L'OBSESSION DE LA COM' : QUAND LA PARLOTTE REMPLACE L'ACTION

C'est véritablement une marotte de la maire. L'hyper communication à tout bout de champ. Au détriment même du raisonnable et du pondéré.

Ne pouvant compter sur l'inauguration d'un lieu ou d'un projet, il faut trouver quelque chose à célébrer. Panique à bord ! Que peut-on inaugurer ? Nous ne reprendrons pas ici le nombre de rubans coupés au cours de ce mandat pour des circonstances... pour le moins comiques. Eh hop, on ressort le ruban tricolore ! Le Clochemerlesque à son paroxysme.

Et nous le regrettons sincèrement, car si madame Arosteguy avait inauguré de vraies réalisations, cela aurait voulu dire que ce mandat ait servi à quelque chose pour notre ville. Quand on aime sa ville, on n'a qu'une envie : c'est de la voir toujours améliorée. Avec Arosteguy au pouvoir, l'orgueil des Biarrots n'aura pas été soumis à rude épreuve, c'est le moins que l'on puisse dire.

Nous avions développé, dans nos colonnes, sur le «Sondage OpinionWay pour la ville de Biarritz» commandité par la maire sortante pour tenter de compenser son manque de connaissance de sa ville et de ses besoins. D'abord sur la situation à Biarritz depuis 2020, puis sur le volet environnement, nous voyons que dans l'échantillonnage des 522 personnes qui auraient été interrogées, les avis exprimés sont à interprétation variable.

Aujourd'hui, nous ne résistons pas à vous faire connaître une pépite que recèle l'enquête où le sondeur s'interroge sur «Le sentiment d'information sur l'action de la municipalité» :

Très bien informé 17%

Plutôt bien informé 57%

Plutôt mal informé 19%

Très mal informé 7%

En résumé : 74% de Biarrots seraient bien informés, contre 26% de mal informés.

Et pour cause.

Si l'on peut, en fin de mandat, remettre un seul prix d'excellence à la municipalité, c'est bien celui de la Communication. Partout, tout le temps, pour tout et n'importe quoi : aucune piste n'aura été écartée par ceux-ci pour se faire valoir.

Utilisation du bulletin municipal en support de propagande au service d'un camp et non plus de la Ville, imprimés de toutes sortes sous l'aspect de catalogues, de livrets, de flyers et de dépliants, création d'un support trimestriel baptisé «Imagine Biarritz» où l'opposition municipale est déniée d'un droit d'expression, manipulation démesurée des réseaux sociaux, maniement de la presse locale qui offre - en échange de publicités - un aimable rédactionnel, affichage redondant sur les immondes sucettes JCDecaux, réunions bêta de pseudo-concertation : rien n'aura été épargné aux Biarrots.

Pour autant, jamais l'expression «parler pour ne rien dire» n'aura été si vraie, car communiquer c'est bien, mais à condition de dire quelque chose qui en vaille la peine.

Et c'est certainement là que madame Arosteguy et ses conseillers se trompent. Agir positivement pour sa ville, c'est un pré-requis obligatoire pour communiquer.

Sinon, le marketing du produit Arosteguy n'est qu'une vulgaire propagande du vide. Un vide sidéral qui se traduit par un bilan aux réalisations tristement creuses. Mais de ce bilan aride, les communicants de madame Arosteguy ont pour pour mission d'en faire un atout.

C'est ce que l'on nomme le storytelling. C'est une technique de communication qui s'appuie sur la narration émotionnelle qui cherche à convaincre et que l'on peut aussi simplement décrire en «art de raconter des histoires». Dans cette démarche, la vérité n'a que peu d'intérêt. Ce qui compte, c'est l'objectif : séduire l'électeur par un récit positif, enrubanné et joyeux. Et à n'en pas douter, la «positive attitude» aurait pu être efficace si cette municipalité ne s'était trompée sur toute la ligne.

De quoi les communicants pourront-ils se servir pour vanter la candidate Arosteguy ?

Des scandaleux prix du stationnement ? De la saleté repoussante de la ville ? Du mauvais sort réservé à nos aînés ? Du patrimoine municipal vendu dans des conditions qui interrogent ? Du vilain oubli des plus fragiles et des plus démunis ? De l'enlaidissement voulu et assumé de notre cité balnéaire ? Du néant en politique culturelle au service des Beaux-Arts ? De la disparition d'une action bénéfique au service de l'Environnement ? De la concrétisation de la promesse d'un nouveau stade pour le BOPB ? Des tensions internes en mairie de Biarritz ? De l'appauvrissement des associations au profit de dépenses inutiles qui interpellent ? De la préoccupation permanente d'additionner du Tourisme au Tourisme ? Et si c'était pour flatter tous les nids de poules et autres crevasses de la voirie biarrote ?

Parce que ça ce n'est pas du storytelling à l'eau de rose. Ça c'est le réel qui est factuel, palpable, indiscutable.

De ce fait, ce bourrage de crâne au récit un peu mièvre peut sembler naïf comme démarche, mais il existe un électorat non-négligeable qui aime à être rassuré, à qui l'immobilisme est vendu comme de la stabilité, à qui le changement de gouvernance est expliqué comme une inquiétude.

Cet électorat prudent est en fait berné par des mensonges. Il faut donc lire, analyser et disséquer le récit officiel pour échapper à l'endoctrinement de nos cerveaux par des personnes qui ont tout intérêt à ce que rien ne change.

Mais les petits intérêts qu'ils cherchent à préserver n'intéressent pas les Biarrots, comme la communication outrancière n'améliore en rien leurs infrastructures et leurs services municipaux.

Crise de confiance populaire = crise politique : celle que traversent Arosteguy et sa moutonnière majorité municipale depuis maintenant de nombreux mois puise donc sa source dans cette inertie.

Le choix de la candidate Arosteguy pour son directeur de campagne trouve ici sa pleine logique ! Celui qui se présente comme un «consultant en communication de crise et réputation» - Nicolas Trinquier, pour ne pas le nommer - n'est qu'un maillon de plus à la chaîne obsessionnelle pour la com' qu'a instaurée la maire sortante pour lui servir d'alibi.

Comme si le bilan n'était pas suffisamment criard pour que les Biarrots ne renouvellent plus leur confiance ! La rupture est désormais actée.

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