BLÂMABLE ÉTAT DE LA VOIRIE À BIARRITZ : INDIGNATION DES BIARROTS
Cette vidéo, réalisée par le candidat aux Municipales Guillaume Barucq, évoque un des sujets les plus graves du bilan du mandat Arosteguy : celui de l'état de nos trottoirs et de nos routes.
Les témoignages de Biarrots qui ont chuté ici, là, ailleurs, pleuvent de toutes parts.
Plus aucun quartier ne répond à une bonne accessibilité pour les piétons, pire, aucune rue biarrote n'est préservée.
Et pourtant, une légende court dans la ville selon laquelle le centre-ville serait mieux entretenu - tant d'ailleurs sur le plan de la voirie que sur la propreté - que dans les quartiers.
C'est faux. Et le nombre de piétons qui ont été victimes de chutes à travers l'ensemble de la ville témoigne bien qu'il s'agit là d'une priorité absolue au prochain mandat.
Pourtant, la thématique avait été clairement identifiée par la candidate Arosteguy, en 2020, dans ses «12 priorités». Elle annonçait dans sa profession de foi : «Trottoirs : lancer un véritable plan de réfection des trottoirs et des rues».
Arrêtons-nous un instant sur ce qui, au terme de ce mandat, constitue un point clé de la psychologie Arosteguy : une candidate identifie un problème, pointe du doigt une défaillance, en fait un argument de campagne et, une fois élue, n'attache plus aucune importance au dit problème alors qu'il était dans ses moyens d'agir.
C'est d'une malhonnêteté caractérisée.
Ainsi, nous devons ajouter ces six dernières années où aucun plan général de rénovation de la voirie n'a été entrepris par la Majorité Arosteguy, entraînant un retard considérable de la ville et un travail immense pour le prochain maire.
Il est pourtant d'usage qu'à chaque mandature un maire s'assure d’accomplir sa part, pour à la fois permettre une action équilibrée dans tous les domaines qui méritent attention, mais aussi pour lisser les dépenses sur la durée du mandat.
Par exemple, durant son mandat de 2014 à 2020 le maire Michel Veunac - avec son adjointe déléguée à la Jeunesse et à la Vie scolaire Sylvie Claracq et son adjoint aux Travaux Patrick Destizon - avait permis la réhabilitation totale du groupe scolaire des Thermes-Salins et celle de l'école Victor-Duruy.
Madame Arosteguy, elle, avait promis en 2020 d'entièrement rénover le groupe scolaire du Braou et... ne l'a pas fait. Encore une promesse de campagne ravalée !
Et le temps passant, tellement d'écoles maternelles et primaires nécessitent aujourd'hui des travaux d'ampleur, sans parler de la création de nouvelles crèches qui font cruellement défaut.
Ce petit pas de côté est un exemple patent que ce qui n'a pas été réalisé au cours de ce mandat se répercutera automatiquement sur le mandat qui vient. Il s'agit donc d'une gestion irresponsable.
Quand un sol est irrégulier, la probabilité de chute concerne TOUS les piétons, du bambin qui commence à marcher à la dame très âgée avec une canne.
Pourtant certains pensent encore que seules les personnes âgées sont concernées : c'est faux.
Et à 48 ans, Guillaume Barucq l'a aussi compris et alerte - avec sa double casquette d'élu et de médecin - sur ce statu quo.
Combien de Biarrots nous disent avoir connu une immobilisation après une chute due, non pas à une étourderie, mais au très mauvais état des dallages, du goudronnage, de grilles d'arbres déchaussées, de bordures de trottoirs endommagées, de plaques d'égouts de guingois, de spots encastrés cassés, de marches ébréchées ?
Combien de Biarrots pleurent l'absence de rampes en bien des endroits pentus et glissants de notre ville ?
Combien de Biarrots sont, la nuit, privés de visibilité en l'absence d’éclairage municipal ?
Combien de Biarrots constatent que les abords de snacks et de restaurants ne sont jamais karcherisés, gras à souhait, et donc parfaits pour la glissade ?
Combien de Biarrots ayant la contrainte d'être en fauteuil roulant se freinent ou se privent même de balades dans leur propre commune, sachant pertinemment que l'accessibilité de la ville ne s'accorde pas à leur handicap ?
Guillaume Barucq l'affirme : «Nous ne pouvons plus faire dix mètres dans notre ville sans tomber sur un trottoir défoncé, une dalle enfoncée, un sol glissant. Toutes ces anfractuosités sur nos trottoirs génèrent des blessures que je retrouve à mon cabinet en tant que médecin. Des entorses, des fractures, des traumatismes parfois plus graves.».
Ces victimes ne sont pas reconnues comme telles. Et quand, par civisme et par crainte que d'autres malheureux chutent au même endroit, elles alertent le service «Allo madame le maire» pour informer sur la localisation de l'anomalie, elles sont abasourdies de ne pas constater de réparation sur ces lieux de chutes.
Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'une chute n'a pas pour tous les mêmes répercussions.
Et au traumatisme physique s'ajoute, bien souvent, le traumatisme psychologique : pas de reconnaissance municipale du préjudice subi, peur de sortir et de chuter à nouveau, rupture du lien social, anxiété, perte de confiance et sentiment de vulnérabilité.
C'est cette ville, que l'on dit impériale, qui accueille des millions de visiteurs dans un cadre urbain qui est la honte de ses habitants. Nous, Biarrots, souhaitons donner à voir une autre image de notre ville : celle d'une ville moderne qui respecte son histoire, ses habitants et ses visiteurs.
C'est cette ville, que l'on dit impériale, située en bord de mer et revendiquant le seul Palace de la côte atlantique, dont la cote immobilière atteint les 8.300€ au mètre carré, malgré l'état misérable de nos trottoirs.
C'est cette ville, que l'on dit impériale, qu'un classement truqué a classé première «Ville où il fait bon vivre», sans tenir compte de son aménagement urbain qui n'est plus ni rénové, ni entretenu.
Il n'est pas normal de croiser aussi rarement un adjoint ou une adjointe en ville. Cela marque leur déconnection avec le terrain, tant au sens propre qu'au sens figuré.
De cette mandature qui aura abîmé Biarritz, Guillaume Barucq clame que pour lui : «Les divergences sont devenues trop profondes et m'ont incité à porter cette nouvelle candidature. Biarritz ne peut se satisfaire d'une gouvernance rigide et à bout de souffle.».
Nous ajouterions à cette déclamation que Biarritz ne saurait se relever de six ans de plus d'inaction, de dilapidation, de renoncements et de toxicité. Voilà qui sonne comme un avertissement.
Voir lien de la vidéo de Guillaume Barucq : https://www.facebook.com/share/r/182zusQ2Ho/
