FRESQUE BEAURIVAGE SERGE BLANCO/PASCAL ONDARTS : QUAND MAIDER AROSTEGUY NE PEUT PLUS LES VOIR EN PEINTURE
Nous vous avons, hier, entretenu du terrible problème qui taraude des propriétaires d'un immeuble et d'une maison situés au rond-point André-Lichtenberger, au quartier Beaurivage.
Si nous avons voulu jeter toute la lumière sur cette affaire, c'est pour apporter à la connaissance de l'équipe qui dans deux mois sera aux manettes de la ville, toute l'urgence que la situation convoque.
En résumé, trois experts ont établi la responsabilité de la mairie dans son absence total d'entretien et d'étanchéité du jardin municipal et des fresques, depuis trente-quatre ans. De ces rapports d'expertises, madame Arosteguy s'en désintéresse et, à son habitude, reste dans sa vérité parallèle.
Nous la laisserions volontiers avec ses chimères si cela n'avait des conséquences dramatiques pour des Biarrots.
Infiltrations, moisissures, fragilisations structurelles : la coupe est pleine pour ces habitants qui subissent depuis plus de deux ans les effets d'une désinvolture municipale.
Comme toujours lorsqu'il est question d'une aberration arostéguienne, on ne compte pas un mais plusieurs sujets dans le sujet.
Ainsi madame Arosteguy a marqué de sa volonté de procéder à la rénovation de la fresque historique où se trouvent figurés, depuis 1992, les emblématiques joueurs du Biarritz-Olympique Serge Blanco et Pascal Ondarts.
Mais - ô surprise ! - la «rénovation» promise par Arosteguy est en fait le projet de recouvrement, et donc de remplacement de notre mythique fresque à laquelle tant de nos locaux tiennent.
Quand on vous dit que ces destructeurs de notre Biarritz authentique nous auront tout fait !
Nous allons tout vous expliquer : madame X et les copropriétaires de l'immeuble sont dans l'impérieuse nécessité d'opérer au ravalement de leurs façades.
Pour avoir le droit, à l'époque, de peindre une fresque sur des murs qui appartiennent à des privés, une convention liait la Ville de Biarritz aux copropriétaires. Ce contrat est aujourd'hui caduque et libère de toute obligation ceux qui souhaiteraient rénover leurs murs extérieurs. Mais conscients de l'attachement des Biarrots pour cette fresque murale, ceux-ci ne sauraient repeindre d'un vulgaire coup de blanc nos aimables représentants du rugby biarrot.
Alors, que faire ?
La seule option serait de procéder, dès le printemps, aux réparations, puis d'attendre le délai nécessaire - de longs mois - à l'assèchement des surfaces, avant de faire appel à une société spécialisée dans les fresques urbaines afin de nous faire retrouver, dans des couleurs éclatantes, messieurs Ondarts et Blanco.
Mais dans l'invraisemblable projet de madame Arosteguy, les choses se dérouleraient autrement.
Dans l'idée, madame Arosteguy et son administration laisseraient les entreprises des particuliers faire le ravalement, puis déclarent, à l'écrit, qu'«il faut compter environ cinq mois pour aboutir à la réalisation de la fresque, selon le calendrier suivant : validation de la maquette, obtention de la Déclaration Préalable, pose de l’échafaudage, travaux de préparation des façades, puis réalisation de la fresque (environ un mois, sous réserve des conditions météorologiques)».
Déjà au conseil municipal du 5 mai 2025, Patrick Destizon sentait bien que ce dossier patinait et avait pris la parole pour en connaître l'évolution : «L'ancienne majorité municipale, lorsque j'étais adjoint en charge des travaux et de l'urbanisme, avait envisagé une réfection de celle-ci juste après les élections de 2020. Or, cinq années sont maintenant passées et la fresque continue à se dégrader. Nous souhaiterions savoir où en est votre réflexion sur ce sujet et si seulement vous en aviez une.».
La réponse apportée alors par madame Arosteguy permettait d'être tout à fait rasséréné puisqu'elle développait à la fois sur le bon dialogue instauré entre la Ville et les copropriétaires chez qui la fresque est apposée et un calendrier des travaux prenant en compte aussi bien la déshumidification des murs que la rénovation de la fresque.
Et madame Arosteguy avait poursuivi en affirmant que «la fresque monumentale d'environ 400 m2 constitue une œuvre emblématique du paysage urbain du quartier Bibi Beaurivage.».
«Oeuvre emblématique» dit-elle, alors qu'en réalité elle cache à la ville entière des intentions peu avouables que nous verrons plus loin ? Madame Arosteguy avec la haine que nous lui connaissons, considère comme un crime de de lèse-majesté que Serge Blanco ait eu l'outrecuidance de ne pas moutonner avec les anciens joueurs rouge et blanc «Galactiques» et donc de lui résister. Il fallait donc que celui-ci disparaisse de sa vue - au sens propre comme au sens figuré - au plus vite et c'en est de même pour Pascal Ondarts dont l’emblématique brasserie biarrote avait pourtant été choisie par madame Arosteguy pour fêter son élection. Sans doute l'amitié de l'ancien pilier avec le plus célèbre des numéro 15 lui est insupportable.
Rayé, balayé, effacé - bientôt oublié ? - messieurs Ondarts et Blanco ?
Pour réaliser une nouvelle fresque, un projet est commandité par la maire sortante à la coopérative lyonnaise CitéCréation.
Ici arrêt sur image.
Biarrots, vous pensiez être consultés pour décider de la thématique artistique de cette fresque murale ? Mais que nenni ! Les copropriétaires ont, eux, proposé à la Ville d'avoir recours à la démocratie participative et d'intégrer les habitants à la décision en faisant un appel à projet.
REFUSÉ par l'entourage administratif qui se fait le porte-parolat de madame Arosteguy qui veut imposer un projet dont le thème serait «J'ai pour moi les vents, les astres et la mer».
Tiens, tiens... comme par hasard. Ça ne nous rappellerait pas un certain exposant qui a occupé par deux fois les cimaises du Bellevue ?
C'est cela le système Arosteguy : imposer à tous les décisions d'une seule.
Tant pis si cela accouche d'un monstre, tant pis si l'histoire biarrote et les personnalités qui la représentent sont bafouées, tant pis si la portée artistique du projet est inexistant, tant pis si la dimension culturelle est balayée ; puisque madame Arosteguy en a décidé autrement, cette fresque ne peut être qu'une idée géniale. D'ailleurs, qui de son proche entourage - élus et cabinet - oserait faire valoir un autre avis ? Et en ont-ils un ? Cela reste à prouver.
Mais ces gens ne doutent de rien. N'apportant aucune réponse concrète aux malheureux copropriétaires qui subissent depuis plus de deux ans les conséquences d'une négligence municipale, voilà que la Ville se montre bien plus prompte à donner de la personne de monsieur le directeur des affaires culturelles Matthieu Bardiaux pour leur demander de signer une «convention de mise à disposition de murs afin de réaliser une fresque artistique» d'une durée de dix ans. L'on demande à ces personnes de confier aveuglément leurs murs à une Ville sans qu'ils soient associés au projet graphique et artistique, puis de contresigner un document sans avoir, au préalable, traité les causes des infiltrations. Faudrait décidément arrêter de prendre les Biarrots pour des «nigauds».
D'abord considérée par certains parangons du Beau et du bon goût comme kitsch, cette peinture urbaine peuplée d'une allégorie du rugby s'est imposée, avec le temps, au cœur de tous, comme une œuvre murale qui est un marqueur identitaire du quartier Beaurivage, mais aussi le symbole d'un Biarritz si authentique et populaire qui devient trop rare.
Nous ne répéterons jamais assez que l'histoire d'une ville passe par ses paysages, ses monuments, ses grandes dates, mais aussi et surtout par ceux qui ont font sa petite histoire, qui participent à ses particularismes esthétiques, à ce quelque chose de vrai qui n'est parfois perceptible que par ceux qui font l'effort de voir.
Voltaire ne nous disait-il pas que «La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme.» ?
