AGUILERA : LES DISSIMULATIONS COMMENCENT À SE VOIR

Le 22 février dernier, nous avons choisi de reprendre le visuel fourni par la Majorité Arosteguy et qui développait le projet Aguilera, pour révéler certaines imprécisions - des esprits chagrins diraient tromperies - dans cette illustration.

En particulier celle de montrer une image de synthèse prise diamétralement à l'opposé des immeubles du promoteur Robert Alday/Aldim où apparaissaient, en tout-petit-riquiqui, ses blocs de béton.

Dans cette envie de tromper les «nigauds» de Biarrots que nous sommes, nous avions noté, toujours dans cette même image, l'absence du bâtiment supposé contenir à la fois le centre de formation et des logements...

Dans ce dossier Aguilera, tout apparaît comme étant biscornu : de la volonté de planter des immeubles en plein milieu d'un plateau sportif, au choix d'un candidat moins-disant de plus de quatre millions d'euros, en passant par une enquête publique emballée en quinze jours pendant le mois d'août, ou encore la question insoluble du stationnement et l'intervention en plein conseil municipal du promoteur sélectionné et de ses associés au projet... et tellement d'autres anomalies.

Une communication effrénée de la maire Arosteguy s'est alors déployée pour faire admettre à la population le bien-fondé de son bétonnage sur un espace dédié, depuis plus de cent ans, au Sport : que cela permettrait de «loger des Biarrots» (pourtant stricte interdiction d'attribuer des logements sociaux sur ce critère) et que la vente du terrain à un promoteur financerait la réhabilitation des infrastructures sportives (comment donc font les autres maires de la Côte Basque qui bâtissent et rénovent SANS vendre leur foncier ?!).

Madame Arosteguy a même eu l'audace de faire valoir le caractère écologique du projet, en arguant qu'il y serait planté des arbres... accessoirement à côté de cinq blocs d'immeubles. Alors même que le projet n'a pas fait l'objet d'une étude d'impact, pourtant préconisée dans les recommandations de la loi Climat et Résilience. Alors et surtout que si le système des eaux usées sera bien réalisé en séparatif sous Aguilera, ces tuyaux iront rejoindre... le système unitaire général, avec tout ce que cela implique. Enfin, construire, c'est automatiquement enlever du terrain à la nature. Alors écologique ? Vraiment ? Fallait oser.

Et puis arrive l'apothéose : le programme 2026 de Maider Arosteguy et de ses trente-six suiveurs.

Et là - miraculeusement ! - le projet de bétonnage d'Aguilera n'existe plus.

-En page 9, le volet «logement» est ouvert avec un gros titre : «Loger les Biarrots».

Aguilera, où es-tu ?! Coup de baguette magique, Aguilera n'est pas évoqué : on ne parle pas de corde dans la maison du pendu.

-On continue. Page 10, les «Mobilités» : on se dit que la candidate va faire état de son projet - pour l'instant pas vraiment ficelé - de création d'un parking de 400 places à Aguilera. Ah ben non ! Pas dire le nom qui fâche les Biarrots ! Chuuut ! Pas d'Aguilera, ici non plus.

Arrive la rubrique «Sport» ! Voilà le nom tant attendu : Aguilera ! Et oui, direz-vous, logique que Aguilera se trouve au «Sport». Seulement, quand un maire décide de dévoyer un plateau sportif au profit d'appétits voraces du marché immobilier... peut-on parler d'Aguilera SEULEMENT dans ce chapitre ?

-Page 17 donc, apparaît tel un miracle Aguilera avec une image ripolinée qui semble tout droit sortie de SimCity.

Mais on est déstabilisé : la plaine semble tout à coup rétrécie. Mais, mais... où est le Jai Alai ? Et le parking ? Et l'USB ? Disparus ! Mais pourquoi ?

Derrière cette rangée d'arbres qui se trouve à la coupe de l'image, il manque quelque chose.

Ah oui, il manque les cinq immeubles de la promotion Robert Alday, un petit bout de parking, le Jai Alai, l'USB et... l'entrée et la sortie de ce fameux parking souterrain - et payant ! - que l'on nous promet, mais qui n'est JAMAIS montré sur aucun plan. D'accord, d'accord...

Donc, ils ont ENCORE cherché à nous tromper !

En n'évoquant plus les immeubles litigieux, la candidate Arosteguy élude - faussement, car tout le monde ne pense qu'à ça - LE PROBLÈME du projet.

Ça ne plaît pas aux Biarrots ? Pas de problème, en deux tours de cuillères à pot, les communicants ont tronçonné l'image. Exit les bâtiments ! Plus de problème !

Bon d'accord, ce n'est pas honnête vis-à-vis des électeurs qui consulteront le programme, mais faut-il vraiment s'attarder sur ce détail ?

Vous aurez remarqué que personne, à Biarritz, ni parmi l'opposition, ni parmi les candidats, ni parmi la population, ne conteste la rénovation et la création d'infrastructures sportives. Le seul - on dit bien le SEUL sujet à Aguilera - c'est l'édification d'immeubles SUR l'espace jusqu'ici réservé au Sport.

Continuons le décryptage : on lit en-dessous de cette image tronquée que la candidate compte «préserver pour le sport les 3 terrains existants (Bendern, Larribau, Coubertin)».

Là encore se trouve une finasserie de la maire.

Si le Bendern et le terrain d'honneur Larribau échappent (momentanément) à la destruction, le malheureux terrain Coubertin, lui, disparaît !

On comprend mieux pourquoi les terrains ont été rendus constructibles par la maire Arosteguy  et sa Majorité qui les ont placés en zone «UP» : ils avaient bien un plan.

Celui de recouvrir un terrain d'entraînement de rugby par un bassin nordique, un terrain de basket-ball, un «city stade» (parlons français : un terrain à l'usage de disciplines sportives variées), un espace de préparation physique bordé par une piste d'athlétisme (pas homologué, BRAVO !). Ceci est donc une preuve de la SUPPRESSION de cet espace au profit d'un usage différent. Il faut assumer ! À l'évidence, madame Arosteguy n'assume pas. Et on la comprend. Elle préfère continuer à prétendre qu'elle ne sacrifiera pas le terrain Coubertin !

Quand on voit le partage incongru de cet espace... des joueurs de basket - pris en sandwich entre le bassin nordique et le «city stade» -... les maladroits pourront plus souvent qu'à leur tour aller récupérer le ballon dans la flotte !

Ça ressemble davantage à une piste de cirque qu'à de véritables espaces dédiés.

En vérité, dans ce document madame Arosteguy formalise pour la première fois un aveu d'échec.

Celui de n'avoir pas su convaincre pour emporter l'adhésion d'une large fraction de Biarrots. Pour espérer être réélue, il lui faut donc jouer avec la vérité de son projet de bétonnage d'Aguilera.

Mais n'assisterions-nous pas à un remake de ce qui a fait sombrer l'ancien maire Bernard Marie aux élections municipales anticipées de 1991 ? Rappelez-vous son projet fou de bâtir un hôtel de luxe, en lieu et place du Casino municipal et sur la colline aux hortensias.

À ceci près, qu'à l'époque, des personnes élues dans la Majorité mariste avaient su s'opposer à ce délire, plaçant en minorité leur maire. Sans doute ceux-ci avaient-ils conscience de travailler dans l'intérêt de leur ville et non au service d'une personne. À méditer...

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