LA RECONNAISSANCE EST LA MÉMOIRE DU CŒUR

Fallait-il que Hans Christian Andersen ait une âme de poète pour exprimer avec sensibilité ce sentiment !

Alors que déjà trois semaines se sont écoulées depuis les élections municipales, Sauvegarder Biarritz continue à recevoir, de manière régulière, des remerciements de Biarrots, conscients de notre rôle déterminant dans l'éjection de la maire Arosteguy et donc dans l'arrivée de Serge Blanco au fauteuil de maire.

Chacune et chacun de ces Biarrots rendent hommage au travail documenté que nous avons fourni plus de deux ans durant. Qu'ils soient à notre tour remerciés pour leur confiance et leur assiduité à nous lire.

Mais cette reconnaissance de Biarrots, d'anonymes de la société civile envers Sauvegarder Biarritz, semble ne pas atteindre certaines hautes sphères. Tiens, comme c'est curieux. Mais pourquoi donc ?

Dire «MERCI !», est-ce vraiment concéder une dette morale envers l'autre, ou ne serait-ce pas plutôt faire montre d'honnêteté voire d'humilité ?

Serait-ce si gênant d'avouer aux yeux de tous que la victoire n'est pas le seul fait des personnes présentes sur une liste ?

Déclamer publiquement et officiellement - en tant qu'élu -, le rôle influent d'un organe tel que le nôtre n'aurait pourtant rien d'avilissant.

Cette omission volontaire trouve-t-elle son explication par la volonté de ne pas froisser son propre ego, ou préserver sa propre image de toute dépendance extérieure afin que la victoire ne soit pas à partager ?

Sont-ce quelques conseillers de l'ombre qui verraient d'un mauvais œil de n'avoir, en réalité, pas été la cheville ouvrière dominante ayant permis de gravir les marches du palais ?

Il est donc intéressant, et même amusant, d'observer comment la contribution de Sauvegarder Biarritz est mise sous l'éteignoir - non pas par la population dont la bienveillance n'est plus à prouver - mais par ceux qui, il y a un mois à peine, étaient encore habités par le doute.

À étudier la question, il existe deux types de reconnaissance : celle qui s'exprime discrètement, en privé, à l'abri des regards et des oreilles, et celle qui s'exprime solennellement, ostensiblement. Tout est question de choix.

Cicéron disait que «La gratitude est non seulement la plus grande des vertus, mais la mère de toutes les autres.». Une vertu qui permet de se construire une bonne réputation, ce n'est pas négligeable quand on barbote dans le milieu politique.

Qu'en est-il donc de la perception de l'action décisive de Sauvegarder Biarritz parmi les candidats des listes en lice pour la mairie ?

-Ont-ils conscience que notre veille critique a permis le changement ?

Au fond d'eux-mêmes, probablement. Et bien davantage qu'une campagne menée par leurs soins de manière très courte et souvent bien discrète - pour ne pas dire invisible - sur le terrain.

-Comprennent-ils l'importance d'avoir préparé les esprits, petit à petit, à connaître les dossiers municipaux ?

Il n'est pas interdit de l'imaginer quand eux-mêmes nous disent, grâce à Sauvegarder Biarritz, s'être instruits d'affaires dont ils ne savaient rien.

-Les thématiques que nous avons ouvertes sur plus de 24 mois ont-elles servi à l’élaboration des programmes et à la structuration des idées ?

Sans doute. Et plusieurs colistiers l'ont, candidement, confessé. La lecture des programmes l'a d'ailleurs confirmé.

-La communication effrénée instaurée lors de son mandat par madame Arosteguy et son équipe permettait-elle d'assurer - sans l'existence de Sauvegarder Biarritz - une égalité entre Majorité et Opposition et, enfin, entre tous les candidats ?

Évidemment que non, et il suffit de regarder autour de soi pour constater que les accusateurs publics de la gouvernance Arosteguy se comptaient sur les doigts d'une main dépourvue de l'auriculaire, de l'annulaire et du majeur.

-Les électeurs auraient-ils - sans avoir à disposition des supports de presse libres et informatifs - confié leurs bulletins de vote à d'autres listes que celle conduite par Maider Arosteguy ?

Pour certains d'entre eux, bien évidemment. Et heureusement ! Mais quand un candidat parvient à se placer au premier tour avec seulement douze voix d'avance sur un maire sortant... on comprend à quel point un travail intense était à assurer... ce que nous fîmes assidûment.

Et ce contrepoids instructif nous l'avons maintenu malgré de nombreuses et basses attaques du camp sortant, en particulier de madame Arosteguy et de son compagnon George-Philip Chartier : nous n'avons ni fléchi, ni cédé aux intimidations destinées à nous museler.

Quand on poursuit une juste mission - et c'est le cas de Sauvegarder Biarritz - rien ne peut faire que notre liberté d'expression soit compromise par des pressions, d'où qu'elles viennent.

Mais ces deux-là avaient tout de même bien compris que notre action auprès de la population avait pris une telle ampleur d'efficacité que leur victoire, qu'ils croyaient d'abord certaine, s'éloignait chaque jour résolument. Le nombre de nos lecteurs n'a en effet cessé de croître au fil des mois, tant sur Facebook que sur Instagram, atteignant souvent des chiffres deux à trois fois supérieurs à la population biarrote.

La férocité à nous combattre de ce duo diabolique aura été la preuve de notre puissance de frappe et les résultats, au soir du 22 mars, sont une ultime démonstration que nos efforts soutenus ces deux années passées ont porté leurs fruits.

C'est que l'on en a vu, lu et entendu des vertes et des pas mûres pendant des mois et des mois !

Un petit nombre de Biarrots et de Biarrotes ont encaissé les coups bas d'un certain compte Facebook détenu par un tandem maléfique dont plus personne ne doute de l'identité et qui a déversé à volonté son fiel et sa fiente.

En passant, espérons que le Parquet et les Tribunaux saisis par les victimes prendront leurs responsabilités pour sanctionner de tels agissements émanant de personnalités dont on ne pourrait imaginer qu'elles puissent être les auteurs de telles obscénités.

Depuis lors, certains élus, au cours du premier conseil municipal, se sont plu à louer le bilan (!) et l'action (!) de madame Arosteguy, et même à lui claquer la bise... faisant ainsi fi des forfaits malfaisants dont elle fut la complice.

Beaucoup de Biarrots nous ont d'ailleurs confié que ces excès d'amour étaient particulièrement incongrus, pour ne pas dire déplacés. Civil et poli, oui. Mais mentir sur le droit d'inventaire de la maire sortante... point trop n'en faut quand même - car, en la circonstance, complimenter c'est travestir le réel.

Pendant ce temps, certains jouent des coudes pour obtenir telle délégation, telle présidence ou tel poste. Cela prêterait presque à rire, tant la démarche des uns peut être différente de celle des autres.

Se battre pour sa ville ou se battre pour sa pomme ? Décidément, ces opportunistes-là sont de tous les camps, sans exception. Chez ceux-là, la reconnaissance est aussi absente que l'est le sens du ridicule.

S'engager pour l'éthique, la transparence et une gouvernance respectueuse, est une mission exigeante. Sans pour autant escompter, en compensation, un emploi ou une fonction, a contrario d'autres qui attendent un rapide retour sur investissement, en pièces sonnantes et trébuchantes : voilà ce qui guide Sauvegarder Biarritz.

Cette exigence que nous nous sommes imposée, d'agir pour Biarritz en permettant la prise de conscience collective, en faisant un travail de fond, sans mandat, sans moyens, sans esprit partisan, sans autre moteur que l'intérêt public : voilà ce qui nous définit et qui restera. Reconnaissance ou pas. Alors, merci qui ?

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