ANA EZCURRA ET L'ÉQUIPE BIARRITZ BERRI : L'ÉTHIQUE AU SERVICE DES CONVICTIONS
Une chose est certaine : ce groupe, qui a choisi un quartier populaire - Pétricot - et un cadre sans faste - la Maison des Associations - pour présenter les colistiers, le programme, et un nouvel outil virtuel dénommé «Mintza», a de la suite dans les idées. Celle, par exemple, de proposer «un profond changement de méthode» ainsi que le dit fermement sa candidate aux Municipales Ana Ezcurra.
L'avocate en droit des affaires poursuit : «Nous avons fait un choix fort : celui de la démocratie réelle. Notre programme n'a pas été écrit dans un bureau. Il a été construit avec les habitantes et les habitants, les associations et les forces vives de Biarritz, à travers des groupes de travail, des rencontres de terrain et une large consultation citoyenne. Plus d’une centaine de personnes y ont contribué.», de sorte que nous comprenons rapidement que le slogan de campagne «Avec et pour les Biarrots» ne sont pas de vaines paroles.
Chez Sauvegarder Biarritz, nous croyons qu'il est nécessaire d'analyser le mandat sortant pour justifier de proposer sa candidature aux Biarrots. Comprendre les erreurs du passé récent, les énoncer à haute et intelligible voix, c'est d'abord ne pas les reproduire mais c'est aussi un pré-requis pour signifier aux habitants qu'une nouvelle façon d'exercer le pouvoir est possible.
À cela, Ana Ezcurra s'est limpidement distinguée : «Biarritz a besoin d'une action publique transparente dans ses choix, responsable dans sa gestion financière et construite avec ses habitants.».
Et d'ajouter que «Pour Biarritz Berri, la première urgence est démocratique : reconstruire la confiance entre les habitants et la mairie.» : il est, en effet, à redouter que les Biarrots se sentent tellement trahis par le mandat 2020-2026, qu'ils n'osent à nouveau confier leur bulletin de vote.
Ce serait une erreur d'agir ainsi pour deux raisons :
-1) il serait injuste de faire rejaillir sur de nouveaux candidats les mauvais comportements de la majorité sortante,
-2) ne pas voter, c'est donner une chance à la maire sortante de poursuivre son œuvre délétère.
D'ailleurs, Ana Ezcurra et ses colistiers ont une vision partageuse du Pouvoir - ils l'ont prouvé dans la désignation de ceux qui participent à la liste participative et citoyenne - et ils entendent bien faire participer les habitants «tout au long du mandat et pas uniquement au moment du vote».
Tout projet, aménagement, disposition qui est concerté remporte forcément l'adhésion du plus grand nombre ; le citoyen ne peut donner un chèque en blanc à une liste sans être aussi un acteur de l'évolution de sa ville. Avec cette liste, donner son avis ne sera pas seulement tous les six ans.
Les personnes composant ce groupe ont compris l'exaspération des Biarrots d'être privés d'information - et non de communication ! - sur le fonctionnement de leur cité. Ils opposent à l'«autopromotion» de madame Arosteguy «une communication municipale utile, factuelle et centrée sur les habitants», «des bilans budgétaires réguliers et rendus publics», «un accès libre à l'ensemble des dépenses de fonctionnement de la mairie» et «des grands votes citoyens sur les projets structurants».
«Biarritz doit rester une ville à vivre, pas seulement une ville à consommer. Une ville par et pour ses habitants.» : C'est probablement l'avis le plus partagé dans tous les quartiers biarrots : celui qu'ont les locaux d'être des figurants dans leur propre ville, où le cadre de vie ne serait qu'un décor de théâtre et les acteurs principaux des gens de passage.
Ce cadre étant posé, il serait absurde de développer sur ce court texte le programme de Biarritz Berri qui compte 24 pages : une lecture approfondie s'impose donc. Ce décryptage s'entame par un plan sur les premiers 100 jours comptant 15 mesures où il est promis de passer concrètement «des engagements aux actes».
Parmi ces mesures :
-un «audit des finances et des politiques publiques par un comité indépendant.»
-«Gel de toute nouvelle dépense de fonctionnement non essentielle, moratoire sur les recrutements, les dépenses de communication et d'événementiel avec pour objectif de stopper la dérive budgétaire.»
-l'«Attribution d'une délégation pleine et entière à l'euskara par un élu euskaldun.»
-«Aguilera : état des lieux du projet en cours et présentation du projet alternatif "Aguilera Berri".»
Nous avons choisi, de manière aléatoire et tout à fait subjective, de mettre en lumière UNE mesure par thématique.
-Il nous est promis une GOUVERNANCE «éthique et irréprochable avec la mise en place d’un registre public des conflits d’intérêts et le recours régulier à un déontologue indépendant» et de «rendre des comptes chaque année aux habitants».
-À propos de la COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION DU PAYS BASQUE, Biarritz Berri compte «Redonner à Biarritz toute sa place au sein de la CAPB» : c'est là où se trouvent les financements, les décisions urbanistiques, l'action des mobilités et la mise en place d'une politique environnementale.
-Biarritz est au Pays Basque et l'EUSKARA en est sa langue ; Ana Ezcurra veut «Garantir une mairie bilingue : par un accueil en euskara dans l’ensemble des services municipaux, le renforcement du service dédié à la langue basque, la formation des agents volontaires et une communication institutionnelle systématiquement bilingue, orale comme écrite.».
-Pour la question prioritaire du LOGEMENT, il est avancé «1.000 logements nouveaux produits sur le mandat, 100 % en résidence principale, à prix abordables.».
-Dans le soutien à l'ÉCONOMIE LOCALE, la «Création d’un "Village d’Artisans" et de solutions immobilières accessibles au sein de la zone d’activités d’Iraty pour faciliter l’installation et le développement des entreprises locales.».
-Les MOBILITÉS sont au cœur du projet avec un renforcement des transports en commun et «plus de 15km de pistes cyclables sur le mandat, 100% des quartiers reliés au centre-ville sans voiture».
-Entamer la TRANSITION ÉCOLOGIQUE de la ville et «Généraliser la végétalisation et la désimperméabilisation des espaces publics» avec «1.000 arbres plantés par an d'ici à 2030 dans le cadre d'un Plan Canopée pour rafraîchir la ville».
-En direction de l'ENFANCE est certifié «100 % des écoles rénovées thermiquement et végétalisées sur le mandat.».
-Grande oubliée du mandat, la CULTURE revient ! «Renouer avec les grandes expositions estivales (sur le format de l’expo au Bellevue) et développer des coopérations inter-musées (Bonnat, Guggenheim, Fonds Régional d’Art Contemporain, Philharmonie, etc...), interrégionales et transfrontalières (Euskadi, Navarre).»
-La SOLIDARITÉ se renforce grâce à la volonté de «Développer des outils coopératifs et solidaires : avec la création d’une épicerie sociale coopérative, de ressourceries, de dispositifs d'échanges de services entre voisins inspirés de l'Auzolan ainsi que l'entretien et le développement des boîtes de dons dans les quartiers.».
-NOS AÎNÉS seront accompagnés grâce à l'«Objectif de 700 bénéficiaires accompagnés par le CCAS, contre environ 500 aujourd’hui.».
-Déploiement de la VILLE-SANTÉ pour «Faciliter l’accès aux soins pour tous : en mettant en place une mutuelle municipale sans condition d’âge, de ressources ni questionnaire médical».
-Se nourrir mieux grâce à notre SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : «Sensibiliser dès l'école à l'alimentation saine : avec des actions pédagogiques et des interventions de professionnels et d’associations.».
-PRÉSERVER L'OCÉAN en créant «un Parlement de la Mer doté de véritables moyens d’action».
-Amener tous vers le SPORT en facilitant «l'accès au sport dès le plus jeune âge : en créant un Pass Sport Biarritz à tarification solidaire».
-Agir pour la TRANQUILLITÉ PUBLIQUE avec la «Création d'un "Maire de nuit" pour une gouvernance dédiée à la vie nocturne biarrote.».
Nous invitons les Biarrots à consulter le profil des trente-sept personnes qui figurent dans cette liste où tous se sont engagés «à exercer le mandat de manière collective et transparente».
Il est à noter que le programme de Biarritz Berri est intégralement disponible en euskara et qu'un enregistrement audio est à la disposition des personnes malvoyantes.
À l'heure des campagnes municipales où il est de bon ton de se vanter de donner toute sa place à l'identité basque et à l'inclusion, il est agréable d'observer que les intentions sont déjà suivies d'effet.
