QUAND LA MAIRE AROSTEGUY NE JOUE PAS À LA RÉGULIÈRE ET S'AFFRANCHIT DE LA LOI

Depuis le début du mandat de madame Arosteguy, les Biarrots ont été les témoins d’une stratégie de communication hors norme. Les contenus des «Biarritz Magazine» n’ont eu rien de semblables à ceux - strictement informatifs - du précédent maire Michel Veunac. Ce dernier a parfois même négligé de communiquer à renfort sur certaines de ses réalisations au point que, lorsque nous avons eu besoin de précisions - dans les détails - sur certaines d’entre elles, nous nous sommes heurtés à une grande sobriété de communication, lors de la consultation des bulletins municipaux de l’époque.

Madame Arosteguy, elle, a fait des dunes de pelletées de sable ! À titre d'exemple, souvenons-nous de l'inauguration du terre-plein à l’entrée du Golf du Phare ou, plus récemment, de celle d’un sentier de 300 mètres dédié à la balade de chiens, sans laisse... pour leur épanouissement !

D’autres supports «papier» sont apparus en soutien :

-«Imagine Biarritz» dans lequel aucun espace n’est dédié à l’expression des élus de l’opposition et qui est une sorte de Biarritzcope, recensant les événements ludiques organisés par des structures surtout privées, mais dont la «publicité» assurée - et payée - par la municipalité, permet d’entretenir une confusion auprès de Biarrots crédules - de moins en moins ! -, et leur laisser accroire que la Ville est à l'origine d’une programmation culturelle assidue et variée.

-Nous avons eu droit au «Bilan de mi-mandat» émaillé de supposées créations de dispositifs qui existaient déjà sous la précédente mandature mais que la majorité de madame Arosteguy a fort opportunément rebaptisés, de l'appropriation de travaux votés par son prédécesseur, d’auto-satisfecit que le réel contredit au quotidien de chacun, et de tout une sémantique aguicheuse à l'adresse des Biarrots mais trompeuse.

-Puis ce fut la distribution en masse - mais à quel coût ? - de plaquettes et flyers distribués à flots, y compris chez les commerçants biarrots à la disposition de leur clientèle, afin de s'assurer une plus ample propagation.

-Enfin les sucettes JCDecaux, véritables verrues pour l'œil car plantées en des endroits stratégiques de la Ville au mépris du périmètre patrimonial, mais sur lesquelles la maire se plaît à communiquer.

Tout cela nous coûte «un pognon de dingue» ; mais, me direz-vous, quand on (s’)aime, on ne compte pas ! Et l'on regarde d’autant moins à la dépense, que l’on ne passe pas à la caisse.

Madame Arosteguy se fait mousser mais ce sont nous, les Biarrots, qui payons les factures.

Cette communication écrasante de l'actuelle majorité aura incontestablement grevé, dans des proportions qu’il conviendra de rendre publiques, le budget municipal.

La maire sortante est en permanence flanquée d’une photographe - toujours payée par le contribuable biarrot - pour quelque événement, toujours afin d’alimenter sa politique de communication.

Outre une personne embauchée pour gérer cette frénésie de la communication, d’autres personnes qui seraient plus d'une dizaine - selon l’information d’un membre de l’Opposition - s'agitent pour nous saupoudrer sans relâche leur poudre de perlimpinpin.

Tout ce qui précède illustre la gabegie de l’argent public, au service d’une propagande à des fins, certes électoralistes, mais que d’aucuns pourraient interpréter comme un trouble de la personnalité narcissique.

Depuis septembre dernier, nous sommes entrés dans la période électorale assortie de restrictions très strictes.

Si la vie municipale continue et qu’il est donc autorisé au maire de poursuivre une communication comportant des informations pratiques (alertes météo, sécurité, travaux venant contrarier des axes habituels de circulation, ...), rien à caractère promotionnel de nature à le valoriser n’est permis.

Ainsi, les inaugurations ou remises de distinctions - qui revêtent un caractère promotionnel et sont frappées d’opportunisme car, à l'évidence, elles mettent en scène le maire candidat en plus d'être entachées de clientélisme - sont sanctionnées.

Il y va de même, plus généralement, des messages mettant explicitement en valeur le maire et qui rompent ainsi le principe d'égalité entre tous les candidats.

En tout état de cause, «il est formellement interdit à un maire candidat d'utiliser le site Web municipal pour valoriser son action ou défendre un projet de sa municipalité».

Or sur le site de la Ville de Biarritz et sa Newsletter, madame Arosteguy fait une présentation de son projet immobilier sur la Plaine Aguilera en des termes laudateurs qui s’exonèrent du principe d’une communication neutre et retenue : son contenu pourrait clairement être requalifié en propagande, dès lors que ce dossier portant sur l'avenir de la Plaine Aguilera sera au cœur des débats lors de la campagne municipale.

Nous y avons relevé «qu'à l'issue... d’une large concertation, la Ville de Biarritz a choisi de créer un véritable quartier», sous-entendant que de cette consultation citoyenne a émergé une approbation de la majorité des Biarrots pour ce projet, alors que c’est tout le contraire. Seul le «commissaire-enquêteur» - trié sur le volet et président des Ours Blancs - a donné «son» avis favorable.

Suivent les différents points du projet sous la forme de questions-réponses : les questions ont été judicieusement sélectionnées - celles qui fâchent n'y figurant pas - et les réponses sont, soit dépourvues d’exactitude, soit relèvent d’un parti pris :

Les travaux de construction ont-ils déjà commencé ? Non»

Avant de poser le premier parpaing, il faut démolir ; or un huissier a pu constater une démolition de certaines zones de parkings.

Le site va-t-il être bétonné ? Non, au contraire.»

Comment peut-on dire que l'on ne va pas bétonner quand on convoque un promoteur immobilier pour créer un nouveau quartier ? Construire, c'est enlever du terrain à la nature !

Pourquoi le candidat présentant une offre financière moins conséquente a-t-il remporté l'appel à candidatures ? Parce que cela permet de réduire de plus de 1 000 € du m² le coût d’acquisition des logements par les bailleurs sociaux.»

Les autres promoteurs immobiliers ne demandaient pas, eux non plus, de subventions municipales d'équilibre. Or le différentiel est de l'ordre de 4 millions d'euros avec les autres promoteurs qui ont été soumis au même cahier des charges.

À qui s'adressent les logements sociaux proposés ? Les prérogatives du maire dans la Commission d’attribution des logements sociaux lui permettent de disposer d’une voix prépondérante dans le choix des attributions et donc de répondre au mieux aux besoins des Biarrots.»

FAUX et ARCHI FAUX ! Cette commission est souveraine, les candidatures sont OUVERTES À TOUS sur le plan national et le statut de Biarrot ne confère AUCUN privilège particulier lors des attributions, au risque de les voir attaquées en justice. Cela vient démentir le chapitre «Des logements pour les Biarrots» !

La comtesse de Bendern a-t-elle cédé les terrains à la Ville de Biarritz ? Cette idée très répandue est fausse.»

Sauf que lorsqu'on juxtapose les différents lots composant le Plateau Aguilera, il est remarquable que l'origine de la propriété de certains fait défaut - notamment sur la partie Nord. Cet état de fait n'est pas imputable à madame Arosteguy. Néanmoins, afin de ne pas exposer la Ville à un futur recours d'un héritier dont les ancêtres auraient pu offrir un ou des lots avec l'obligation de ne pas les vendre, il eut été prudent d'investiguer auprès du notaire de famille de la comtesse.

Nous ne pouvons reprendre tout ce dithyrambe car il nous faudrait quadrupler notre espace d'écriture. Mais ces formulations et appréciations très subjectives constituent une promotion du projet de la maire, pourtant prohibé durant les 6 mois précédent l'élection (art. L.52-1 du Code électoral).

D'autant que le bi-mensuel de la ville de novembre-décembre - donc édité en période de supposée veille de la communication outrancière de la majorité municipale - publie, lui aussi, ce plaidoyer de la maire pour son projet Aguilera qu'elle semble être la seule à vouloir. Pourquoi ?

Cette violation des règles en vigueur caractérisée par cette intoxication de communication de la majorité municipale, a donné lieu à un courrier envoyé par les élus d'opposition Barucq, Carrère, Destizon et Martineau auprès de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) : espérons qu'il sera entendu.

Pour que le respect de la LOI prospère ! Pour une ÉGALITÉ des chances de tous les candidats ! Pour que la MORALE soit sauve !

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