JOURNAL SUD-OUEST : LE «CORBEAU» N'EST PAS LÀ OÙ L'ON CROIT - QUAND UN ANONYME FUSTIGE L'ANONYMAT

«Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?»

À lire le journal Sud-Ouest, une nuée noire s'abat sur nos douces chaumières biarrotes.

Nous le savons tous, le Sud-Ouest a lentement mais avec constance perdu en crédibilité et sérieux : il suffit de lire son éditorial, des sujets traités de Biarritz à Téhéran, jusqu'aux comptes-rendus même des matchs de rugby, pour prendre tristement la mesure de cet inexorable glissement.

Idéologisme, parti-prisme, confusion entre information et opinion, sensationnalisme déplacé, articles au contenu opposé à celui vendu en titre, photos géantes pour limiter le travail journalistique, et même, parfois, des textes au raisonnement incompréhensible. Voilà à quoi doivent se soumettre les habitants qui éprouvent un devoir de s'informer sur leur contrée, sans autre choix de support de presse local.

Ce monopole de ceux censés diffuser de l'information mais qui se placent plutôt en militants, pose un problème. Car du choix naît la concurrence, de la concurrence naît l'envie de «faire mieux». Sans une diversité de supports, les locaux se retrouvent piégés et contraints à n'entendre qu'un son de cloche, qui engendre immanquablement une propagande sans contradiction.


Il est donc intéressant de lire que le grand quotidien régional Sud-Ouest - voyant probablement en Sauvegarder Biarritz un concurrent gratuit et bien trop véridique à son goût - se permet de ranger notre support, libre et indépendant de toute subvention ou publicité, dans la catégorie «corbeau».

Et - comble de l'absurde ou de la bêtise - l'auteur de cette bafouille le fait dans un article qui n'est signé de... personne ! Nous avons cherché, vainement.

Remarquable, tout de même. Être accusé d'être un corbeau par le Sud-Ouest, alors que celui-ci se cache pour insulter autrui. Cette presse-là est décidément tombée bien bas.

Il est vrai que la rubrique du samedi, «Le Brouillarta», est devenue une sorte de fourre-tout qui relève davantage du ragotage de concierge qu'à un travail de journaliste.

Ce que cet anonymographe semble vouloir ignorer dans la rédaction de ce court texte qui a pour but d'attaquer Sauvegarder Biarritz, c'est que le corbeau est un oiseau réputé courageux et fidèle, autant que porteur d'une grande longévité. Il est aussi certes petit, mais intelligent.

Cela nous ferait presque admettre d'appartenir à la famille de ce volatile.

Comme il semble que le ou la rédactrice de ce billet n'ait pas une fine connaissance des définitions françaises, voici un petit cours de rattrapage : le «corbeau» informe mais de manière malveillante, sans fondement, et est souvent calomniateur voire même menaçant.

Le lanceur d'alerte, lui, informe - grâce à des éléments factuels qui ne sont pas réfutables - sur des sujets qui trahissent la loi ou l'éthique et nuisent à l'intérêt général.

On comprend tout de suite mieux la classification qui convient davantage pour nous désigner.

Quant aux multiples supports que sont «Le Sel de Biarritz», «Biarritz Municipales» et enfin «Biarritz sous vigilance», il va de soi que l'on ne saurait, non plus, les désigner en «corbeaux», puisque les personnes de Maider Arosteguy et de son compagnon George-Philip Chartier sont parfaitement identifiés en tant qu'instigateurs connus de ces pamphlets dont la rédaction est réalisée par l'intelligence artificielle pour le dernier-né de ces comptes Facebook.

Mais ce sur quoi devrait se pencher le Sud-Ouest, c'est pourquoi Sauvegarder Biarritz a dû voir le jour. Pourquoi les Biarrots contactent-ils notre support et non pas la presse locale ? Ahhhh, voilà la vraie question qui mérite débat !

Pourquoi le Sud-Ouest n'a-t-il pas révélé dans ses colonnes ce que la ville entière sait : que l'Hôtel du Palais a perdu son label «Palace» l'hiver dernier, et que cela a été soigneusement tu par la candidate aux Municipales Arosteguy ?

Pourquoi le Sud-Ouest ne s'intéresse-t-il pas à la subvention attribuée par la Ville de Biarritz au festival Nouvelles Vagues, au-delà du chiffre des 1.305.000 € officiellement connu par les Biarrots et les élus ?

Pourquoi le Sud-Ouest ne donne-t-il pas la parole à ces sous-habitants qui n'ont pas accès aux navettes gratuites, bien qu'étant eux aussi contribuables ?

Pourquoi le Sud-Ouest ne se penche-t-il pas sur la prolifération - subie par des Biarrots jusque dans leur habitation - de cafards, de rats et de l'insalubrité en notre cité balnéaire que l'on nous dit huppée ?

Pourquoi le Sud-Ouest ne mène-t-il pas une enquête sur le personnel communal qui, à tous les échelons et dans tous les services, saurait expliquer les dysfonctionnements, les humiliations, les arrêts maladie dus à une hiérarchie défaillante ou harcelante ?

Pourquoi le Sud-Ouest ne s'est-il pas étonné que des biens d'exception soient vendus - à vil prix ! - sur la seule volonté d'une maire irresponsable ?

Pourquoi le Sud-Ouest n'a-t-il pas traité d'un dossier comparatif sur l'aménagement urbain biarrot et celui des villes voisines ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Patrick Poivre d'Arvor ne s'y trompe pas quand il dit que «Le but du journalisme n'est ni de déplaire ni de complaire. C'est de remuer la plume dans la plaie.».

«ni de déplaire ni de complaire» : à méditer.

Il semblerait plutôt qu'aujourd'hui le Sud-Ouest en veuille à Sauvegarder Biarritz de ne pas avoir permis la réélection de madame Arosteguy, perdant ainsi une (bonne) cliente. Car celle-ci savait entretenir un savant lien avec cette Presse en payant pour la Ville de Biarritz de généreux encarts publicitaires.

Il aurait d'ailleurs été plus sincère qu'au cours du mandat précédent le Sud-Ouest assortisse le bas de ses très nombreux articles en faveur de la Majorité Arosteguy de la mention «publi-rédactionnel», qui est le terme qui convient.

Il en est pourtant d'autres à Biarritz qui, au travers de publicités en Une, ont fait vivre la rédaction de Sud-Ouest pendant de très nombreuses années : ceux-ci ne bénéficient pas aujourd'hui de la reconnaissance du ventre. Des raisons obscures, ou inavouables sans doute, expliquent ce comportement.

C'est à se demander si on peut encore prendre au sérieux le journal Sud-Ouest qui assimile le support ordurier «Biarritz Municipales» à Sauvegarder Biarritz ?

Faut-il rappeler que ses auteurs se sont permis d'inventer de toutes pièces des récits fantasmés sur la vie privée de respectables Biarrots, telle que Isabelle Auzemery - aujourd'hui élue dans la Majorité Blanco ?

Faut-il rappeler qu'ils ont traité de «trois mémés que personne ne veut revoir» trois femmes biarrotes au parcours politique et associatif irréprochable ?

Faut-il rappeler qu'ils ont diffamé le président du département Jean-Jacques Lasserre, Sophie Borotra, Jean-Baptiste Dussaussois Larralde, Patrick Destizon, Geneviève Fontaine et d'autres encore ?

Faut-il préciser que «Biarritz sous vigilance» entame son «combat» en s'attaquant, non pas à ses opposants politiques qui leur ont ravi la Mairie, mais aux lanceurs d'alertes que nous avons été - et que nous serons encore ! -, ça ne surprend pas Sud-Ouest ?

Alors, corbeau Sud-Ouest, «honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus» ?

On verra.

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