EXPOSITIONS D'ART À BIARRITZ : ON A TOUCHÉ LE FOND
Bon, on a tous compris que la Culture et cette Majorité, ça fait deux.
En bout de mandat, le bilan est là : misérable. Et d'autant plus si l'on compare avec les actions des autres villes de la Côte Basque.
Cette lente dérive a été déplorée par de nombreux Biarrots, tandis que les saisons et les années se succédaient sans que jamais des expositions des œuvres d'artistes importants de la scène nationale ne viennent sur les cimaises et dans les espaces municipaux.
Quant aux événements et festivals déjà présents dans l'agenda biarrot, leur organisation ne relève pas - comme chacun le sait - du municipal.
C'est donc à se demander à quoi s'occupe le service des affaires culturelles à longueur d'année. Des bruits de couloir nous rapportent que les malheureux qui y travaillent se le demandent aussi... Une longue traversée du désert qui aura duré six ans : nous compatissons de tout cœur avec eux.
L'élue d'opposition Corine Martineau a voulu, lors du conseil municipal du 15 septembre dernier, revenir sur cet échec : «Une exposition intitulée "Ciel et Océan" s'est tenue du 29 juillet au 15 août dans la grande salle du premier étage de l'Espace Bellevue. Cette exposition, une fois de plus, a marqué une rupture avec le cycle estival d’expositions de renommées nationale et internationale auquel les Biarrots étaient habitués et initié par Didier Borotra et poursuivi par Michel Veunac.
Ces expositions contribuaient à l'exception culturelle de Biarritz, attirant des visiteurs et renforçant notre attractivité.».
Sauvegarder Biarritz ne peut qu'adouber ce constat de sevrage des arts plastiques et le triste retard pris en la matière. Vous êtes d'ailleurs nombreux à nous dire regretter ce temps jadis.
En bout de mandat, le bilan est là : misérable. Et d'autant plus si l'on compare avec les actions des autres villes de la Côte Basque.
Cette lente dérive a été déplorée par de nombreux Biarrots, tandis que les saisons et les années se succédaient sans que jamais des expositions des œuvres d'artistes importants de la scène nationale ne viennent sur les cimaises et dans les espaces municipaux.
Quant aux événements et festivals déjà présents dans l'agenda biarrot, leur organisation ne relève pas - comme chacun le sait - du municipal.
C'est donc à se demander à quoi s'occupe le service des affaires culturelles à longueur d'année. Des bruits de couloir nous rapportent que les malheureux qui y travaillent se le demandent aussi... Une longue traversée du désert qui aura duré six ans : nous compatissons de tout cœur avec eux.
L'élue d'opposition Corine Martineau a voulu, lors du conseil municipal du 15 septembre dernier, revenir sur cet échec : «Une exposition intitulée "Ciel et Océan" s'est tenue du 29 juillet au 15 août dans la grande salle du premier étage de l'Espace Bellevue. Cette exposition, une fois de plus, a marqué une rupture avec le cycle estival d’expositions de renommées nationale et internationale auquel les Biarrots étaient habitués et initié par Didier Borotra et poursuivi par Michel Veunac.
Ces expositions contribuaient à l'exception culturelle de Biarritz, attirant des visiteurs et renforçant notre attractivité.».
Sauvegarder Biarritz ne peut qu'adouber ce constat de sevrage des arts plastiques et le triste retard pris en la matière. Vous êtes d'ailleurs nombreux à nous dire regretter ce temps jadis.
Madame Martineau reprend : «Cette année, l'espace Bellevue a été confié à un acteur local pour une exposition qui, bien que louable dans son intention, a transformé ce lieu emblématique en un espace où les œuvres étaient proposées à la vente, transformant ce lieu emblématique en une galerie commerciale. Les œuvres y étaient disponibles à l'achat, avec des tarifs affichés de manière ostentatoire.».
C'est en effet du jamais vu pour une exposition publique à laquelle figurait, à l'entrée, le logo de la Ville de Biarritz, les noms de madame la maire, l'adjointe à la Culture madame Pinatel, monsieur le directeur des Affaires culturelles, deux responsables de l'office de tourisme et les services techniques de la ville.
Cet acte commercial qui, autrefois, pouvait se dérouler - à la crypte Sainte-Eugénie et au Bellevue - dans une bienséante discrétion et à l'abri des regards, fut ici la raison essentielle de cet événement, avec des feuilles de prix posées sur tous les bancs.
Un mélange des genres qui interroge, et qui dérange. Pour paraphraser madame Arosteguy «Il ne s'agit pas uniquement du fric, du pognon, de l'argent.», ce serait bien d'élever un peu le débat de temps en temps et d'échapper au négoce de tout et pour tout.
Pour autant, Corine Martineau ne veut pas de méprise : «Je tiens à préciser que je ne remets absolument pas en cause la qualité des œuvres ou le talent de l'artiste. Je ne suis pas opposée à l'exposition d'artistes locaux, bien au contraire.
Mon interrogation porte sur la gestion de ce lieu public et sur l'image que cela renvoie de notre ville. Où sont passées les grandes expositions qui faisaient la fierté de notre ville ? Où est la vision culturelle ambitieuse qui attirait des milliers de visiteurs ? Cette situation soulève plusieurs questions auxquelles les Biarrots ont le droit d'avoir des réponses. Quel a été le coût de la location de l'Espace Bellevue pour cette exposition ? Qui a financé les supports de communication (kakémonos, affiches,...) ? J'ai remarqué la présence de personnel habituellement affecté à des événements municipaux : qui a pris en charge leur rémunération ? La ville a-t-elle participé financièrement à cet événement, et si oui, sous quelle forme ? Depuis que vous avez du mal à ouvrir les tiroirs des factures ou à confondre factures et documents administratifs, je souhaiterais obtenir les factures relatives à cette location.
Vous avez transformé l'espace Bellevue en boutique d'art, confondant exposition publique avec galerie privée. Alors, qui paye et combien ?».
Un ange passe... le temps de trouver réponse à ces questions gênantes, madame l'adjointe Pinatel répond : «Madame Martineau, je vous invite à contacter l'exposant qui vous donnera tous ces éléments puisque ce n'est pas la ville qui organisait, ni finançait l'exposition puisque c'est un mécène qui a pris en charge l'intégralité des opérations. Donc ils ont loué la salle auprès de Destination Biarritz, comme d'autres l'ont fait avant eux. Euhhh, voilà. Nous n'étions pas derrière cette exposition. Ce n'est pas une exposition portée par la ville, ni par les affaires culturelles.».
1) Ce n'est pas l'exposant qui doit des réponses à l'élue Martineau, mais bien la majorité municipale.
2) Ce n'est pas la Ville qui organise. On verra cet argument mis à mal par la maire. Qui dit vrai ? Qui dit faux ?
Corine Martineau ne se laisse pas berner : «Et les employés qui étaient à l'entrée ? Aussi c'est le mécène ?».
Madame Pinatel : «À chaque fois qu'il y a une exposition, il y a des frais qui sont aussi payés par les exposants.».
Corine Martineau : «Et alors on n'a aucun document ? Enfin, la salle elle est faite pour des expos, il me semble, qui ne sont pas privées. Où est la vision ? Où est la vision des grandes expositions qu'il y avait avant ? Si on commence à louer la salle en plein été à des gens qui font du business, je ne vois pas très bien l'intérêt de la Culture à Biarritz et sur tout ce qui est artistique.».
Madame Pinatel : «Alors d'abord, ce n'est pas la première fois puisque tous ces lieux qui sont administrés par Destination Biarritz sont des lieux qui sont dédiés à des congrès, à des utilisations commerciales donc où ils ont droit. D'ailleurs il y a eu une exposition... je ne me souviens plus du nom mais d'une personne qui exposait dans le rez-de-chaussée du Bellevue des artistes contemporains et évidemment il y avait lieu à des opérations marchandes donc c'est un lieu où cela est possible mais ce n'est pas la ville qui l'organise.».
Corine Martineau : «Oui mais justement ! C'est un peu dommage qu'il n'y ait plus d'ambition culturelle au niveau du Bellevue avec les grandes expositions qui ont eu lieu pendant des années.».
Un ange passe à nouveau... car que voulez-vous qu'ils répondent à cela ?
Mélangeant allègrement les choux et les navets, jouant de la muleta pour ne pas avoir à répondre et ne délivrant - c'est une coutume de la majorité Arosteguy - aucun document formel pouvant servir de preuve, madame Pinatel botte en touche. La maire intervient à sa suite pour tenter de sauver la face, et ce qui suit vaut son pesant de cacahuètes.
Rendez-vous demain pour lire la suite !

