'action municipale s'est concrétisée par une journée de travail, de débats et d'échanges à laquelle tous les Biarrots étaient conviés. Et ils sont venus ! Plus de 150 personnes qui ont contribué, de manière collégiale, à l'élaboration de ce qu'il conviendra d'appeler le programme : de ces riches et multiples débats ont émergé la transition écologique, la solidarité, la diversité, l'inclusion et la transmission entre les générations.
Avec Ana Ezcurra, neuf autres noms ont été déjà désignés par le collectif : Eric Bonnamy, Terexa Michelena, Selim Youssry, Thérèse Contraires-Le Toquin, Noël Touya-Susperregui, Volcy Boilevin, Nicolas Dussere, Aude Chabrier, Beñat Jaureguy.
Des Basques, des Biarrots, des néo-Biarrots : une diversité de parcours et de générations qui ne font qu'un pour mener la bataille des Municipales.
Dans un livret de huit pages, Biarritz Berri démarre fort en expliquant être «né d'une indignation envers :
-les décisions imposées d'en haut
-les privilèges et l'opacité
-l'impossibilité pour les Biarrots de se loger
-l'absence de vision sur les sujets environnementaux
-l'effacement de la langue et de la culture basques
-la place laissée à l'extrême droite.».
On voit bien que Ana Ezcurra et Biarritz Berri se placent en totale opposition de ces six années passées.
Ils prennent des engagements d'être «une équipe municipale éthique et exemplaire qui :
-rend des comptes pour chaque euro dépensé
-valorises ses agents
-respecte l'opposition
-lutte contre la spéculation
-protège les lanceurs d'alerte».
Encore une méthodologie à l'encontre du système Arosteguy où une coterie arbitre, exclue, enfreint, méprise, intimide, diffame, calomnie.
Une autre façon de servir la démocratie et les valeurs républicaines.
De ces six volets ouverts par ce collectif citoyen, il serait difficile de déployer ici toutes les intentions mais quelques pistes ont particulièrement touché notre sensibilité : des conseils de quartiers transformés en Biltzar avec un pouvoir décisionnel, 100% des logements dédiés à la résidence principale ou loyers accessibles, un plan de végétalisation massive, une vraie prise en compte des handicapés, la création d'un Pass Sport multidisciplinaire, la culture au cœur de la politique municipale, le retour des grandes expositions et de la coopération inter-musées, un plan Euskara piloté par un élu bascophone. Cette liste n'est pas exhaustive.
Si vous souhaitez en savoir plus, Biarritz Berri inaugure son local de campagne le samedi 31 janvier à 11 heures au 42 avenue Kennedy : c'est l'occasion de parler pour comparer, de comparer pour mieux choisir.
