BIARRITZ A GAGNÉ OU LA VICTOIRE DU RASSEMBLEMENT
Une page se tourne.
Celle qui a tant abîmé notre ville a été congédiée. Elle n'a pas été seule dans son œuvre de destruction : vingt-cinq élus de la Majorité de madame Arosteguy n'auront pas - publiquement - fait part de leur distance vis-à-vis de son mauvais comportement envers les élus d'opposition et les Biarrots, et l'auront accompagnée dans ses coupables dilapidations et son funeste projet sur la plaine sportive d'Aguilera.
Dans notre petite ville, cette complicité morale restera comme une tâche indélébile sur toutes ces personnes.
Alors, au moment où la JOIE s'empare du cœur de nombre de Biarrots face au changement de maire, quelques réflexions s'imposent afin que ce mandat, qui rappelons-le durera sept ans, parte sur de bonnes bases.
Gagner une élection n'est pas une fin en soi.
C'est un moyen. Un moyen pour agir.
Et là, cette nouvelle équipe municipale est attendue car de toutes les promesses faites, il faudra en faire une réalité.
Avec son ardeur au travail et l'envie de bien faire, nous ne doutons pas que les acteurs de cette liste victorieuse sauront rapidement démontrer leur compétence à passer des paroles aux actes.
Du côté de Sauvegarder Biarritz, nous ne saurons suffisamment remercier vous tous, Biarrots, qui nous avez lus, encouragés et suivis avec une fidélité soutenue.
Car vous, vous n'avez pas tous été passifs, vous avez joué le rôle de témoins oculaires et auditifs : en bref, vous nous avez informés. En nous informant, à notre tour nous avons informé.
Cette chaîne solidaire qui s'est formée démontre la confiance que nous avons bâtie entre Biarrots vigilants, sans quoi sans notre support était voué au silence.
Pendant deux ans, Sauvegarder Biarritz a raconté ce qui transpirait des dossiers de notre commune, ce qui se disait dans les longs conseils municipaux. Mais Sauvegarder Biarritz a aussi été vos relais pour rendre compte de la réalité du terrain. Ce travail, qui aurait pu et dû être réalisé par la Majorité municipale de madame Arosteguy, mais aussi par l'Opposition, nous, nous l'avons fait en vous écoutant, en décortiquant les informations et en vous les restituant à tous.
Sans relâche, sans œillères et sans prisme partisan, nous vous avons engagés à vous intéresser à votre Ville et à vous pencher sur votre propre conception de la démocratie locale.
En vous renseignant de manière étayée et documentée, nous vous avons alertés pour vous permettre - le moment venu - de voter en toute connaissance de cause et en toute responsabilité pour l'avenir de notre ville.
Oui, notre but a été atteint. Madame Arosteguy a été mise hors d'état de nuire, elle ne fera plus de mal à notre ville ni à ses habitants.
Mais quel retard pris pour Biarritz ! Six ans d'inaction !
Alors tout au long de ce mandat, que n'avons-nous vu, lu et entendu !
Pour le camp arosteguien, poser un diagnostic c'est tenir un discours haineux et cela relève d'un complot, d'une conspiration.
Pour le camp arosteguien, cela n'est pas le reflet de citoyens qui aspirent à une autre gouvernance ou refusent d'adouber de mauvaises décisions.
Sur les cinq listes qui ont fait face à madame Arosteguy, il est intéressant de relever qu'un certain nombre de personnes ayant participé à la course vers la Mairie de Biarritz ont, ces dernières semaines, retrouvé l'usage de leur langue et proclament maintenant leur avis négatif sur la mandature sortante.
Où étaient-ils donc pendant six ans ?!
D'un œil désillusionné, nous avons vu ceux qui se proclament défenseurs de la Culture et du Patrimoine, ne pas bouger un cil lorsque la maire a cédé à vil prix nos biens communs.
Où étaient-ils donc pendant six ans ?!
D'un œil amusé, nous avons vu des présidents d'associations se faufiler dans les allées du Pouvoir dans l'espoir de gagner une place près de Dieu ou de ses saints. Sans que cela les dérange du moins du monde, ils sont sortis de leur devoir de réserve et ont engagé leurs adhérents à prendre parti pour une maire qui détricotait pourtant vaillamment le tissu associatif.
Qui a dénoncé cela ?!
D'un œil las, nous avons vu, ceux - toujours les mêmes - qui sortent de la naphtaline à chaque campagne pour battre le pavé afin d'aguicher des électeurs potentiels ; les mêmes qui, en faisant les toque-manettes, croient toujours convaincre. Comme si les électeurs sont encore dupes de cet exercice d'ensorcellement.
Puis, en toute fin de règne et pendant la campagne des Municipales, nous avons vu des résistants de la dernière heure se précipiter à changer de camp.
D'un œil goguenard, nous avons vu ceux-là mêmes qui n'avaient pas voulu se dévoiler, de peur de déplaire aux régnants de la mairie, tenter de s'attirer les bonnes grâces pour pouvoir bénéficier demain des bonnes places. Et parfois ça marche.
Quelle comédie humaine. Tragique comédie humaine.
En parallèle, nous tous, Biarrots, avons été les témoins effarés de la campagne menée par madame Arosteguy et son équipe sortante - mais pas seulement. Sur les dix-sept femmes et hommes qui ont rejoint les anciens colistiers de la Majorité sortante, nous posons un regard désapprobateur.
Ces personnes avaient parfaitement connaissance du bilan de madame Arosteguy et ont tout de même accolé leur nom à celle-ci.
Ils n'ont pas, eux non plus, condamné les méthodes pratiquées par Maider Arosteguy avec le concours zélé de son compagnon George-Philip Chartier pour vaincre, vaille que vaille, coûte que coûte.
Mensonges, insultes et calomnies ; ils ont tout accepté pour gagner, gagner, gagner.
Comment est-ce possible ? Comment un professeur, des cadres de ministère et de communauté d'agglomération, un médecin, une juriste, un officier de gendarmerie, un sénateur peuvent-ils tolérer de tels nauséabonds errements, de telles ignominies ?
Que ceux-ci retiennent que l'on peut s'interroger de la légitimité d'une cause quand on est obligé de recourir au mensonge. Honte à eux.
C'est dans ces circonstances que Sauvegarder Biarritz a œuvré, pour essayer de convaincre les Biarrots de la nécessité de voter, convaincu qu'il n'y a pas de fatalité à ce que notre ville soit déchirée de la sorte.
Enfin. Réjouissons-nous donc que cette ère se termine.
Hier soir, ceux présents en Mairie de Biarritz ont vécu un moment mémorable : BRONCA pour Serge, BRONCA pour Jean-Baptiste ! Bonheur de tous que - comme l'a dit le maire nouvellement élu - «Biarritz redevienne Biarritz». Un Agur Jauna, un Hegoak : à n'en pas douter un vent d'authenticité est de retour à Biarritz. Cela faisait si longtemps que les Biarrots ne s'étaient réunis dans une telle liesse. La joie n'est belle que quand elle est partagée et là... le hall de la mairie n'a pas suffit à contenir ceux qui étaient venus fêter le changement tant attendu. Fort heureusement, cette fois il n'y avait pas de jauge...
Nous adressons tous nos vœux de réussite à Serge Blanco, Jean-Baptiste Dussaussois Larralde et à leurs colistiers !
Bonne chance !
