À BIARRITZ, DES LUTINS PAS TRÈS LUMINEUX

Au moment de Noël les lumières brillent, brillent ! Enfin... pas toutes. Surtout les idées de nos élus qui, il faut bien le dire, ne sont pas trop lumineuses.

Mais vous connaissez maintenant l'attitude de cette majorité en toutes circonstances : ils sont toujours contents d'eux-mêmes. Youpi !

On n'est jamais mieux servi que par soi-même quand on veut recevoir des éloges, et c'est un procédé auquel madame Arosteguy s'adonne à merveille. L'auto-satisfaction bat son plein en mairie de Biarritz. Peuchère... il ne leur reste plus que ça.

Ah mais non, pour se rassurer, il reste aussi et toujours le relais de l'hebdomadaire et du quotidien locaux qui s'empressent de tresser des louanges à la majorité en place, quitte à être un tantinet ridicules.

À propos des festivités biarrotes de Noël, l'article du quotidien local est surprenant par son contenu mais finalement pas dans son intention.

À la lecture de l'article, on a l'impression que «Biarritz en lumière» est une démarche inédite chez nous, bien évidemment créée par madame Arosteguy , alors que les mandatures précédentes ont été à l'initiative de ces projections architecturales sur les façades de bâtiments au moyen de vidéoprojecteurs, sans parler des décorations lumineuses d'ampleur dans la ville.

Et oui, l'opération «Biarritz en lumière» - «Argiz jantzirik» - est pourtant bien née en 2006, sous la mandature du maire Didier Borotra.

Il s'agit, à cette époque, d'une démarche novatrice pour une ville telle que la nôtre. Le «projection mapping» - terme qui sert à désigner une projection adaptée à un édifice particulier - commençait à se développer.

C'est dès ce moment-là, grâce à ce spectacle innovant et gratuit pour tous, que Biarritz connaît une affluence considérable à la période des fêtes.

L'on se souvient du gigantesque et féerique dôme de lumière installé au Jardin-Public, mais aussi de la patinoire en plein air, des parterres et végétations entièrement illuminés du Square d'Ixelles.

L'on se souvient d'un parcours enchanteur où sur des bâtisses d'exception on pouvait contempler des projections : celle sur le Bellevue aux airs d'Edith Piaf, celle sur les affiches anciennes de Biarritz, ou encore celle aux fresques préraphaélites sur l'Église Saint-Eugénie : que de merveilleux souvenirs.

L'emplacement stratégique de la Place Sainte-Eugenie, de Javalquinto et de l'Espace Bellevue offrait l'avantage à tous les publics - petits et grands - d'un spectacle à contempler en toute sécurité, loin des voitures, une immersion dans un monde féérique et magique.

Mais pour complaire à un résident grincheux - mais riche électeur - qui met le «bon» bulletin dans l'urne, madame Arosteguy a mis fin aux projections au Bellevue. Terminé !

La musique qui s'arrêtait à 23 heures «dérangeait» l'individu - fenêtres fermées en plein hiver ! -, mais pour tous ceux qui sont dérangés à longueur d'année par les extensions et créations de terrasses instaurées par la maire sous les fenêtres d'appartements, tant pis pour eux. Une iniquité de plus.

Dans ce temps-là, il y avait aussi la magique lancée de lanternes célestes qui attirait des milliers de personnes, ou encore la présence d'animaux vivants de la ferme sur la place Sobradiel - aux Halles de Biarritz - qui faisaient la joie de nos petits. Ça aussi, c'est terminé.

Cette mandature aura donc capitalisé sur le travail de ses prédécesseurs, tout en supprimant certaines initiatives qui remportaient pourtant un vif succès auprès de la population. C'est incompréhensible.

Puis les Biarrots ont vu l'avènement du marché de Noël, lequel, même s'il venait tenter d'imiter celui d'Anglet et de Bayonne, pouvait offrir un renouvellement sympathique de la programmation.

Mais là où nous attendions de la féerie, le miteux s'est imposé à nos yeux qui n'ont vu que des marchands vendant des articles bien peu fait main, mais davantage à la chaîne en Chine, le tout dans une odeur de friture et... sans musique de circonstance pourtant propice à la rêverie.

En effet, le premier marché se déroule au Port-Vieux : mise en scène ridicule et indigne de notre ville, avec des commerçants échevelés face aux vents tourbillonnants de l'océan trop proche - vu l'emplacement, fallait s'y attendre -, deux allées sans promeneurs ni clients, des sapins décoratifs squelettiques et une ambiance moribonde. Sa localisation, trop éloignée du centre-ville, et une organisation médiocre ont abouti à son échec.

Après ce désastre annoncé d'avance, le marché de Noël est transféré sur l'esplanade du casino municipal, avec des conséquences catastrophiques pour le sol du parvis qui s'est, depuis lors, affaissé - c'est visible à l'oeil nu - sous le poids des chalets en bois et surtout du manège. Quand on pose une telle masse sur un sol qui est posé sur du vide, cela mérite quelques précautions. Cela n'a pas été fait et madame Arosteguy laisse le soin au maire qui prendra sa suite en 2026 de payer les réparations de son absence de jugement. Encore un cadeau empoisonné légué par cette majorité.

Nous ne reviendrons pas sur l'arceau lumineux qui indiquait en entrée «Marché de Noël» et qui présentait une dérangeante ressemblance à l'horrible «Arbeit Macht Frei» d'Auschwitz. Qui donc en a eu l'idée ?!

Alors cette année, et avant les élections, la majorité municipale a souhaité faire un effort pour améliorer cette dix-neuvième édition.

Toujours pas de projection sur le Bellevue, toujours pas de lanternes célestes mais un marché de Noël délocalisé cette fois-ci au Jardin Public, où nous avons comptabilisé seize chalets de vente : neuf consacrés à la becquetance et sept à des objets dont la majeure partie vient d'Asie.

Cette promesse de rêve offert aux jeunes et aux moins jeunes laisse un goût amer quand on déjoue la «sincérité» de la démarche.

Tout cela sent le racolage électoral, tellement électoral, tellement calculé que la municipalité s'est exemptée de décorer les quartiers populaires et les zones de fréquentation hors-tourisme de notre ville, là ou se trouvent pourtant les Biarrots.

Cette discrimination sectorielle est honteuse.

Au rond-point du Musée Asiatica (rien), au quartier Kleber (une grande cloche et trois arbres), avenue Kennedy (quelques bannières lumineuses entre les commerces et le Connecteur, avant et après RIEN), à Pétricot (un seul arbuste lumineux), au rond-point de la Négresse (un arbre illuminé), pour ne citer que quelques quartiers de notre ville.

Mais le journal Sud-Ouest titre son article «Noël brille à tous les coins de rue» : la journaliste s'est-elle contentée de la com' fournie par la Mairie, ou a-t-elle vraiment fait un tour à vélo ou en voiture pour vérifier ? À l'évidence, c'est la deuxième option qui est à retenir. ? Dans son récit, elle poursuit cette fausse affirmation en évoquant que «hors littoral, on peut aussi admirer les installations lumineuses sur le pont de Chelitz, le musée Asiatica (…).».

Comment expliquer cela ?

L'édition du 20 décembre de Sud-Ouest, consacre en page 20 un article sur les illuminations à Biarritz ; puis en page 13, figure un encart publicitaire payé par la Ville de Biarritz - donc nous tous Biarrots - sur ces mêmes illuminations.

Mélange des genres ? Rédaction complaisante du seul quotidien local en échange de la participation financière de la Ville de Biarritz ?

Noël donne à rêver à tous : sans doute que ces rédacteurs journalistiques prennent leurs rêves pour des réalités.

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