BIARRITZ : LE COCKTAIL MALSAIN DU SPORT ET DE LA POLITIQUE & LES COMPLOTS DU COUPLE AROSTEGUY/CHARTIER

Reprenons la suite du feuilleton entamé ce matin, bien que l'on ne pourra malheureusement pas faire état de tout ce qui s'est passé depuis six ans car il faudrait des jours et des jours. C'est véritablement une histoire de poupées russes.

Nous vous avons parlé ce matin de la stratégie qui consiste à retourner une accusation contre celui qui l'a formulée pour que «agresseur» et «victime» soient inversés.

Rebelote. Cette fois-ci, le clan Arosteguy propage une rumeur - il adore le procédé - selon laquelle la famille Gave serait venue à Biarritz pour faire de l'immobilier sur le plateau sportif d'Aguilera.

George-Philip Chartier - compagnon de Maider Arosteguy - écrit même noir sur blanc : «les Hong Kongais qui voulaient faire du business immobilier sur les terrains d'Aguilera»...

Il n'en était rien. C'était une évidence.

Petit pas de côté. A-t-on jamais lu ou entendu madame Marie, madame Borotra ou madame Veunac s'immiscer publiquement dans le débat politique pour insulter, calomnier et mentir aux Biarrots. Bien entendu NON !

Les a-t-on lues ou entendues publiquement insulter, calomnier, railler des opposants municipaux ? Bien entendu NON !

Le 24 novembre 2021, la maire Arosteguy écrit un courrier limpide au président Jean-Baptiste Aldigé - sur papier à l'en-tête de la mairie de Biarritz -, dont nous vous fournissons quelques extraits :«Le projet de rénovation du Stade Aguilera permettra d'améliorer les conditions de pratique du Sport Professionnel mais aussi son adaptation aux usages actuels et futurs, que ce soit en termes de capacité mais aussi de fonctions. (…) Je suis favorable à la réalisation de ce projet ainsi que celle d'un centre de formation performant dont la présence est un élément dimensionnant qui participe aux missions d'intérêt général qui lui sont liées. Je vous confirme que vous pouvez engager les études afin que les travaux nécessaires puissent démarrer à la fin de la saison 2022.».

On entend souvent dire qu'un club de rugby professionnel ne devrait pas bénéficier de subventions municipales. Bon ! On pourrait en débattre des heures durant, mais ce qu'il faut savoir c'est que le BOPB reste un vecteur promotionnel considérable pour notre ville, un générateur d'emplois et un fédérateur de population.

Pour être dispensé de débourser annuellement des subventions, il faut aménager des infrastructures pour que le BOPB puisse générer des recettes et s'auto-financer : des espaces de réception locatifs qui rendraient le club indépendant et feraient que la générosité de la Ville soit beaucoup moins sollicitée pour le Pro. C'est très simple à comprendre, et c'est facile à mettre en place.

Cherchant à rendre pratique cet engagement de campagne écrit de madame Arosteguy, le propriétaire Louis-Vincent Gave va, à plusieurs reprises, relancer la Ville sans pour autant trouver d'écho auprès de celle-ci.

Percevant probablement déjà qu'il était baladé par ses interlocuteurs de la mairie biarrote, il signifiait ne pas souhaiter «participer à une réunion technique ou de négociations. Pour moi, il s'agit d'acter ce qui a déjà été négocié.». Il expliquait aussi devoir des explications aux supporters «sur ce dossier qui devait démarrer mais qui ne démarre pas». Nous sommes le 4 janvier 2022.

La suite, on la connaît : renoncement de madame Arosteguy qui dit une chose le lundi, l'opposé le mardi.

On ne s'attend pas à ce comportement palinodique de la part d'un maire d'une commune de 25.000 habitants.

La guerre ouverte contre le club par madame Arosteguy et son compagnon George-Philip Chartier se concrétise, en 2022, par l'arrêt de paiement par la Ville de l'électricité, de l'eau, du gaz et de l'entretien de la pelouse à Aguilera.

Et puis il y a ce courrier du président du club adressé à madame Arosteguy qui l'alerte sur la vétusté et la dangerosité de la tribune Blanco qui accueille, en son sein, cent salariés du BOPB et des milliers de supporters les jours de match.

Qualifiée de «pire tribune du sport professionnel français» par le président Aldigé - et nous sommes au regret de le confirmer -, le club doit «supporter la responsabilité et la sécurité de ses usagers ainsi que les coûts liés», en l'occurrence plus de 220.000€ en deux ans, juste pour assurer du colmatage de cette seule tribune.

Suivent un nombre d'intrigues, de coups tordus et de rebondissements dignes d'un roman d'Alexandre Dumas :

-Dans le Sud-Ouest du 12 août 2020, madame Arosteguy clame «Le Boss, c'est moi !», pour faire comprendre au BOPB qu'elle seule décidera de son avenir.

-La maire lance le projet de construire le centre de formation du club de rugby à l'Hippodrome : fantaisie ou diversion tactique ? Cette lubie coûtera 600.000€ aux contribuables biarrots.

-Madame Arosteguy adresse un courrier à monsieur Aldigé, en juin 2023, réclamant d'«interdire l'accès au public» dès la rentrée de la saison, suite à des problèmes de normes des tribunes. À qui la faute ? À la ville qui n'entretient pas son patrimoine communal !

-Le duo Gave/Aldigé est traîné dans la boue par le grand quotidien régional Sud-Ouest, lequel, attaqué, porte plainte contre le président du club. D’abord condamné en Première instance et en Appel, la Cassation finit par donner raison à ce dernier et annule les décisions précédentes.


Du côté du compagnon de la maire, George-Philip Chartier, c’est le retour des menaces envers le président du BOPB : «À chaque fois que tu lèveras le bras, on lèvera le bras plus haut que toi. Politiquement, que le BO ferme, ça nous en touchera une sans faire bouger l’autre.».

Ou encore : «Son petit problème est qu'une élection ce n'est pas les petits arrangements avec la ligue de rugby ou la FFR ; qu'il sorte du bois il ne sera pas déçu !!».

Retenons aussi cette prose d'une élégance qui lui est propre, toujours à l'adresse de monsieur Aldigé : «Il existe hélas dans notre pays un club de rugby dirigé par un Poutine de comptoir une sorte de caudillo de pampa. Il ne suffit pas d'avoir un comportement ordurier pour être un chef. Un chef sans armée et sans plus aucun argent public reste un julot casse croûte, une petite frappe à qui il ne reste plus que des pseudos et des fake News pour exister alors qu'en rencontrant le néant il est dorénavant chez lui.».

Comme cela ne suffit pas au compagnon de la maire Arosteguy d'insulter le patron du BOPB et, par extension, les cent salariés qui y travaillent ainsi que les supporters, il se met aussi à insulter via les réseaux sociaux, en plein conseil municipal, les élus qui siègent dans l'Opposition. Sans que cela ne fasse sourciller madame Arosteguy, bien évidemment.

Il qualifie une des élus de «neuneu», quand concernant l'autre il dit regretter la disparition de la guillotine : chez lui, naît une obsession incontrôlable de descendre en flèche tous ceux qui informent les Biarrots sur les méthodes pratiquées en Mairie.

L'homme de main est à l'œuvre et il continue à l'être au cours de cette campagne des Municipales. Toujours sans la moindre réaction de sa compagne... qui adoube donc ses injures et ses écrits calomnieux.

Revenons au Biarritz-Olympique :

René Bouscatel - président de la Ligue Nationale de Rugby - se place en médiateur entre Mairie et Club. Lui aussi sera le témoin des mensonges de la maire Arosteguy.

Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé se trouvent alors dans une impasse : d'une part la Ville ne veut pas remplir sa part du contrat en rénovant les infrastructures qui lui appartiennent, d'autre part le modèle économique d'un club de rugby - cinq fois Champion de France ! - qui ne veut pas vivoter en Fédérale, ne peut poursuivre son activité ainsi.

Que faire ? Vendre ? Mais quand on vend, on a bien le droit de choisir à qui.

Le président Aldigé dit alors : «Depuis 2018, on a essayé de donner un modèle économique. Et en rugby professionnel, il n'y a pas de modèle économique réel sans stade».

Après mille stratagèmes de la maire pour se débarrasser du tandem Gave/Aldigé avec qui elle avait décidé de ne pas travailler en harmonie et intelligence, le BOPB est cédé en 2024 à trois anciens joueurs, Shaun Hegarty, Flip Van der Merwe et Marc Baget.

Ceux-ci ne seront qu'un paravent provisoire à ce qui va suivre : l'arrivée du Limougeaud Arnaud Dubois et celle de Pierre-Édouard Stérin .

La maire s'est d'ailleurs confiée à ce sujet au Midi-Olympique : c’est bien elle le point de départ de la venue à Biarritz de l'ultraconservateur Pierre-Édouard Stérin.

Si Charles Gave avait des opinions politiques - et c'est bien son droit incontestable ! - dont personne n'ignorait la nature, ni lui ni son fils Louis-Vincent n'ont utilisé notre club de rugby pour y déployer une stratégie idéologique. À aucun moment, le club ou le stade ne sera récupéré pour des intentions politiques. Que cela soit bien clair.

À l'inverse de l'actuel propriétaire Pierre-Édouard Stérin qui permettra l'organisation d'une conférence de l'avocat Thibault de Montbrial du CRSI (Centre de Réflexion de Sécurité Intérieure), au Grand Salon Kampf. Le choix du sanctuaire sportif d'Aguilera pour venir y propager un discours politicien, alors même qu'au côté de la tribune trônait le kakemono du Biarritz-Olympique, engageait de la sorte le club, ses joueurs, son personnel, l'ensemble de ses supporters et la Ville tout entière.

Car avec sa société Otium Capital en passant par Politicae, à son projet Périclès ou à sa présence dans divers supports de presse comme Valeurs Actuelles, monsieur Stérin est un homme intelligent. Il a compris que pour faire passer ses idées, il faut s'immiscer partout, le rugby étant un de ses outils.

Madame Arosteguy disait le 30 mai 2025 dans le Midi-Olympique que «Le BO ne doit pas être un objet politique.».

Elle n'aura cessé d'agir en catimini, de mijoter des plans, de manigancer contre les intérêts de son propre club de rugby. C'est unique en France.

Voilà le récit de comment une maire de passage pendant six ans a pu casser un club de rugby qui a été fondé en 1913.

Voilà comment elle en est arrivée au projet de bétonnisation de la plaine Aguilera.

Mais, comme dirait Anne Roumanoff, «on ne nous dit pas tout»... Si loquace pour comploter et communiquer sa haine des dirigeants du BOPB, madame Arosteguy a «oublié» de parler aux Biarrots de sa mise en examen et de sa convocation devant un juge dans une affaire qu'il serait beaucoup trop long de raconter ici... Les marchands de papier locaux n'ont pas, non plus, relayé...


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