ASSOCIATION «LES ENFANTS DES LACS» : LE DÉCOURAGEMENT DES BÉNÉVOLES

Une ville a le devoir d'aider les associations. Qu'elle soit culturelle, sociale, défenseur de droits, d'entraide, environnementale, éducative, ludique, sportive, jeunesse ou événementielle, une municipalité doit accompagner ceux qui se dévouent inlassablement à la cause qu'ils ont embrassée.

Car ils le font sur leur temps, bénévolement, au service des autres, pour le bien commun.

L'aide d'une ville n'est pas forcément pécuniaire.

Pour les associations, elle est surtout indispensable en termes de logistique : des tables et des chaises, un véhicule utilitaire pour déplacer une pièce encombrante, une aide au montage et au démontage, du matériel de sonorisation, l'annonce de l'événement sur les supports de la ville tels que le Biarritz Magazine, le site municipal ou les réseaux sociaux. C'est une assistance qui ne coûte pas, ou presque rien, mais qui rend tout possible.

Pour qu'un événement associatif voit le jour et se déroule dans de bonnes conditions, une aide municipale est donc essentielle. Et de subir le refus de cet accompagnement, c'est proprement lamentable.

En novembre 2025, l'institut de sondage Ipsos a rendu publique une étude qui s'intéresse au lien social que représentent les associations :

-84% des Français disent qu'être membre d’une association permet aux gens de s’ouvrir à d’autres personnes et de lutter contre l’isolement.

-74 % considèrent que les associations contribuent activement au maintien du lien social en France et là où ils vivent.

-92 % des bénévoles déclarent qu’il est de plus en plus difficile de recruter, alors même que les demandes de service augmentent.

-78 % des Français estiment que les associations remplissent un rôle que ni l’État ni les entreprises n’assument plus aujourd’hui.

-73% des Français affichent une confiance claire dans les associations.

Lecteurs, vous connaissez notre avis mitigé sur les avis transmis au travers de sondages. Pour autant, l'expression massive que l'on peut lire ici donne une tendance claire.

Évidemment vecteur de lien social, mais aussi - et cela est important à Biarritz - de mixité sociale, les associations sont le cœur battant d'une ville.

Mais, à Biarritz, certaines associations trustent les budgets pendant que d'autres ont trois bouts de ficelle pour survivre. Ceci est le résultat de choix politiques : pendant que le festival «Nouvelles Vagues» est bénéficiaire depuis 2022 de la coquette somme de 1.305.000€, d'autres associations vivotent. Pendant que des associations qui font de l'action sociale ont de plus en plus de mal à répondre aux besoins d'une population qui se précarise, d'autres se repaissent.

Aujourd'hui, nous souhaitons vous parler d'une qui va disparaître et qui donnait pourtant, tous les ans, du bonheur à nos petits biarrots : «Les Enfants des Lacs».

Au conseil municipal du 15 décembre dernier, l'élue d'opposition Corine Martineau est revenue sur ce sujet : «Je trouve dommage quand vous parlez des associations - moi qui connaît bien les associations - que vous n'ayez pas su accompagner une association comme "Les Enfants des Lacs" qui créait la Journée des Enfants au Lac Marion. Cette association était issue des conseils de quartiers qui ont duré jusqu'à peu, puisque j'ai appris que ces conseils de quartier maintenant étaient animés par une société privée, donc j'ai été très surprise, moi qui ai fait dix ans de conseils de quartiers. En tous cas, cette association "Les Enfants des Lacs" qui animait à la Négresse le "Noël des Enfants", qui animait la "Journée des Enfants" au Lac Marion, jette l'éponge parce que c'est trop difficile. Le contact est très compliqué, l'organisation ne se fait pas bien, pas de fluidité et nous n'aurons plus la "Journée des Enfants" au Lac Marion.».

Valérie Sudarovich, déléguée entre autres à la vie associative et aux conseils de quartiers répond... à côté de la plaque : «Excusez-moi, mais je ne peux pas vous laisser dire ce genre de choses. Ce que vous dites n'est pas très sympathique parce qu'en fait ce n'est pas nous en tant qu'élus que vous attaquez mais plutôt les services qui travaillent énormément à la mise en place de barrières, de l'accompagnement, des réunions qui sont faites en mairie pour coordonner toutes les associations qui font partie de cette événement. Vous annoncez que c'est fini. On a eu un mail en effet de la présidente il y un mois pour me dire que ça prenait un peu cette tournure ; nous en sommes vraiment désolés et la première chose que nous avons faite c'est de lui dire que nous serions là s'il y avait quelque chose à faire. Vous savez il y a une petite maxime qui dit : tant qu'on ne sais pas tout, on ne sait rien. Ben, je pense que vous pourriez vous l'approprier un petit peu parce que là franchement, vous parlez pour ne rien dire et vous parlez sans savoir. Donc c'est vraiment dommage de vous en prendre ainsi aux services aussi de la ville qui ont vraiment accompagné cette association et puis rien n'est perdu, vous savez... Enfin voilà !».

Madame Arosteguy qui, nous le savons tous, vit dans une vérité parallèle, transforme la triste disparition d'une association en un fait positif et clame : «Donc plutôt une bonne nouvelle ! Voilà.».

Peut-on aimablement nous expliquer où réside la «bonne nouvelle» ?!

Quant à madame Sudarovich, il est étonnant qu'elle ne réponde pas aux préoccupations d'une association et préfère répliquer de manière agressive à Corine Martineau.

Si elle souhaitait sauver l'association «Les Enfants des Lacs», ce qu'elle aurait pu faire c'est avoir de l'écoute pour trouver des solutions. Au lieu de cela, elle s'en prend à une élue pour lui attribuer des propos et des intentions que cette dernière n'a jamais eus.

Le personnel communal agit seulement sur direction des élus afférents, et cela dans tous les domaines de la ville : qui donc pourrait accabler les services municipaux ? Ni Corine Martineau, ni toute autre personne, cela va de soi.

Madame Sudarovich est donc celle qui, pour le coup, «parle sans savoir».

Sans savoir l'implication qui a été celle de Corine Martineau et de bien d'autres bénévoles pour que vive un événement qui reportait un franc succès auprès des familles biarrotes.

Une journée où des initiations à différentes pratiques sportives étaient proposées, des jeux ludiques et pédagogiques, des activités créatives, promenades à poney... le tout dans une ambiance festive et musicale.

C'était un moment populaire, comme nous en redemandons dans notre ville.

Aujourd'hui, ces bénévoles ont décidé d'arrêter car c'est trop difficile de se battre constamment, pour tout et sur tout, avec des élus qui sont pourtant censés être des facilitateurs.

Nous remercions les bénévoles de leur action positive pour notre Ville.

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