INSÉCURITÉ ET INTRANQUILLITÉ PUBLIQUE À BIARRITZ : LES POSTURES, LES MENSONGES ET LES FAITS

L'insécurité c'est LE sujet prioritaire qui intéresse les Français à ces Municipales.

Tous les instituts de sondage arrivent à cette conclusion. Et quand on ouvre son journal ou regarde les informations télévisées, on peut le comprendre. 

On peut le comprendre, car la sécurité c'est un principe fondamental qui permet à nous tous d'être libres. Quand on a peur de sortir en certains points de la ville à certaines heures, quand on a peur de rentrer seul le soir ou quand on hésite à s'absenter de son lieu de vie pendant plusieurs jours de peur d'être cambriolé... et bien on n'est plus tout à fait libre.

L'insécurité a, en France, considérablement augmenté depuis six ans. Que ce soit les cambriolages ou les violences aux personnes, les voyants sont au rouge et tout permet d'affirmer que nous n'en sommes qu'au début.

Il est notable que si jusqu'alors l'insécurité touchait exclusivement les grandes métropoles, la tache d'huile s'est maintenant diffusée jusque dans des petites villes et parfois même en ruralité.

Le Tourisme et ses proies vulnérables permettent à des personnes qui se livrent à des trafics et à des agressions de mettre la main sur de l'argent facile.

Nous, à Biarritz, on cumule : station balnéaire réputée comme étant aisée, frontière proche qui permet de fuir rapidement, Airbnb disponibles en masse, record de France en nombre de bars, forte population fragile... ce cocktail est parfait pour ceux qui auraient de mauvaises intentions, tant à l'égard des biens que sur les personnes.

Si l'avantage de vivre en bord de mer n'est pas à prouver, il faut tout de même constater que notre ville accuse bien plus de délinquance que par un proche passé.

Les cinq candidats - Guillaume Barucq, Serge Blanco, Jean-Baptiste Dussaussois Larralde, Ana Ezcurra, Richard Tardits - faisant face à une maire qui est sur un siège éjectable, ont TOUS identifié ce problème. Tous apportent leurs options pour tenter d'enrayer ce fléau.

Un de ces cinq porteurs de listes - Jean-Baptiste Dussaussois Larralde - a réalisé une vidéo où il s'exprime sur ce sujet de la Sécurité : «À Biarritz, la sécurité n'est pas un slogan, c'est une exigence. Aujourd'hui, trop d'habitants renoncent à sortir le soir, trop de commerçants baissent le rideau par lassitude, trop de nuisances sont tolérées. Cette situation n'est pas une fatalité, c'est le résultat d'un manque de décision. Moi, je fais un choix clair, celui de l'autorité républicaine.».

Et de poursuivre : «Mon programme prévoit une brigade de nuit de police municipale opérationnelle 7 jours sur 7, pas pour surveiller mais pour intervenir, pas pour punir à l'aveugle mais pour faire respecter les règles. La liberté ne peut pas être le prétexte au désordre, la tranquillité n'est pas négociable. Une ville apaisée est une ville où l'autorité est assumée, visible et juste. La sécurité est la première des libertés et je l'assumerai pleinement comme Maire.».

Cette thématique de la sécurité n'appartient à aucun camp, à aucun clan. Nous tous sommes concernés.

À Biarritz, aujourd'hui, nous constatons une nette dégradation.

-Une police municipale aux effectifs bien trop insuffisants pour répondre aux exigences qui lui sont imposées = présence trop rare dans l'espace public.

-Des nuisances sonores (musique, conversations, cris, bagarres) mais aussi des saletés (bouteilles vides, papiers froissés, mégots, vomi, urine) = déclin de la qualité de vie des riverains.

-Du trafic de produits illicites ou la consommation excessive d'alcool sur la voie publique = désagrément, au quotidien, pour les habitants.

-Une vitesse excessive et le non-respect du code de la route par les deux-roues motorisés, les cyclistes et les automobilistes = danger pour tous.

C'est bien d'identifier les problèmes, mais à un certain moment il faut trouver des solutions.

Dans ce domaine aussi, tout est à reprendre en main tant un grand retard a été pris.

Alors, voir une colistière de madame Arosteguy tourner en dérision ce sujet juste pour se donner l'illusion d'exister, faire son petit buzz et alimenter sa frénésie de communication, ce n'est ni responsable, ni sérieux.

Il est des sujets avec lesquels on n'emprunte pas un ton badin. Il y va du respect que l'on doit envers toutes les personnes qui ont été, et qui seront, victimes d'insécurité, à Biarritz comme ailleurs.

Pourtant, cette élémentaire bienséance n'a pas été choisie par celle que nous surnommons l'influenceuse de village.

Au lieu d'un débat digne, les Biarrots ont eu droit, avec force grimaces et simagrées, à une vidéo dont la portée semblait vouloir offrir un contenu comique mais qui n'aboutit qu'à exhiber un spectacle affligeant de médiocrité.

La nano-influenceuse déclame avec présomption : «Apparemment à Biarritz, les habitants auraient peur de sortir le soir. Oui, oui, vous avez bien entendu», avant de montrer un extrait du candidat et de s'écrier «et ça c'est Jean-Baptiste Dussaussois Larralde, candidat aux élections municipales»...

Décidément, la politesse n'est pas son fort : on ne désigne pas une personne en disant «ça c'est...». Le candidat en question n'est ni une chose, ni un machin.

Puis elle poursuit, toujours sur un ton suffisant : «Alors moi, j'ai vérifié, je suis sortie, je suis sortie la nuit. Terrible spectacle. J'ai vu des terrasses pleines, des restaurants bondés, des gens qui rient et des promeneurs sur la plage. Une ambiance mais absolument apocalyptique alors je veux bien qu'on soit candidat aux élections municipales, je veux bien qu'on essaie de se différencier, c'est très bien mais il ne faut pas non plus devenir un scénariste pour une série Netflix parce que décrire Biarritz comme une ville où les gens vivraient terrés chez eux, c'est audacieux. C'est même très très audacieux et même Hollywood n'oserait pas. Alors à ce rythme Jean-Baptiste on va bientôt apprendre que les surfeurs ont peur de l'eau, les touristes ont peur du soleil et les Biarrots ont peur des soirées d'été. Faire peur bien sûr c'est une technique politique très ancienne et ça s'appelle la démagogie.».

S'il y a bien quelqu'un qui fait du cinéma, ce n'est pas monsieur Dussaussois Larralde mais cette nano-influenceuse qui n'influence personne d'autre que son poisson rouge.

Dans cette vidéo pathétique par son contenu et son style, aucun sens de la nuance, aucun sens de la retenue. C'est tout à fait l'exemple d'une communication à effet boomerang.

Jean-Baptiste Dussaussois Larralde lui a répondu «Madame Brisson semble préférer la moquerie et les plaisanteries à la gravité des faits. Pourtant, sur un sujet aussi crucial pour le quotidien des Biarrots, l'autosatisfaction n'est pas une politique, c'est un aveu de déconnexion. L'épreuve de la vérité : les chiffres. On nous dit que "que tout existe déjà" ? Si Biarritz dispose réellement de 101 caméras et d'une présence nocturne 365 jours par an, comment expliquer que notre ville ne soit que la 291ème ville la plus sûre de France sur 366 ?».

Tiens, tiens, «la ville où il fait bon vivre» a du plomb dans l'aile !

Le candidat Dussaussois Larralde ne fait pas de sketch mais parle avec des chiffres concrets : «Communiquer sur les moyens est une chose, faire face aux résultats en est une autre. En un an, la réalité incontestable est là : + 52% de trafic de stupéfiants, + 15.8% de cambriolages (soit un cambriolage tous les deux jours), + 9% de vols violents.».

Il enchaîne en expliquant qu'il faut une «réorganisation des brigades pour reprendre le terrain là où il a été abandonné». Quant à «L'échec de la tranquillité publique : la majorité préfère s'en amuser ? Qu'elle aille expliquer cela aux 93% de Biarrots qui constatent une explosion des incivilités l'été. Qu'elle réponde aux habitants du centre-ville, des Halles ou de la Côte des Basques qui subissent des nuisances sonores insupportables, des rodéos urbains et un sentiment d'insécurité croissant dès la nuit tombée. Mon engagement : l'autorité plutôt que la com.».

Puis Jean-Baptiste Dussaussois Larralde lui assène «Dépenser 12 millions d'euros de plus que la moyenne nationale pour la masse salariale municipale pour obtenir de tels chiffres de délinquance est, au-delà de l'échec sécuritaire, une véritable faute de gestion. Les Biarrots ne veulent plus de paravents ou de classements flatteurs. Ils veulent pouvoir sortir le soir sans crainte et dormir en paix. La sécurité est la première des libertés. Je préfère être "déconnecté" de votre autosatisfaction pour rester connecté à la vraie vie des Biarrots.».

À vrai dire, à quoi faut-il s'attendre de cette nano-influenceuse qui débine publiquement ses colistiers à des concurrents ?

Quant à ses doutes sur l'existence de l'insécurité à Biarritz, il vaudra mieux qu'elle demande à sa maire/candidate pourquoi donc elle prévoit de doubler le nombre de caméras de surveillance et consacre une page entière de promesses de campagne sur ce sujet si, justement, il n'y pas de sujet ?

Ce dont les Biarrots ont besoin, ce n'est pas un énième comité Théodule, ni de «chuteurs» qui font «Chut !» aux passants, ou de ridicules «Assises de la Tranquillité» composés d'élus ayant la réunionite aiguë.

Ce que veulent les Biarrots, ce n'est pas du blabla, ce sont des actes. Maintenant.

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