BIARRITZ «VILLE D'EAU» : LE PROGRAMME AQUATIQUE DE GUILLAUME BARUCQ

On ne présente pas Guillaume Barucq.

Même les non-Biarrots le connaissent, tant sa triple casquette de médecin généraliste, de surfeur et d'ancien élu en charge de l'Environnement a propagé son image à travers la France.

Sa vision est atypique, ses positionnements souvent inclassables et c'est probablement ce qui, au final, crée son identité.

Cherchant toujours à fuir les étiquettes stéréotypées que des bien-pensants veulent lui accoler, Guillaume Barucq porte depuis 2014 une voix différente dans la politique biarrote où il propage ses idées sur ce que peut être un maire qui veille sur sa population comme le ferait un médecin de famille. Il revendique cela en proclamant vouloir être «un maire généraliste».

Affichant une fraîcheur dans le panorama d'alors en 2014, lorsqu'il s'engage pour la première fois aux Municipales, il accède - grâce à une alliance avec Michel Veunac - aux responsabilités. Ce dernier lui confie logiquement l'Environnement où il déploie un certain nombre d'actions telles que le «dimanche sans voiture» en bord de mer, la plage sans tabac, et le développement du sport-santé.

Sa démarche en faveur de l'environnement ne le quitte pas et l'homme n'est pas un suiveur. Pugnace, il réitère donc l'aventure en 2020 et se place en deuxième position derrière madame Arosteguy. Il a connu l'action dans une Majorité, il patiente dorénavant dans l'opposition, cherchant toujours à se placer en pacificateur de situation.

2026 : troisième tentative pour conquérir la Mairie de Biarritz pour notre infatigable défenseur des océans.

13 ! Autant dire que cette liste n'est pas superstitieuse. Treize thématiques qu'elle place sur un même niveau de priorités. C'est en effet ce constat que dressent les Biarrots : des urgences à traiter dans tous les domaines, tant du retard pris est à rattraper.

Pour porter ces sujets, le candidat à la succession de la maire actuelle a choisi un panel de personnes dont on a découvert les visages le 23 février dernier. On retrouve une liste entièrement renouvelée par rapport à celle de 2020 : seul un colistier était déjà présent.

Nous allons ici développer sur l'eau - matière vitale - décrite comme étant «le fil conducteur» , confirmé par le choix du nom de la liste : «Biarritz Nouvelle Vague».

La formule «Biarritz Ville d'eau» deviendrait donc une image de marque, un symbole même.

Ardent défenseur du soin et de la forme grâce à l'Eau de mer, le candidat use aussi de la plume pour convaincre dans deux de ses trois ouvrages.

Dans cette continuité, Guillaume Barucq a jugé bon de porter ce qu'il décrit comme «deux projets majeurs pour le mandat», c'est-à-dire la renaissance des Thermes Salins et un bassin nordique de 50 mètres à Aguilera.

L'ancien maire de Biarritz Didier Borotra (1991-2014) a été le premier à dépoussiérer l'image de «ville impériale» en développant une stratégie communicationnelle sur notre identité océane : «Nouvelle Vague» veut surfer sur ce potentiel ayant un «levier d'attractivité économique, touristique et scientifique».

Les Biarrots ne le savent pas toujours mais Biarritz a connu un tourisme - on peut même parler d'industrie - au XIXème siècle, avant tout grâce aux bienfaits offerts par la mer, non pas sur un plan récréationnel, mais pour ses vertus médicales et thérapeutiques.

De magnifiques établissements de bain, de pittoresques guides-baigneurs et parfois même - pour les plus pudiques - des cabines de bains montées sur roues pour accéder à l'eau sans être vus.

Il faut bien comprendre ce qu'a représenté la cure marine en notre ville, alors que se pressaient aux Thermes-Salins l'aristocratie et la bourgeoisie. Ce tourisme de santé a fait tourner l'activité hôtelière, casinotière, sans parler des bals, des concerts, des spectacles et des excursions, à une époque où Biarritz passait d'un village de pêcheurs à un station mondaine prisée.

Guillaume Barucq connaît cette histoire et il veut la ressusciter en faisant «de Biarritz une ville de santé par l'eau avec le développement des bains de mer, des bains publics et bains chauds, de la surf thérapie et d'activités aquatiques à visée de sport-santé.».

Ceci n'existant pas sans cela, le groupe Nouvelle Vague compte «Relancer l'héritage thermal de Biarritz en engageant la renaissance des Thermes Salins» pour «recréer une attractivité thermale durable, scientifique, médicale et touristique sur quatre saisons.».

Touche originale et attrait culturel, il est aussi promis la création d'un musée dédié à cette histoire.

Il s'agit d'un projet vertueux, cette nouvelle mission tournée vers le soin promettant aussi d'être porteuse sur le plan de l'emploi, de l'économie et de l'attractivité. Biarritz pourrait ainsi s'appuyer «sur son identité historique de station balnéaire, climatique et thermale.».

Nous l'avons dit en entame, ce fameux «fil conducteur» de l'Eau se poursuit à des échelles différentes. Voici quelques propositions :

Développer à Biarritz une véritable culture de l'eau, scientifique, éducative et culturelle, à travers l'organisation de conférences internationales, d'événements, d'actions pédagogiques et d'initiatives artistiques autour de l'eau, de l'océan, de la santé et du climat.»

Porter la création d'une Université de l'Océan à Biarritz, dédiée à la recherche, à l'innovation, aux énergies renouvelables, à la santé environnementale, aux sports océaniques et aux sciences marines.»

Structurer une économie locale liée à l'eau, au sport et au bien-être, en développant les équipements aquatiques, les activités sport-santé, une piscine de 50 mètres ouverte à l'année et une nouvelle dynamique économique ancrée dans l'océan.»

Capitaliser sur l'héritage du G7 de Biarritz pour positionner durablement la ville comme une référence internationale en matière de protection de l'océan, de préservation des vagues, de lutte contre l'érosion littorale, de développement durable et de diplomatie environnementale.»

Pour mener à bien cette politique, un éventail d'actions est préconisé par Guillaume Barucq et ses colistiers :

Faire de Biarritz une référence européenne en sécurité aquatique et océanique en renforçant la prévention des noyades, la surveillance des plages et en développant un pôle de référence en sauvetage côtier et sécurité aquatique à la Milady.»

Rénover intégralement le réseau d'assainissement, poursuivre la mise en séparatif par quartiers et créer 3 nouveaux bassins de rétention à des emplacements stratégiques pour atteindre zéro déversement des eaux usées en mer à l'horizon 2030.»

Moderniser la station d'épuration avec l'intégration d'un traitement tertiaire de nouvelle génération capable de filtrer les micropolluants chimiques.

Rétablir une information transparente et en temps réel sur la qualité des eaux de baignade avec le retour de l'application type "Biarritz InfoPlages".»

Renforcer le nettoyage des plages et la collecte des déchets aquatiques par nos services toute l'année, en lien avec les associations et les initiatives citoyennes.»

Réintroduire l'eau comme élément vivant du paysage de Biarritz en installant des fontaines publiques, des places rafraîchies, des miroirs d'eau, des îlots de fraîcheur et des parcours urbains.»

Garantir l'accès à l'eau comme élément de dignité humaine avec l'installation de sanitaires publics dignes et bien répartis, de douches de plages modernisées et écologiques, ainsi que des douches publiques accessibles à tous.»

Porter à l'échelle de l'agglomération la priorité donnée à la qualité des eaux de baignade, à la protection du littoral, de l'océan et des vagues remarquables du Pays basque, en les intégrant pleinement dans notre patrimoine naturel à préserver.»

L'eau est une ressource, l'eau est un remède, l'eau est un paysage. Gageons que l'eau puisse aussi être un moteur de développement économique.

Rendez-vous cet après-midi pour l'énoncé de la suite du programme de Guillaume Barucq et de la liste «Biarritz Nouvelle Vague» !

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