LE MINABLE DÉLABREMENT DU JARDIN PUBLIC

Il y aura eu tellement de ratés autour de ce mandat que quand on se met, à quelques jours du scrutin, à se les remémorer... on y passe la journée.

L'incompétence cumulée des élus qui sont aux manettes depuis 2020 laisse pantois. Leur indolence et inaction aussi. Ils resteront dans les annales municipales de tout ce qu'il peut y avoir de pire dans la médiocrité.

Le Jardin Public est l'exemple criard de ce que ce mandat aura symbolisé : l'abandon.

Dans cette toundra se trouve un kiosque, quelques allées, quelques bancs par-ci par-là, une vilaine aire de jeux en partie supérieure et un parc à vélos fermé.

Certes, notre Jardin Public n'est ni le Parc Borély, ni le Jardin des Tuileries. Mais c'est un petit trésor vert, au cœur d'un centre de pierre et de béton, et nous y tenons.

Ce modeste espace qui occupe une place de choix en centre-ville devrait procurer un sentiment de bien-être quand on y pénètre. Nous devrions y voir des oiseaux voler, des enfants s'égayer, des grands-mères y papoter. Des notes de musique devraient s'échapper du kiosque installé à cet effet.

Mais il n'y a rien de tout cela. Au lieu de la gaieté, une chape de plomb s'y est posée. Et on le comprend. Car quel oiseau, quel enfant, quelle personne voudrait passer du temps dans cette morne plaine ?

Commençons par les sols : leur irrégularité le rend impraticable par mauvais temps à ceux qui ont autre chose aux pieds que des bottes. Des trous, des crevasses, des zones caillouteuses où apparaissent, par endroit, un vieux goudron.

À la nuit tombée, il est peu recommandé de le fouler car le peu de lumière qui s'y répand ne permet pas de savoir où l'on met ses pieds, ce qui rend la traversée périlleuse.

A-t-on vu la Majorité Arosteguy réparer les sols ? NON.

Vient le tour des arbres : de magnifiques sujets occupaient l'espace et permettaient d'en attribuer l'appellation de Jardin. Aujourd'hui, face à la disparition de certains d'entre eux, les Biarrots se retrouvent avec une étendue que l'on pourrait qualifier de déplumée, sans cohérence, mais pire encore... sans verdure.

Il est incompréhensible qu'aucune plantation d'arbres indigènes n'ait eu lieu. Il est indigne que des fleurs ne soient semées sur ces parterres.

A-t-on vu la Majorité Arosteguy avoir une politique de verdissement ? NON.

Arrivons-en à ces curieux palmiers plantés en file indienne face à la Gare du Midi.

Sur un plan esthétique, ils sont inadéquats par rapport aux essences végétales déjà présentes au Jardin.

Quant à leur épanouissement, leur importation de régions tropicales est une indication sur leur capacité d'adaptation au terrain aquitain.

Mais en plantant à la va-vite ces malheureux palmiers quelques heures avant une édition du Festival Nouvelle Vague, la volonté de madame Arosteguy était de se hisser au niveau du paysage de Cannes, ville internationale du cinéma. Oui, c'est pathétique. Mais qu'est-ce que l'on ne ferait pas pour assouvir ses rêves de midinette...

Enfin parlons des platanes qui matérialisent naturellement le rectangle : coincés entre Jardin et stationnement, l'on ne peut véritablement profiter de leur magnifique présence. Là aussi, il est grand temps de repenser le stationnement de surface en cette zone verte. Pourquoi ne pas agrandir le Jardin en retirant les voitures de ce paysage ?

A-t-on vu la Majorité Arosteguy mettre en valeur ces beaux platanes ? NON.

Une revégétalisation complète du Jardin Public est urgemment à planifier dans l'année qui suit.

On ne peut sérieusement persister à délaisser ce grand poumon vert.

A-t-on vu la Majorité Arosteguy s'y atteler durant ce mandat ? NON.

Une incroyable anomalie en bordure de ce Jardin, c'est aussi l'espace réservé aux bacs de collecte des déchets. Invraisemblablement installé au ras de la route de l'étroite rue Ernest Fourneau, il est un danger certain de procéder au tri des papiers, des bouteilles et autres détritus pour les insérer dans les bacs correspondants.

Pour les consciencieux protecteurs de la planète, le coup de rabot au postérieur est donc un risque permanent.

A-t-on vu la Majorité Arosteguy s'en préoccuper ? NON.

En dernier lieu, osons parler de ce qui manque cruellement en cet endroit : un parking souterrain.

Un temps envisagé, puis délaissé, ce parking aurait pu abriter les nombreux riverains - habitants, commerçants et indépendants - qui sont tout autour et qui n'ont pas de solution de stationnement.

En 2026, on peut envisager de magnifiques entrées et sorties d'un parking avec murs végétalisés de plantes grimpantes ou retombantes, ou encore une canopée d'arbres couvrant le tunnel d'accès.

Des architectes urbains ont, à travers le monde, fait des exploits pour parfaitement intégrer au paysage - dans des espaces contraints - ces servitudes. Il suffit de s'intéresser au sujet.

Au lieu de ça, nous assistons à la foire d'empoigne lorsque des spectacles sont programmés en Gare du Midi ou durant les vacances scolaires, avec des automobilistes mués en hamsters qui font des tours et des tours, dans le petit espoir de trouver un emplacement. Alors, on ne peut évidemment supprimer du stationnement de surface sans concomitamment le compenser par du stationnement en souterrain. Le contraire serait faire preuve d'irresponsabilité ou d'idéologie.

A-t-on vu la Majorité Arosteguy ouvrir cette réflexion ? NON.

Rien ne va dans cette histoire du Jardin Public.

Nous tous, Biarrots, l'avons constaté.

Mais la maire sortante choisit justement la fin de son mandat pour commodément s'en apercevoir, avec l'effronterie d'inscrire à son programme de «Revégétaliser et réaménager le jardin public». C'est bien la candidate-qui-ose-tout !

Madame Arosteguy use de ruse hypnotique pour tenter d'endormir les électeurs, mais elle oublie un point essentiel : les mensonges d'hier éclairent les mensonges d'aujourd'hui.

It's time for a change !


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