SAUVEGARDER BIARRITZ : POURQUOI EXISTE-T-ON ? QUI DÉRANGE-T-ON ?
L'échiquier politique permet à chacun de trouver le groupe ou le leader le plus conforme à ses valeurs, à sa conception de la société, à ses priorités. De sorte que chacun de nous peut revendiquer une préférence.
Dans le cas d'élus locaux, des liens de proximité affectifs ou amicaux avec la population ont pu précéder leur mandat, et dans ce contexte les notions de fidélité et de loyauté peuvent venir en relais à des considérations strictement politiques.
Pour autant, la fidélité témoignée à un élu n'effacera pas les graves erreurs qu'il a pu commettre et la loyauté n'est - hélas - pas une preuve pouvant alimenter sa défense.
Depuis presque deux ans, en observateur vigilant Sauvegarder Biarritz s'est évertué à porter à la connaissance des Biarrots les dispositions et décisions municipales qui, de près ou de loin, sont de nature à impacter leur vie au quotidien.
Le propos de ce blog est strictement informatif, sans intention d'attaquer la maire en tant que personne. Mais si ses agissements sont problématiques et méritent d'être dénoncés, ce n’est pas la faute de Sauvegarder Biarritz qui entend user du droit de les commenter ou de les analyser.
Tant que les faits sont là, la critique est légitime. Voudrait-on nous censurer ?
Car tout ce que Sauvegarder Biarritz a pu condamner ne s'appuie pas sur de simples impressions, mais sur des éléments concrets, des faits documentés, des irrégularités relevées, des mensonges avérés.
Sans doute réside-t-il ici une confusion avec ceux qui défendent UNE PERSONNE, en voulant faire fi de la réalité de sa gestion, et Sauvegarder Biarritz qui, comme l’indique son nom, n'a pour ligne de mire que le sort de BIARRITZ. Eux défendent UNE PERSONNE en esquivant son bilan politique, quand nous, nous décrivons CE QU'ELLE A FAIT.
Indéniablement, nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde.
Alors et surtout que la réalité ne se conteste pas, elle se constate.
Être dans le déni de faits irréfutables, car réels, ne constitue pas une argumentation recevable mais répond à un réflexe de camp. Or, on ne débat pas avec du déni, on débat avec des faits.
À quelque trois mois de la prochaine consultation pour les Municipales, l'heure d’un bilan sur la totalité du mandat de madame Arosteguy a sonné. Ce bilan ne doit pas être sanctuarisé. Si des choix opérés sont contestables, il est naturel de les relever. Si des propos ou des comportements sont détestables, il est sain de les mentionner. Refuser les reproches et ne tolérer que les satisfécit, c'est dénier l'esprit démocratique.
Certes notre appréciation globale de ce mandat est négative, mais c'est la faute du bilan, pas la nôtre !
Et si le bilan est négatif, c'est encore la responsabilité de madame Arosteguy, pas la nôtre. En effet, ces fiascos sont en grande partie dus - outre à son défaut de vision et d'ambition pour notre ville - à son absence d'autocritique et d'écoute, tant des élus de sa propre majorité municipale, que de ceux de l'Opposition, que du peuple biarrot.
Monsieur Tardits - adjoint au Tourisme - a quitté le navire de la majorité municipale exaspéré de ne pouvoir être entendu. Celui qui nous avouait bien avant sa démission n'être «qu'un petit soldat le doigt sur la couture», en a eu assez de génuflexions permanentes quand, en conseil municipal, il a dû voter à répétition des choix de la maire dont il savait bien qu'ils étaient blâmables.
C'est bien cet autoritarisme assumé de madame Arosteguy - «Le boss, c'est moi !» - qui a décidé l'élu à se retirer de la majorité municipale et il n'est pas nécessaire d'en faire prévaloir d'autre pour effacer la responsabilité de l’édile dans cette démission.
Ces méthodes autocratiques n'ont rien de commun avec ce que promettait la candidate Arosteguy dans son programme de campagne. Mais c'était la campagne...
Si Sauvegarder Biarritz offre une tribune à tous les élus de l'Opposition, c'est parce que chacun a su s'exprimer avec pertinence sur certains agissements de la maire qui ont conduit au gâchis qui saute aux yeux des Biarrots.
Car il n'y a pas un domaine où elle peut revendiquer d'avoir accompli quelque chose d'utile ou de bénéfique à notre ville.
Les «nigauds» de Biarrots que nous sommes assistent depuis le début de cette mandature à un arsenal de communication hors norme payé par nos impôts et à des relais de presse complaisants - réseaux politiques, connaissances personnelles, ou journalistes redevables envers une cliente qu'il convient de ménager en échange d'encarts publicitaires payés par la ville qu'elle dirige.
Mais à l'évidence, cela ne suffisait pas. D'autant que les langues biarrotes se délient, avec au bout plus de fiel que de miel quand il est question de la maire sortante. La majorité municipale est aux abois face à une opinion de la rue qui vaut mieux que tous les sondeurs. C'est le vent contraire à celui qui en 2020 avait propulsé madame Arosteguy sur le fauteuil de maire, quand des Biarrots qui ont naïvement cru à ses belles paroles se sont réveillés avec une gueule de bois et scandent aujourd'hui «Démission ! Démission !».
Alors face à ce maelstrom, la maire s'est acheté un énième support de communication, exclusivement dévolu à sa cause. Mais un blog panégyrique d’un seul candidat, ce n'est pas un blog d'information, ce n'est pas non plus un blog qui valorise la vérité : c'est une brochure de campagne.
En réplique à nos dossiers tellement criards de réel, ce support cherche à mettre les faits gênants sous le tapis ou à les travestir.
Ces défenseurs de madame Arosteguy éludent les principaux griefs que nous avons formulés et ne répondent concrètement à aucune de nos accusations. Ils cherchent à influencer l'opinion à son seul bénéfice, mais leurs commentaires sont biaisés, tronqués.
Osons-nous dire que la méthode est aussi fine que du gros sel. SEL : un Service pour aider une Élue bientôt Limogée :
-il ignore les points essentiels qui lui sont reprochés.
-il répond à côté, se focalise sur des détails secondaires ou déplace le sujet.
-il donne l'illusion de répondre, mais ne traite pas le fond du problème.
Et surtout, et surtout, il perd toute crédibilité car il n'est là que pour défendre la candidate Arosteguy, quand Sauvegarder Biarritz ne soutient pas plus tel élu d'opposition que tel autre, pas plus tel candidat que tel autre.
Le brave journal Sud-Ouest ose comparer Sauvegarder Biarritz - qui relaie la voix de tous les élus, tous bords politiques confondus - et le blog de propagande Le Sel qui, lui, est au seul service de la maire.
Mettre ainsi les blogs Sauvegarder Biarritz et Le Sel de Biarritz sur un pied d'égalité est un cas d’imposture : est-ce une intention de tromper le lecteur, ou un service rendu à madame Arosteguy ?
Pourquoi ne pas convenir que Sauvegarder Biarritz n'existe que pour contrebalancer le rouleau compresseur des communicants de la mairie et les TRÈS nombreux articles de presse que ce quotidien et l'hebdomadaire locaux lui consacrent. Pourquoi n'avoir pas décrit le Sel comme une arme d'intoxication au service de la maire actuelle ?
Qui, à part Sauvegarder Biarritz, donne des tribunes à tous les élus de l'Opposition, tribunes plurielles lors desquelles le positionnement et les déclarations de madame Arosteguy sont forcément indiqués puisque c’est pour y répliquer que l’opposition s’exprime ?
Combien d'articles mettent en scène madame Arosteguy dans la presse locale, quand ses challengers sont cruellement absents des colonnes ?
Combien d'articles avons-nous publiés informant les Biarrots de dossiers, faits, ou propos, jamais évoqués par la presse locale ?
Le rédacteur de Sud-Ouest venu mettre son grain de sel a par ailleurs titré son article «Courageux anonymes», mais c'est en vain que nous avons cherché sa signature... Curieux procédé que d'accuser les autres d'une chose que l'on fait soi-même... De fait, cet anonyme n’a pu évoquer le blog parfaitement identifié que signe Jean-Yves Viollier qui relate l'actualité municipale avec finesse et bon sens.
Que Sud-Ouest soit assuré que les lecteurs de Sauvegarder Biarritz se moquent de savoir si c'est Durand ou Dupont qui écrit les articles. Ce n'est pas la main qui tient la plume qui importe, mais ce que l'encre révèle.
Merci à eux pour leur fidélité et leurs encouragements. Merci à eux aussi pour ce qu'ils nous signalent. Sauvegarder Biarritz persévérera pour rendre compte le plus régulièrement possible aux Biarrots de tout ce qui se passe dans l'arrière-boutique de la mairie. Des discriminations, des intrigues, des coups à l'envers, des abus de pouvoir, des faux-semblants, des leurres, autant de frasques de la vie municipale dont la plupart ne seront pas citées dans la presse locale. Autant d'informations qui s'affranchissent de l'influence du pouvoir en place et que nous sommes les seuls à diffuser.
Si bien que la référence faite par le rédacteur anonyme du journal Sud-Ouest à la sphère poutinienne est de mauvais goût et surtout à rebours de la volonté de Sauvegarder Biarritz de casser le monopole d'une information contrôlée qui obéit à des directives partisanes ou politiques telle la Pravda.
Voilà bien un strabisme qui mérite d'être corrigé car s'il existe à Biarritz des accointances avec des membres de la Fédération de Russie, ce n'est pas du côté de Sauvegarder Biarritz qu'il faut regarder !
