BIARRITZ : LES GRANDES RÉALISATIONS QUE TOUS LES CANDIDATS JALOUSENT...

Sauvegarder Biarritz souhaite, ce jour, rendre hommage au bilan municipal de Maider Arosteguy et de sa vaillante équipe.

Il serait injuste d'escamoter des réalisations qui ont apporté aux Biarrots un mieux-vivre dans leur cité, une fierté d'appartenir à leur communauté.

Nous allons commencer par l'installation qui nous vaut d'être enviée par le Pays Basque tout entier : la FONTAINE DE LA PLACE SAINT-CHARLES.

Remarquable création dont l'inventivité est telle qu'elle nous interroge sur ce génie qui a bien pu en imaginer la conception. Son nom doit être célébré et son œuvre reconnue par les passionnés de l'onde qui coule. Faudra-t-il, tant le public accourt pour l'admirer, sans y goûter car l'eau n'est pas potable, faire bientôt payer son accès, telle la fontaine de Trevi ? Nous le craignons.

Un Suisse, rencontré à Shanghai, nous a expliqué éprouver quelque honte de son misérable jet d'eau genevois depuis qu'il a posé les yeux sur notre splendeur de pierre à Saint-Charles. Quelle émotion !

Mais le plus beau compliment nous est adressé par un Versaillais à qui les Grandes Eaux n'ont rien d'étranger. Il nous a dit ressentir l'âme de Le Nôtre flotter sur cette place biarrote si simple, si humble. Alors, humons !

Cette période pluvieuse nous fait rêver de plages idylliques et de paysages tropicaux ; une escale au Jardin Public s'impose pour mirer ses beaux PALMIERS qui nous rappellent des cieux plus cléments. Mais les palmiers sont à l'unisson de notre déprime hivernale, si bien que nous est venue l'ingénieuse idée de leur remonter le moral en faisant appel à des chanteurs tahitiens. Bilan carbone oblige, nous avons fait appel à deux Tahitiens qui habitent à Chéraute. Répétant sans cesse «Te here nei au ia oe, e tumu pama nehenehe», nous pensions sincèrement éveiller en eux des souvenirs lointains des îles Sous-le-Vent.

Autre réalisation qui ne mérite qu'un mot, un seul : révolutionnaire ! LE TERRE-PLEIN DE L'ENTRÉE DU GOLF DU PHARE.

Cette forme si originale, ce béton si lisse, cette peinture si liquide, que de talents composés sur lesquels il aura fallu compter pour aboutir à cet espace protégé.

Admirez, prenez le temps, tournez autour. Ne croyez pas que cette réussite est le fruit d'une improvisation. Il aura fallu dépêcher une équipe compétente dont l'experte entreprise s'est, sans doute, aimablement absentée du chantier de Notre-Dame de Paris pour en mener l'aboutissement. Cela mérite quelques applaudissements ! S'il vous plaît, merci, merci, merci pour eux.

Passons à ce qui symbolise la beauté de notre Biarritz : la BARRIÈRE. 

Non, vous faites erreur, pas le Casino Barrière, non non, les barrières métalliques qui encerclent notre ville avec la douceur des bras protecteurs d'une mère. Leur contact - froid en hiver et chaud en été - est le témoignage d'une matière sensible qui s'anime à notre toucher.

Placées ici et là, nous les voyons un peu partout, beaucoup partout, leur nombre semble inépuisable. Les détecter semble être presque un jeu, comme lorsque, enfants, nous partions à la chasse aux œufs de Pâques.

Leur présence inattendue, en des sites au paysage remarquable dans le centre ancien et près de bâtisses d'exception, nous engage à les contempler sous un jour nouveau.

N'oubliez jamais que nous devons cela au bon goût de madame la maire.

Mais ce qui nous a véritablement permis de nous rassurer sur la priorité donnée par la Majorité Arosteguy à l'esthétisme, ce sont les POTELETS.

Trônant en des lieux où l'on les attendrait le moins, ils forcent au respect d'un virage subit.

Façonnés tant par la main de l'homme - et de quelques femmes, soyons justes -, que de quelques carrosseries égarées, ou encore par les éléments naturels, ces exquis totems en plastique prennent, tour à tour, des formes étranges dont la poésie ne peut nous échapper. Cette présence artistique - et nous espérons que vous les verrez dorénavant ainsi - permet d'offrir à l'automobiliste, un brin grincheux ou un peu pressé, un moment de méditation sur l'intention de son créateur de l'avoir posée en cet endroit. Jouant avec l'espace, telles les colonnes Buren du Palais Royal, ces plots sont devenus des œuvres interactives.

Un tour en centre-ville nous engage inévitablement à faire du lèche-vitrines mais les plus appétissantes sont, sans conteste, les SUCETTES JCDECAUX. Astucieusement érigées dans des périmètres patrimoniaux incontournables, et répondant avec bonheur aux villas de pierre, ces écrans lumineux nous charment à participer à l'achat de ceci, de cela, et davantage encore, plutôt hors de notre ville. Leurs appels étincelants nous ensorcellent et nous persuadent du romantisme d'une paire de chaussures ou à la sublime représentation d'un carrosse thermique.

Cette dégustation de sucettes nous ayant donné soif, nous nous acheminons vers l'Hôtel du Palais en face duquel de magnifiques POTS EN PLASTIQUE trônent fièrement, nous rappelant que si tout est éphémère, le plastique, lui, ne l'est pas. Magnifiquement intégrée dans ce décor Second Empire, cette série limitée - à peine deux millions de pièces - méritait que la Ville investisse pour les générations à venir. Quand on pense qu'une œuvre d'art aurait pu garnir ce terre-plein qui n'est ni en terre, ni en plein ! Remarquons cette invention propre à Biarritz : on ne dit plus terre-plein, on dit désormais béton-vide.

Ce TROTTOIR «RÉPARÉ» devant la chocolaterie Henriet est une sculpture invisible.

Est-ce un message subliminal pour nous rappeler que nous ne sommes pas tous au même niveau d'égalité à Biarritz ? Sorte de test de réflexe podologique, ce dénivelé attend impatiemment que des escaladeurs avertis foulent son espace. Hélas, ceux-ci, à tort, préfèrent l'Everest. Devenue l'été piscine olympique pour fourmis en journée et cafards en soirée, l'espace permet aussi un jeu ludique aux quelques bambins qui empruntent ce chemin. En vérité, aussi bien l'Animal que l'Homme n'a rien compris : il s'agit d'une installation contemporaine dont l'éphémérité est devenue permanente.

Ceci est un TROU, nous dirait l'artiste Ben. Et on ne saurait le contredire. Est-ce un nid-de-poule ? Trou de mémoire, trou de chaussette, trou de budget, ce trou de trop interroge.

Comme c'est beau tout de même un trou sur la route ! Nulle part comme à Biarritz nous est donné de se recueillir sur d'aussi beaux trous. Un inconvénient : une sorte de compétition s'est engagée entre Biarrots pour désigner, le plus beau, le plus grand, le plus majestueux trou de son quartier. Milady ou Saint-Martin, La Négresse ou Beaurivage, Lahouze ou Saint-Charles, il faudra bien les départager, quitte à faire des déçus.

Petits et grands trous : ceux laissés par feux les TAMARIS nous versent dans une mélancolie certaine. Tamaris disparus, où êtes-vous donc ? Feriez-vous partie de ces Biarrots qui ont arraché leurs racines pour fuir dans un ailleurs ? Nous pleurons votre absence et les grands trous caillouteux laissés vides sont de quotidiens rappels de votre départ éternel.

Gardons le meilleur pour la fin. C'est avec une affection particulière que Sauvegarder Biarritz rend hommage à la magnificence des BLOCSTOPS. Quelle beauté ! Quelle grâce ! Quelle harmonie !

Faut-il qu'un ange se soit penché sur le berceau de notre maire pour qu'une chose si belle nous parvienne. Seul un esprit surdoué pouvait en imaginer l'omniprésence dans l'espace public biarrot.

Quelques anarchistes en maillot de bain - et nous avons même les preuves photographiques d'une petite fille de quatre ans en maillot à pois qui aura été entraînée de force à s'y essuyer les pieds - l'ont désigné comme banc au sortir de la plage. Nous regrettons qu'ils n'aient compris que ces blocstops sont des symboles de remparts et non pas des assises.

D'autres agitateurs, sur lesquels notre police municipale ferait bien de porter un regard attentif, ont même été vus y dégustant une glace. Quel détournement intolérable ! Penserait-on à faire la même chose sur la sculpture de Jorge Oteiza ? Il y a là un dévoiement du sens premier de la pose des blocstops et qui n'aura échappé à aucun esthète : mais leur éclat bien sûr !

Avec un tel bilan aussi flatteur, on peut aisément comprendre que le don d'une œuvre de Louis Derbré n'ait suscité que mépris de la part de madame Arosteguy et de son adjointe Laffolé-Pinatel : il est vrai que l'artiste n'a d'oeuvres visibles que dans de petits villages tels que Tokyo et Paris. Quel intérêt pour notre ville de compter parmi ses sculptures une création d'un artiste présent dans les musées et chez de grands collectionneurs ? La sculpture de la discorde est dorénavant visible à Anglet : il est vrai que notre ville a délocalisé l'inutile question de la Culture chez nos voisins...

Décidément, quel merveilleux bilan. BRAVO.

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