GUILLAUME BARUCQ ET SON ÉQUIPE «VOIENT PLUS LOIN POUR BIARRITZ»
Nous avons développé ce matin sur l'axe majeur du programme de «Biarritz Nouvelle Vague» qui souhaite faire de Biarritz une «Ville d'eau», ouvrons maintenant sur son aspect plus global.
Il va de soi qu'il s'agit bien d'un picorage effectué dans ses différentes thématiques, et non d'une énumération exhaustive.
Si la liste «Biarritz Nouvelle Vague» a jeté son dévolu sur la question de l'Eau, il est intéressant de lire que sa deuxième préoccupation est celle de l'économie et de l'attractivité.
«Faire de Biarritz une référence européenne du sport-santé, en lien avec l'océan, le surf, la prévention et le bien-être» est une de ces pistes, ainsi que la mise en place d'un «guichet unique municipal pour accompagner les entrepreneurs, commerçants et porteurs de projets dans leurs démarches administratives et financières».
Le groupe veut «Favoriser les échanges économiques avec le Pays Basque sud et les villes européennes innovantes dans les domaines de la santé, de l'océan et du développement durable».
La question du logement arrive juste derrière et s'il est proposé de loger les habitants, nous sommes avertis que cela ne passera pas par le bétonnage.
En effet, «Biarritz Nouvelle Vague» a bien l'intention de faire un «un moratoire temporaire sur la production de nouveaux grands projets immobiliers (supérieurs à 100 logements), le temps de définir un plan de résolution des problématiques d'assainissement des eaux et de circulation automobile».
En parallèle, l'équipe souhaite «créer une commission extra-municipale d'évaluation des projets immobiliers afin d'améliorer la concertation, la transparence et l'acceptabilité des projets».
Du logement, il faut en trouver plutôt qu'en bâtir, et la mise «en place des incitations à la location à l'année pour les propriétaires de résidences secondaires qui le souhaitent, avec un accompagnement local et une meilleure information» est préconisée, tout en renforçant «le contrôle des locations saisonnières et des baux mobilité».
Le cadre de vie ! Un des désastres du mandat de madame Arosteguy : alors même qu'il s'agissait d'une de ses promesses de campagne en 2020, nous sommes bien en peine de citer la moindre réalisation.
Guillaume Barucq prévoit de «lancer dès le début du mandat un plan pluriannuel d'investissement pour remettre en état les trottoirs et voiries devenus accidentogènes pour les piétons, les personnes âgées, les familles et les cyclistes».
La propreté urbaine, aussi abandonnée depuis 2020, n'est pas oubliée par le candidat qui veut «mettre en œuvre un grand plan de propreté urbaine avec renforcement des moyens de nettoyage, lutte contre les incivilités et amélioration de la collecte des déchets dans tous les quartiers».
La belle idée de «créer chaque année une place piétonne par quartier, lieu de vie et de rencontre, végétalisé et ombragé, intégrant la présence de l'eau, en cohérence avec notre projet de "ville d'eau"» est aussi au programme.
Vivre en centre-ville ou à proximité de lieux attirant des flux humains est devenu très compliqué : l'équipe de «Biarritz Nouvelle Vague» veut «mettre en place une politique active de lutte contre le bruit et les nuisances sonores en ville».
Le respect de l'environnement, c'est un sujet transversal et Guillaume Barucq déploie un panel d'actions et veut son application dans tous les domaines possibles : rénovation du réseau d'assainissement, nouveaux bassins de rétention, plages sans plastique, la ville sans perturbateurs endocriniens, la modernisation de la station d'épuration et la renaturalisation de la ville sont quelques-uns de ces axes.
Mais aussi «une information transparente et en temps réel sur la qualité des eaux de baignade» et le développement d'un «programme de recherche, d'analyse et de prévention sur l'algue toxique Ostreopsis afin d'anticiper les risques sanitaires liés à l'exposition aquatique et aérienne».
Son métier de médecin n'est pas loin quand monsieur Barucq indique vouloir faire de Biarritz «un territoire-pilote de santé globale» qu'il accompagne de promesses concrètes.
Il devient pratique en proposant la création d'un «Observatoire Local de Santé pour mieux suivre l'état de santé des Biarrots et agir sur les déterminants environnementaux et sociaux» et «une politique ambitieuse de sport-santé avec élargissement du sport sur ordonnance».
Le docteur Barucq dit qu'il faut développer la prévention «considérant que la santé commence avant toute prise de médicament : alimentation, sport, environnement, bains et interventions non médicamenteuses».
Nous invitons nos lecteurs à se reporter au post que nous avons publié ce matin sur l'aspect EAU du programme.
Étonnant autre sujet qui est une thématique à part entière : la santé mentale. Encore une fois, plusieurs pistes sont apportées qui veulent inscrire Biarritz en «ville pionnière en matière de prévention».
Nous retenons le «programme municipal de surf-thérapie, en lien avec les associations locales, pour accompagner les publics en situation de fragilité psychique et promouvoir le bien-être psychologique, physique et psychosocial» et de «veiller particulièrement à la bonne santé mentale et à la prévention des burnouts du personnel municipal, en favorisant une organisation du travail bienveillante, une bonne ambiance professionnelle et des rythmes de travail adaptés.».
La thématique «Enfance et École» est ici enrichie par la mention «Parentalité».
«Biarritz Nouvelle Vague» veut «une ville pionnière de la bienveillance éducative en plaçant l'enfant, son développement et son bien-être au cœur des politiques municipales».
La création d'une «Maison des 1000 premiers jours, lieu municipal dédié aux tout-petits et à leurs parents : ateliers, soutien parental, accompagnement santé et orientation» est un axe fort pour aider à devenir parent.
La Dépendance et le Grand Âge sont une préoccupation nationale et à Biarritz encore plus.
Beaucoup de suggestions dont «favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en renforçant les services d'accompagnement» et «fournir un portage de repas à domicile de qualité, avec une alimentation locale, saine et adaptée aux besoins nutritionnels des seniors». Il est aussi fait état du déplacement «des seniors et des personnes en situation de handicap en développant des transports accessibles, des navettes adaptées et une meilleure desserte des quartiers».
Sur l'onglet Culture, le candidat a imaginé créer «à la Villa Natacha une Fondation de l’art contemporain basque, en jumelage avec Artium Museoa à Vitoria-Gasteiz» et de «renforcer la visibilité et l'accessibilité de l'euskara en développant sa présence sur la signalétique municipale, et en encourageant son usage dans les commerces et les établissements de restauration».
Le Bien-Être Animal et la Biodiversité ont droit d'expression. «Développer l'éco-pâturage et l'intégration d'animaux dans les espaces verts pour une gestion écologique, pédagogique et respectueuse des milieux» et déploiement d'une «plateforme municipale dédiée aux animaux de compagnie (information, signalement, prévention de l’abandon, accompagnement des propriétaires)».
Nous sortons d'un mandat très compliqué entre Mairie et Habitants, mais aussi entre Majorité et Opposition. «Biarritz Nouvelle Vague» clame de bonnes intentions pour le mode de gouvernance que Guillaume Barucq souhaite instaurer en étant élu à la mairie et à la CAPB exclusivement «sans cumul avec d'autres mandats» et développer, entre autres, «une gouvernance d'écoute en associant l'ensemble des conseillers municipaux aux grandes orientations et aux débats structurants pour la ville».
Laissons le dernier mot au candidat Barucq : «Biarritz a besoin d'une gouvernance renouvelée, plus ouverte, plus dynamique, plus proche des habitants».
Ne pouvant disserter plus longuement, que nos lecteurs sachent que Guillaume Barucq organise une réunion publique ce jour mardi 10 mars au Bellevue à 18 heures.
