ABANDON D'ENTRETIEN DE LA VILLE PAR AROSTEGUY : UN CADEAU EMPOISONNÉ DE PLUS ATTEND LE PROCHAIN MAIRE
Depuis que Sauvegarder Biarritz existe, nous recevons les témoignages les plus variés quant à l'incurie de la gestion de la Majorité Arosteguy. Entraînant - de gré ou de force - toute une administration dans ses manquements et ses négligences, trop de problèmes dont la résolution était pourtant au départ d'une facilité déconcertante, se sont souvent transformés en feuilletons sans fin pour ceux qui en subissent, chaque jour, les néfastes conséquences.
Nous en avons encore eu la preuve avec une affaire qui, en tous points, démontre soit une volonté manifeste de madame Arosteguy de s'exempter de ses obligations, soit une réelle méconnaissance de ce qu'il revient à la Ville de régler.
Notre récit se passe à Beaurivage, dans ce quartier melting-pot où se mêlent à la fois les Biarrots les plus anciens et des néo-Biarrots séduits par l'esprit de village qui y règne.
Mais derrière les murs de ce paysage paisible se cache une histoire : celle d'une femme qui a tout quitté et pris des risques financiers pour accomplir son rêve de toujours : s'installer, à l'année, à Biarritz ! Notre amoureuse de Biarritz n'a pas agi sur une lubie mais a construit patiemment son projet. Mais voilà que ce rêve, devenu réalité, s'est aujourd'hui transformé en cauchemar.
Un cauchemar qui n'aurait jamais dû exister mais dans lequel madame Arosteguy a très curieusement pris la posture de chef d'orchestre, cherchant des problèmes là où il n'y en a pas, ouvrant un conflit qui n'avait pas lieu d'être, et conduisant cette affaire aussi mal que le fut son mandat.
En effet, madame X était si peu querelleuse envers madame Arosteguy qu'elle a voté pour elle en 2020 et s'est engagée, dans une optique positive pour sa ville et de manière bénévole, au sein du conseil de quartier de Beaurivage.
Madame X - nous désignerons ainsi la victime - achète en 2020 une maison qui donne sur le rond-point André-Lichtenberger. Elle souscrit à un emprunt, et pour l'obtenir ce prêt elle se conforme aux vœux de son conseiller bancaire qui lui recommande de rentabiliser son bien en le louant - été comme hiver - afin d'avoir ainsi un revenu permettant de donner confiance aux prêteurs.
Madame X entreprend alors d'importants travaux de rénovation s'étalant sur une durée de deux ans. Puis elle occupe le logement à l'année et accueille avec soin des touristes, lesquels bénéficient pleinement de l'art de vivre biarrot dans une maison soigneusement aménagée autour de l'art de l'Etxe. L'ensemble de ces activités se déroule sans incident et dans les meilleures conditions.
Ces travaux ont par ailleurs contribué à améliorer significativement l'aspect extérieur de la maison, particulièrement visible à l’entrée du quartier de Beaurivage, laquelle avait été laissée à l'abandon pendant près de huit ans avant son acquisition.
Mais rapidement, madame X constate de graves infiltrations d'eau dans le mur porteur de la façade Nord de son habitation, qui sont directement liées à l'absence totale d'entretien et d'étanchéité du jardin municipal et des fresques municipales. Il n'est pas nécessaire de faire un dessin à tout Biarrot qui a la charge de l'entretien de sa maison - et à fortiori en front de mer, comme dans ce cas-ci – pour comprendre qu'un mur qui n'a pas été entretenu depuis plus de trente ans comporte de très graves dommages structurels et d'humidité.
Dans un premier temps, madame X se démène d'elle-même, en déclarant immédiatement le sinistre aux assurances et à la Mairie de Biarritz, via le service «Allo madame le Maire». Une première expertise, mandatée par la Mairie de Biarritz, conclut - à la suite d’un simple coup d'œil de l'expert - que l'habitation présentait une légère condensation liée à l'humidité en cave.
Cette expertise - réalisée sans investigations sérieuses ni analyses approfondies - amène à des conclusions qui se révèlent être totalement erronées, dès lors que le taux d’humidité constaté est anormalement élevé et localisé sur une zone précise, et non réparti de manière homogène sur l’ensemble du volume, comme le serait une condensation par nature.
Madame X convoque donc, à ses frais, un premier puis un deuxième expert du bâtiment qui, après des recherches sérieuses, établissent sans hésitation la responsabilité de la Mairie et contredisent fermement les premières hâtives conclusions. Mais pendant plus de deux ans, la Mairie ne reconnaît pas ces rapports d'experts qui imputent à la Ville de Biarritz de graves manquements d'entretien.
Après de stériles allers et retours, la Ville commandite une troisième expertise qui confirme, à nouveau et de manière limpide, la responsabilité de la Mairie. Mais, tenez-vous bien, la Ville réclame aujourd'hui à madame X de partager la moitié des frais de l'expertise qu'elle a engagés de son côté !
De combien de rapports d'expertise, qui répètent tous la même chose, madame Arosteguy a-t-elle besoin avant d'agir ?!
Le temps passe... Et cherchant la fuite par tous les moyens, la Mairie use de la méthode bien connue du pourrissement : reports, absence de réponses concrètes, et réalisation de travaux à bas coût qui se sont révélés, toujours selon les experts, totalement inefficaces. Les jours se transforment en semaines, puis en mois, puis en années. Pendant ce temps, madame X est privée de la parfaite jouissance de toutes les pièces de la face Nord de sa maison, elle est privée de sa cave de 12m2 et a dû louer un garde-meubles en ville pour y ranger des affaires personnelles ; l'escalier intérieur menace de s'effondrer sous l'humidité persistante et notre infortunée ne peut, maintenant, louer en saisonnier son bien qui, rappelons-le, était le seul moyen de rendre viable son achat immobilier. Ce bien étant rendu invendable en l'état - sauf à accepter de perdre 40% de sa valeur d'achat - au problème de l'insalubrité est venue se greffer la perte de revenus, et donc l'impossibilité d'honorer ses mensualités de prêt.
Depuis plus de deux ans, Madame X, pas belliqueuse, a pourtant cherché le dialogue et le compromis avec ses interlocuteurs en Mairie de Biarritz. Elle a rencontré la maire - le 1er mars 2024 - pour lui demander que les travaux qu'il revient à la municipalité de réaliser soient faits.
Madame la Maire a répondu par courrier à Madame X qu'elle devait elle-même assurer l'étanchéité de ce mur, ce qui prouve l'incapacité des services de la Mairie à s'informer de leurs réels droits et devoirs légaux, et enlisant ainsi la Mairie dans des conflits coûteux, payés par l'argent public.
Elle a rencontré divers administratifs qui ont, eux aussi, multiplié les mesures dilatoires.
Aujourd'hui, si madame X regrette de devoir se placer en opposition avec la mairie, faute de résultats plausibles elle se doit d'être combative pour tenter de sauver ce qui peut l'être encore.
Les règles et les Lois étant ce qu'elles sont - les mêmes pour tous - ce n'est ni madame X, ni les élus et administratifs de la Mairie qui n'y peuvent rien changer.
Pourquoi alors mener en bateau madame X et les copropriétaires de l'immeuble voisin qui se retrouvent eux aussi, à devoir ferrailler avec des interlocuteurs négligents ?
Ces problèmes majeurs, que certains trouvent plaisir à cacher sous le tapis depuis plus de deux ans, aboutissent à une dégradation majeure de biens immobiliers, mais aussi à des conditions d'insalubrité très inquiétantes pour ces Biarrots.
Nous avons eu lecture de courriers qui, au lieu de désamorcer le conflit, démontrent une incompréhensible agressivité et même des menaces de la part du directeur général des services monsieur Stéphane Rochon, ou encore des mensonges de madame Arosteguy. C'est parfaitement choquant de s'adresser en ces termes à des administrés qui ont plus que montré leur bonne foi et une patience d'ange.
Pour accélérer le mouvement, et bien que cela ne soit pas de son ressort, madame X a procédé à des demandes de devis réalisés par de très sérieuses entreprises : un chiffrage détaillé des travaux à réaliser prévoit que leur coût total serait d'environ 160.000€.
Ne voulant pas se soumettre à régler - comme il se doit - la note, la Ville de Biarritz a tenté de faire admettre à son assureur qu'il fallait en assumer une partie de la prise en charge, ce que ce dernier a logiquement refusé. Si à chaque fois qu'un assuré n'entretient pas son bien, il contacte son assureur, où allons-nous ?! C'est un détournement de la notion même d'assurance.
Ces travaux auraient coûté bien moins si la Ville avait régulièrement entretenu le site. Mais faute de soin, la gravité de l'état de l'étanchéité amène désormais à réaliser des travaux très lourds : encore un exemple de la mauvaise gestion de l'argent public par madame Arosteguy.
Dans un réflexe d'enfantillage et de fuite des responsabilités, les services de la Mairie préfèrent se défausser sur les mandatures précédentes quant au manque d’entretien des installations municipales, alors qu'après six années aux commandes, leur inaction/malaction est manifeste.
Reste à établir qui devra payer les frais - 28.000€ - de remise en état à l'intérieur de chez madame X, en sachant que chaque jour qui passe ce sont des euros en plus à dépenser. Soyons sérieux : on ne peut demander à la propriétaire de payer de ses deniers la désinvolture municipale.
La responsabilité pénale de la Mairie étant engagée, madame X s'est trouvée dans l'obligation de mandater un avocat pour défendre ses intérêts ; il sera probablement aussi réclamé par ce dernier une demande d'indemnisation du préjudice subi sur le plan moral et sanitaire, mais aussi financier : remboursement des frais de stockage déportés, remboursement des frais d'expertise et avocats, remboursement des loyers impayés et autres préjudices.
Ces négligences sont gravissimes et nous en appelons aux candidats à la Mairie de Biarritz pour que ce problème soit traité avec la plus grande célérité dès l'arrivée de la nouvelle équipe aux affaires, car la maison - déjà trop fragilisée - de madame X ne pourrait subir un an de plus d'atermoiements.
C'est une affaire qui, par l'unique faute et une coupable désinvolture de la maire Arosteguy, s'est gangrenée : il semble que ces gens-là fassent peu de cas des conséquences pour les Biarrots et pour l'argent public.
Lecteurs, nous nous retrouverons demain pour vous révéler la suite de cette affaire qui suscitera aussi, à n'en pas douter, l'émotion de nombre de Biarrots.
