FACE À LA CANDIDATURE DE SERGE BLANCO, AROSTEGUY LA CANDIDATE-QUI-OSE-TOUT

À Biarritz, nous avions déjà le «candidat-à-tout» en la personne de Max Brisson dont la pérennité - bon sang ne saurait mentir, est assurée par sa fille Emmanuelle -, nous avons désormais la «candidate-qui-ose-tout» avec madame Arosteguy.

Certes, plus souvent qu'à notre tour nous avions eu l'occasion de nous habituer, lors des conseils municipaux, au culot de madame Arosteguy, à sa faculté audacieuse d'accommoder la vérité pour servir sa cause, à ses tartufferies, à ses inversions effrontés de responsabilités, à ses méthodes déloyales.

Ce sont ces mêmes mauvais réflexes qui illustrent tout naturellement sa campagne dans laquelle la «candidate-qui-ose-tout» sombre dans l'outrance, avec le concours d'une bande organisée qu'elle dirige et a chargé de répandre la calomnie sur les réseaux sociaux, assimilant la contestation républicaine à une milice. Son conjoint veille tout particulièrement au bon fonctionnement de cette ignoble besogne, relayé par quelques sbires de même acabit qui, à leur tour, s'adonnent aux même contre-vérités.

Cela nous étonne ? Non ! Car que de fois n'avons-nous bondi face aux mensonges éhontés de l'édile biarrote, souvent mâtinés d’une perversité peu ordinaire.

Même prise la main dans le pot de confitures, nous l'avons vue nier tout plagiat du post du jeune Ilhan Alexandre qui avait relaté, non sans talent, ses impressions au sortir de la visite du tout-nouveau Musée Bonnat-Helleu. Pour qui connaît le «style» de la prose arosteguienne, elle ne pouvait en être l'autrice...

Nous nous souvenons de cet échange avec l'élu de l'opposition Patrick Destizon dans lequel madame Arosteguy assurait, en conseil municipal, connaître les circonstances de la création du quartier Kléber sous l'ère de Didier Borotra, alors qu'elle n'était même pas élue et ne participait donc pas aux débats internes.

Mais aujourd'hui, la campagne des Municipales étant lancée, ce n'est plus seulement au culot de la maire sortante que sous assistons, mais à une intoxication, une mystification dans les grandes lignes. Flanquée devant la Villa Fal, on la voit s'égosiller dans une vidéo, non sans cynisme, et nous expliquer qu'elle a sauvegardé ce patrimoine qu'elle a pourtant malproprement bradé à un loueur d’espaces de bureaux, comme le furent 6 autres propriétés municipales. Oui, il faut oser !

Quant à la lecture de son bilan, alors là c'est  carrément surréaliste ! Madame Arosteguy porte sûrement des lunettes roses ou ne doit pas habiter dans la même ville que nous. Remarquez, c'est un peu le cas. À propos, où réside-t-elle ? Nous la voyons regagner sa maison à Arcangues, un joli tas de Pierres construit par un gentil constructeur, sur une Terre communale que lui aurait vendue un gentil maire.

Puis nous voyons son nom sur une boîte aux lettres d'une maison biarrote et, voilà peu, Jean-Yves Viollier a relevé que figuraient aussi le nom de l'édile et de son complice-conjoint sur la boîte aux lettres de sa directrice de cabinet Marie-Laure Hubert-Nasser.

Avouez qu'il a de quoi tourner en bourrique celui qui ferait les vérifications d'usage : résidence principale, résidence secondaire ? Où est-elle vraiment ? Allez savoir ?

Tout cela n’est pas clair. Et pourtant, en plus de se tresser des louanges sur son mandat, madame Arosteguy aime jouer les donneuses de leçons.

Les yeux écarquillés nous voyons une maire bientôt sortie - qui, à l'évidence, n’a toujours pas intégré le principe selon lequel une élection induit plusieurs candidats -, porter fort opportunément un jugement sévère sur la carrière professionnelle d'un de ses six opposants, l'ancien international du ballon ovale Serge Blanco.

La crédibilité d'une critique dépend aussi de la légitimité de celui ou celle qui l'exprime. Or le propre parcours professionnel de madame Arosteguy ne témoigne ni d'une expérience significative, ni de réalisations comparables à celui qu'elle cherche à dévaluer.

Remettre en cause le parcours d'un adversaire peut être un exercice politique courant. Mais lorsque cette critique semble davantage motivée par la volonté de discréditer que par une analyse objective, elle perd de sa pertinence et affaiblit le débat.

Madame Arosteguy se plaît à rappeler le dénouement des affaires de notre Pelé biarrot. Elle est pourtant la seule des prétendants au fauteuil de maire en lice disqualifiée pour s'autoriser un tel rappel.

Il nous semble en effet, quand on a planté une ville comme elle l'a fait durant son mandat, que le mieux est encore de faire profil bas. Le contraire revient à s'exposer sinon à un retour de manivelles. Comme on dit dans le milieu du rugby, la boîte à gifles risque d'être de sortie.

Nonobstant sa légion d'honneur qui induit d'«éminents services rendus à la Nation» mais dont la liste nous est curieusement tue - pourquoi diable ? -, le profil de la «candidate-qui-ose-tout» est sans conteste le moins-disant, en face de trois chefs d'entreprise - messieurs Blanco, Fournier et Tardits -, un ingénieur en Eau et Environnement, un médecin généraliste, et une avocate.

Le prestigieux CV qu'elle mentionne dans son programme n'est pas conforme à sa Déclaration d'Intérêts Modificative - comprendre déclaration de revenus - qu'en tant que maire elle a été contrainte de communiquer à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.

Y figurent les activités professionnelles donnant lieu à rémunération ou gratification exercées à la date de l'élection ou de la nomination, ou au cours des cinq années précédant la déclaration, soit depuis 2015. Nous joignons copie de ces relevés dont les chiffres sont plus éloquents que nous pourrions l'être.

Vous le constaterez vous aussi, les missions «nationales et internationales» dont se targue madame Arosteguy paient mal, c'est tout ce que nous pouvons en conclure...

Au lieu donc de s'attaquer aux trajectoires professionnelles des autres, il convient de balayer devant sa porte ou de faire son propre examen.

Car si dans le débat public la critique est légitime et fait partie intégrante de la démocratie, il vaut néanmoins mieux que d'envoyer une boule puante à la face d'un adversaire politique.

La contradiction devrait permettre aux futurs électeurs de comparer les programmes de chacun, leurs priorités, leur ambition et les moyens auxquels ils entendent recourir pour y parvenir.

Il s'agit d'une confrontation d'idées, de projets, pas de personnes. Les électeurs attendent des solutions, une vision, un cap et une capacité à agir, et non pas des flèches personnelles décochées en direction de concurrents et qui détournent l’attention des véritables enjeux et - fort commodément - d'un bilan peu glorieux pour ne pas dire NUL.

Car critiquer exige aussi d'accepter d'être soi-même évaluée avec la même rigueur. Or madame Arosteguy est la seule, avec ses suiveurs politiques aux mêmes intérêts électoraux, à se satisfaire de son mandat qui pourtant accuse un déclassement et un appauvrissement criards de notre Biarritz.

Alors madame la «candidate-qui-ose-tout», de grâce ! Le respect, la cohérence et l'exemplarité devraient guider chacune de vos prises de parole publique, car l'arène politique biarrote n'est pas, n'en déplaise, ni une fosse à purin, ni un ring de boxe, ni le cirque Pinder.

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