VILLA SION : DEUXIÈME VENTE-DILAPIDATION DU MANDAT AROSTEGUY

Ils ne manquent pas de toupet à la Mairie de Biarritz ! Ils vendent deux biens immobiliers d'exception, tant par leur emplacement que leur volume - des locaux en centre-ville derrière la Poste et l'Auberge de Jeunesse - et continuent, histoire de faire croire qu'il y a de l'action municipale, à faire leur com' sur ces lieux qui ne leur appartiennent plus !

C'est aussi le cas concernant la belle Villa Fal - vendue par madame Arosteguy et sa majorité municipale pour une poignée de cacahuètes à une société qui propose des bureaux à la location, et la belle Villa Sion qui a ouvert ce cycle infernal de dilapidation du patrimoine commun biarrot.

Concentrons-nous aujourd'hui sur cette dernière - la Villa Sion - qui a été bradée par madame Arosteguy en 2020 à une société de cosmétiques qui pratique, en parallèle, la location de bureaux.

1.700.000€ fut le prix de vente de cette bâtisse de caractère située au Quartier d'Espagne, à Biarritz : à ce prix-là, nous connaissons beaucoup de personnes qui signeraient tout de go chez le notaire, sans même visiter.

En 2019, la moyenne du prix du mètre carré à Biarritz étant de 6.050€, nous avons opéré un petit calcul : 6.050€ le m2 X 400m2 = 2.420.000€. Déjà une anomalie !

Mais il est évident que cette moyenne ne saurait s'appliquer sur un bien d'une telle exception et qu'un prix bien supérieur à la moyenne est donc à pratiquer.

La fourchette haute étant - toujours en 2019 - de 9.647€, reprenons nos calculs : 9.647€ le m2 X 400m2 = 3.858.800€.

Donc fourchette moyenne à 2.420.000€ et fourchette haute à 3.858.800€.

Et madame Arosteguy a vendu 1.700.000€ la Villa Sion à une société de cosmétiques. Alors que lorsqu'elle était dans l'opposition quelques mois plus tôt, elle prônait sa conservation dans le patrimoine municipal. D'accord, d'accord...

Alors entendons-nous bien, la cession de cette villa avait été engagée lors du précédent mandat ; mais la délibération qui a permis d'entériner sa vente a bien été réalisée sous le mandat Arosteguy. Et si madame Arosteguy n'avait pas admis la possibilité de concéder - nous le verrons plus loin - des places de stationnement dans le parc... et bien la vente n'aurait tout bonnement pas été possible !Qu'on se le dise.

Pour faire un peu d'histoire, cette villa et sa parcelle de 8.000m2 ont été cédées en 1975 pour le franc symbolique à la Ville de Biarritz, à la condition contractuelle que ce parc demeure public pour les Biarrots.

Mais en vendant la Villa Sion, le grand écart s'opère : comment respecter cet accord et le PLU en vigueur ?

Qu'à cela ne tienne ! Pour être en conformité avec le PLU et ses obligations réglementaires au sujet du stationnement, lors du conseil municipal du 18 novembre 2020 madame Arosteguy acte, en faveur des acheteurs de la Villa Sion, une convention de concession d'une durée de 15 ans formalisant l'octroi de 15 places de stationnement.

Gratuitement ! Là, cher Biarrot, vous allez vous mettre à rêver : vous qui payez si chèrement le stationnement à Biarritz et/ou cherchez à acheter un emplacement en ville, savez ce que peut coûter quinze places de stationnement. Mais madame Arosteguy, elle, les offre.

Un parking de 19 places qui devrait être mises à disposition du quartier, et la maire en donne 15, elle est pas belle la vie ?

Donc on reprend : une demeure lâchée pour des clous + un parking gratos et en bonus... l'entretien municipal et gratuit du parc ! Et en plus les heureux propriétaires de la Villa Sion ne payent pas d'impôts fonciers sur ce terrain car il ne leur appartient pas. Tout bénef' ! On nous prendrait pas un peu pour des billes côté mairie ?

Après ces cadeaux royaux, on peut très bien comprendre les titres qui suivent.

Dans le Biarritz Magazine de juillet-août 2025, les rédacteurs ne manquent pas de sens de l'humour et titrent «Un jardin à la française» et poursuivent par «Un petit air de Versailles à Biarritz» pour faire valoir les nouvelles plantations municipales. Il ne suffit pas de s'en croire pour l'être. Nous joignons à ce post quelques photos de ce qu'est réellement «un jardin à la française» pour que vous puissiez établir le comparatif. Fallait oser invoquer Versailles, non ?

Mais cher lecteur, on vous sent perdu... Oui, la bâtisse a été vendue à un privé, mais le jardin et le parking restent sous propriété municipale. Cocasse, n'est-ce pas ?

Only in Biarritz... Là on sent que l'on va encore faire rêver tous ceux qui s'échinent à entretenir leurs jardins attenants à leurs maisons. C'est fabuleux quand même : vous achetez à vil prix une Villa de prestige à une municipalité et celle-ci vient tondre, tailler et planter chez vous ! Oui, oui, vous avez bien compris.

Quand on songe à tout ce que la Ville aurait pu faire de la Villa Sion si elle était restée dans le patrimoine communal : espace d'exposition d'art en duo avec la tout proche Villa Natacha, accueil des associations, maison de L'Âge d'Or, logement d'urgence, résidence d'artiste, lieu pédagogique, Maison des Jeunes, bâtiment communal multifonctionnel, pôle petite enfance. Les options étaient infinies. Quel gâchis.

L'affaire est donc bonne, mais ni pour la Ville, ni pour les Biarrots.

C'est ça le mandat Arosteguy.

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