BIARRITZ : DÉJÀ DU TRAVAIL ACCOMPLI PAR LA MAJORITÉ DE SERGE BLANCO

Avant le conseil municipal qui se déroulera après-demain mercredi, à 18 heures, il paraît tout de même juste de poser un regard sur deux points essentiels concernant celui qui s'est tenu le 16 avril dernier : le budget 2026 et l'abrogation de la délibération du 7 juillet 2025 qui actait le déclassement des terrains d'Aguilera.

Une politique municipale - à propos de la vie locale, on pourrait plutôt parler d'action municipale - se mène d'abord par des paroles, parfois par des écrits.

La crédibilité - terme parfois difficile à associer à l'univers politique - se mesure à la capacité et à la volonté de rendre pratique ces paroles, ces écrits.

Des messages forts ont été envoyés à la population, donnant ainsi une résonance au constat posé par bon nombre de candidats lors de la campagne municipale et bien avant eux par l'ensemble des Biarrots.

Philippe Nalpas, dorénavant adjoint délégué à «l'administration, aux finances, à la réglementation», connaît bien la Mairie de Biarritz puisqu'en 2008 - à l'âge de 29 ans - il est déjà élu sur la liste de Didier Borotra et occupe des fonctions de conseiller municipal.

Ce 16 avril 2026, il entame son mandat avec la lourde tâche de porter à la connaissance, à la fois des élus et de la population, le rapport des orientations budgétaires - ce qui est un moment majeur du mandat puisqu'il détermine le cap que s'est fixé la Majorité.

Mais, tout d'abord, Philippe Nalpas a souhaité faire connaître ses impressions, suite à la politique de la chaise vide pratiquée par sept élus figurant dans l'Opposition, lesquels, rappelons-le, ont choisi de quitter le conseil municipal : «Je regrette le départ d'une partie de l'Opposition qui, du coup, ne participera pas à ce débat qui me semble pourtant fondamental et dont je pense que les Biarrots s'intéressent beaucoup plus d'ailleurs que la répartition des postes dans des conseils d'administration. Je remercie Ana Ezcurra et son groupe d'être restés au conseil.».

Une ville sans associations est une ville sans vie. Alors celles-ci doivent être épaulées par la municipalité, autant que possible, pour pouvoir s'assurer l'intérêt de leurs membres et la fidélité de leurs bénévoles.

Philippe Nalpas a donc informé l'assemblée en clamant - «C'était un engagement fort et donc nous le tenons» - que le monde associatif biarrot se verrait attribué une enveloppe enrichie de 200.000€ par rapport au prévisionnel de la Majorité précédente. Presque 10% de plus qu'auparavant !

Voilà un joli signal envoyé aux très nombreuses associations et à leurs actifs qui font un travail remarquable pour animer, accompagner et aider leurs adeptes.

Mais Philippe Nalpas prévient : «Il n'y a pas d'augmentation des dépenses. J'insiste d'ailleurs là-dessus, c'est-à-dire que l'augmentation des subventions aux associations n'augmente pas la totalité des dépenses par rapport à 2025. On a été piocher ailleurs dans les charges de fonctionnement pour ne pas avoir à augmenter les dépenses et donc diminuer du coup notre capacité d'autofinancement.».

L'adjoint aux Finances a ensuite embranché sur le stationnement, ou plus précisément sur sa tarification qui fait dresser les cheveux sur la tête des Biarrots s'ils ont le malheur de vouloir poser leur véhicule dans l'espace public.

Il justifie cette rapidité par les échos rencontrés sur le terrain : «C'est quelque chose aussi qui, voilà, a été pendant cette campagne quelque chose de prégnant puisque beaucoup de Biarrots se sont plaints de cette politique de stationnement très coûteuse et donc nous avons décidé de proposer une révision de cette politique de stationnement qui rentrera en œuvre dans les mois à venir (...)».

Changement majeur en vue : la Majorité a d'ores et déjà envisagé, dans son prévisionnel, 200.000€ de recettes en moins qui tient donc compte que les prix à l'horodateur vont aller décroissant.

Parole du maire Serge Blanco, qui avertit que d'autres changements sont à venir : «Bien sûr c'est un budget revisité. C'est un budget qui va nous permettre de finir l'année et de pouvoir lancer certains projets. Et il va de soi que ce budget sera revu dans les mois à venir pour que l'on puisse être véritablement performants. Toujours est-il que nous nous accrochons, nous allons faire le maximum par rapport à ce que nous avons dit pendant cette campagne et la valeur même que nous voulons amener c'est une valeur travail, une valeur échange, contrairement à ce que peuvent penser certaines personnes qui nous ont quittés... Il y a de la place pour tout le monde pour travailler et c'est ce que je souhaite et c'est ce que nous ferons.».

Biarritz a pris beaucoup de retard. C'est un constat sur lequel de très nombreux Biarrots s'accordent, d'autant plus quand ils se mettent à mirer du côté de nos voisins angloys et bayonnais.

Monsieur Blanco semble vouloir rapidement y remédier en ayant une politique volontariste : «Toujours est-il que ce budget va nous permettre de lancer cette vision de développement qui va permettre à Biarritz, on l'espère, de retrouver des couleurs et de se resituer au niveau bien sûr de l'agglo et de notre région, parce que je crois que Biarritz a pour obligation d'avoir une image qui permette à tout le monde de venir et en respectant tout ce que l'on a envie de mettre en place, que ce soit pour les piétons, que ce soit pour les cyclistes, que ce soit pour les automobilistes».

Au sujet du plateau Aguilera, Philippe Nalpas s'exprime avec limpidité : «Comme vous le savez, notre projet Aguilera n'est pas celui de l'ancienne municipalité.».

Pour autant, la nouvelle majorité est condamnée à poursuivre certains travaux déjà entrepris par ses prédécesseurs. Nous avions déjà pu expliquer qu'il était regrettable de rénover un bâtiment tel que l'USB, alors que sa reconstruction - toujours à Aguilera - aurait coûté bien moins cher aux contribuables Biarrots.

L'élue d'opposition et chef de file de Biarritz Berri/Nouvelle Vague Ana Ezcurra donne son avis  : «Les premières orientations que nous avons dans ce rapport-là, en tous cas moi j'y souscris. Ils sont aussi globalement en adéquation avec ce que nous avions proposé dans le cadre de notre campagne - je ne vais pas tous les citer - mais au niveau de la baisse du stationnement, au niveau des augmentations évidemment des subventions aux associations... Bon, une légère augmentation au CCAS, mais peut-être que ce sera revu un peu plus tard, en tous cas c'est déjà un bon point et j'en passe. L'abandon évident est aussi, c'est à souligner, du projet Aguilera ! Donc, je tiens à le dire et je vous en félicite et je nous en félicite tous, parce que c'est quelque chose qui était très attendu de la part des Biarrotes et des Biarrots, donc je suis globalement en tous cas d'accord sur tous ces points-là (...).».

Il sera bien évidemment impossible que Majorité et Opposition soient sur la même longueur d'onde sur tous les sujets mais, tout de même, que madame Ezcurra appose son sceau d'approbation sur le budget... ce n'est pas rien.

Il est à noter que le budget sera d'ailleurs voté à l'unanimité par les élus présents.

Au sujet d'Aguilera : l'avenir de Biarritz ne se joue pas que sur cette plaine. Cela va de soi.

Mais sa transformation voulue par la Majorité précédente aura cristallisé et crispé nombre d'habitants. Détourner de son usage historique ce plateau sportif pour y planter des immeubles, tout comme dessaisir la Ville de biens aussi stratégiques que la Villa Fal et l'Auberge de Jeunesse, ce n'est pas supportable pour les Biarrots qui aiment leur ville. Question de principe.

La délibération n°20 du 16 avril 2026 aura mis un terme à ce projet fou de bétonnage d'Aguilera ! Les Biarrots sont passés près du massacre annoncé, mais les urnes leur ont permis d'y mettre un arrêt définitif.

Le maire Serge Blanco le dit clairement : «Le site Aguilera constitue un espace unique au sein de la commune de Biarritz qui permet la pratique d'activités sportives ouvertes à tous. Le stationnement présent sur site doit donc prendre compte, non seulement des activités sportives proposées, mais également les affluences ponctuelles nécessaires en cas d'événements au stade Aguilera et enfin garantir les besoins de stationnement et d'accessibilité à la clinique Aguilera et au nouveau pôle de santé contiguë. Il convient également d'évoquer la Convention d'occupation du domaine public liant la Commune et le Biarritz Olympique Pays Basque, qui prévoit la mise à disposition de l'intégralité du parc de stationnement tel qu'il existait.».

En pratique, cette délibération rend du stationnement aux usagers du plateau sportif, aux soignants et autre personnel, patients et visiteurs de la polyclinique, ainsi qu'aux clients des restaurants.

Elle retire aussi toute possibilité au promoteur Robert Alday/Aldim d'«obtenir une autorisation d’urbanisme sur les parcelles appartenant à la Commune de Biarritz».

Unité retrouvée, cette délibération a été adoptée à l'unanimité et suivie d'applaudissements par tous ceux qui siègent dans le conseil municipal.

Maintenant, faisons que le nouveau projet voie le jour !

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