LA PLAINE AGUILERA : LES TRICHERIES ET LES MENSONGES EXPLOSENT AU PLEIN JOUR

Avant de lire ce texte, regardez bien l'image de synthèse qui est celle dont la Ville de Biarritz - et donc la Majorité municipale - s'est servie pour faire la couverture du Biarritz Magazine de septembre-octobre 2025.


Cette image, créée par des moyens numériques, est censée donner un aperçu du plateau Aguilera APRÈS la construction des bâtiments du promoteur Robert Alday/Aldim.

Une telle image artificielle réalisée par des procédés infographiques, ça s'analyse pour en comprendre la véracité et la faisabilité. Quitte à faire perdre toute crédibilité aux arguments cent fois ressassés de la Majorité arosteguienne.

Tout d'abord, une première tricherie saute aux yeux : l'angle duquel l'image a été composée se situe à l'intersection des feux de signalement, au coin de l'allée d'Aguilera et de l'avenue Henri Haget.

Ainsi, grâce à ce point de vue il est donné à l'observateur de contempler une large profondeur de champ allant jusqu'à l’angle diamétralement opposé où sont figurés les bâtiments Alday, mais sur une toute petite échelle puisque la zone de netteté est réduite. Cette prise de vue n'est pas innocente : elle tend à laisser accroire que les bâtiments se fondraient aisément dans le décor et ne seraient qu'un détail du projet. Pourquoi, alors qu'il s'agit d'un aménagement qui se trouve sur l'autre angle du plateau, une vue aérienne n'a-t-elle été réalisée dans cet autre coin ?

La réponse est évidente : l'occupation des constructions Alday, aussi bien en hauteur que le terrain d'assiette, fait peur aux Biarrots : trop lourdingues, trop de mitoyenneté, trop de promiscuité. Puis il y a la disparition du parking qui donne sur cette image toute sa matérialité. Nous y reviendrons plus loin.

Deuxième tricherie :

Depuis ce même angle de photographie simulée, aurait également dû être montré aux Biarrots le bâtiment contenant à la fois des logements et le centre de formation. Or ce point essentiel est judicieusement «oublié». Est-ce prémonitoire de ce qui attend les Biarrots dans le cas où madame Arosteguy serait reconduite au fauteuil de maire ? Car les promesses de la candidate Arosteguy... on connaît, on a déjà donné pour le stade promis qui n'a jamais vu le jour !

La promesse «a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin», et le temps que les bulletins des supporters lui assurent son élection en 2020...

Mais revenons au bâtiment du centre de formation : s'il avait été figuré depuis cet angle de perspective, cela aurait permis à chacun de constater que le bétonnage sur la plaine Aguilera serait à son maximum.

Troisième tricherie :

dans le cas où les bâtiments Alday verraient le jour, il n'y aurait aucune marge de manœuvre pour faire évoluer la diversité des Sports sur la Plaine Aguilera. Et ce qui permet de le dire, c'est encore cette image virtuelle qui - répétons-le - provient de la communication de la Majorité Arosteguy.

Faisons la liste : trois terrains de rugby, les tribunes du stade Larribau, une piste d'athlétisme non-homologuée, le BO Omnisports, les terrains de tennis extérieurs, les tennis couverts, les terrains de padel, l'actuel centre de formation, la Villa Rose, le Musée du BO, les Bureaux, le Jai Alai, l'USB, le Bois du Mont-Orient, le futur bâtiment comprenant à la fois le centre de formation et des logements, et enfin les futurs blocs de bâtiments Alday.

Comme dirait Georges Brassens, «vulgairement parlant, c'est plein comme un œuf».

Comment alors imaginer, à l'avenir, faire naître d’autres pratiques sportives si tous les espaces sont déjà bâtis ? Est-ce cela que nous voulons transmettre aux futures générations ?

Quatrième tricherie :

le candidat aux Municipales Guillaume Barucq a préconisé que soit créé, en lieu et place des bâtiments Alday, un bassin nordique (piscine de plein air) de 50 mètres. Madame Arosteguy, soit à court d'idées, soit voulant s'assurer du soutien du candidat Barucq pour le second tour, soit les deux, a copié ce projet du programme de la liste Nouvelle Vague.

Mais cette dame a l'intention de la mettre où cette piscine ? Parce qu'après le bétonnage qu'elle vante tant et bien, il n'y a PLUS DE PLACE !!! Encore une de ses promesses nébuleuses ?

Cinquième tricherie :

sur cette image de synthèse, le stationnement n'existe plus ! À croire que dans cette nouvelle version de la plaine Aguilera, il n'y aura pas d’aller et venues de sportifs, ni de spectateurs de tous sports confondus, pas non plus de patients, de soignants, ou de visiteurs et salariés de la polyclinique, pas de clients des restaurants, pas de famille ou amis se rendant chez les nouveaux habitants des bâtiments Alday, pas de riverains. Un espace garni de fantômes sans voitures, en quelque sorte.

Et puis la municipalité Arosteguy sort du chapeau une énième la promesse : celle de construire un parking souterrain - et payant ! - de 400 places : peut-on nous indiquer où se trouvent, sur cette image, l'entrée et la sortie de cet aménagement ? Oui, oui, cherchez. Vous ne les voyez pas ? Serait-ce encore une future promesse oubliée ? Chat échaudé craint l'eau froide !

Sixième tricherie :

à la vue de cette image, comment peut-on raisonnablement dire que l'on ne bétonne pas la plaine Aguilera ? Si le site est actuellement imperméabilisé - c'est-à-dire goudronné -, madame Arosteguy joue sur cette réalité pour vendre un lendemain désimperméabilisé. C'est véritablement une escroquerie intellectuelle. Car à y regarder de plus près, des espaces de stationnement qui sont aujourd'hui goudronnés seraient, si par malheur les bâtiments Alday sortaient de terre, recouverts non pas d'espaces verts, d'arbres et de fleurs mais de... buildings en béton.

Il suffit de regarder l'image de synthèse figurant ici. Des faits, rien que des faits. Ces gens-là se dédisent au travers de leur propre propagande. Risible.

Alors, madame Arosteguy se gausse de mots et cherche à se convaincre elle-même : que son projet ne bétonne pas, que les bâtiments Alday ne participent pas à la spéculation immobilière, que la vocation sportive du lieu est respectée, que les amoureux de la Nature lui remettront le premier Prix de France de la végétalisation urbaine, que les Biarrots seront logés en priorité dans les logements sociaux, qu'il n'y aura pas de problèmes de stationnement, que les supporters du BOPB lui pardonneront ses mensonges...

Le récit de la maire sortante est au mieux erroné, au pire mensonger :

-car son projet de construction à Aguilera est - par définition - du bétonnage,

-que les 97 logements qui seront mis à la vente au prix du marché participeront, de fait, à la spéculation immobilière,

-que de permettre la construction de bâtiments sur un espace jusqu'ici consacré aux Sports est un irrespect envers l'histoire de notre ville,

-que la densification urbaine promise sur les plans serait un affront fait à tous ceux qui tiennent à préserver notre qualité de vie et notre environnement,

-qu'il est strictement interdit de faire valoir le lieu de résidence, de naissance ou de préférence pour l'attribution d'un logement social,

-que la question du stationnement n'a pas été sérieusement étudiée et qu'il s'agit d'une véritable bombe à retardement qui ne trouvera pas de solution,

-que les supporters du BOPB porteront leurs voix sur des candidats qui ont, au cours de ce mandat, su défendre publiquement leurs couleurs.

Alors les élus sortants parjures peuvent se rendre coupables de tricheries manifestes et débiter des mensonges à longueur de journée, mais les faits... les implacables, indéniables, irréfutables FAITS sont là !

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