LE NOUVEAU JEU DE MADAME AROSTEGUY : TENTER DE CRÉER DE L'OPPOSITION DANS LES RANGS DES OPPOSANTS

Volonté machiavélique ou désespoir de celle qui se sait déjà perdante ?

Envie de jeter le trouble là où il n'y en a pas, ou alors diviser pour mieux régner ?

Madame Arosteguy s'est lancée dans un nouveau jeu, lors du conseil municipal du 15 septembre dernier, adoptant une posture et une manœuvre qui avaient l'odeur d'un plat mitonné bien à l'avance. Par deux fois, pour jeter le désordre la maire sortante aura tenté de lancer ses piques, mais ça a fait plouf !

Lors de l'interminable débat sur Aguilera, madame Arosteguy a déclaré aux élus de l'opposition : «Vous êtes tous issus des mêmes groupes en 2020. Vous ne pensez rien pareil. Un veut la piscine, un autre veut autre chose, certains veulent garder le Palais, d'autres ne veulent pas ! En fait, la cacophonie elle vient de vous. Vous avez été élus sur des listes communes avec des projets communs et au moment où vous avez été élu, finalement vous avez explosé et vous reniez tous vos engagements.».

Dans le monde idéal de madame Arosteguy - au pays des Bisounours - tout est merveilleux, rose bonbon, saupoudré de paillettes en forme de cœur et, SURTOUT, il n'y a pas d'opposition.

C'est l’adhésion à cette tactique que l'on nomme du «salami» qui permettrait, tranche après tranche, de se débarrasser de cette encombrante opposition qui gêne...

Dans le vrai monde, et dans une véritable démocratie, cela se passe sensiblement différemment.

Il est vrai que dans une Majorité où nous sommes bien en peine à trouver une voix différente ou un avis contradictoire qui s'exprimerait librement, l'expression d'opinions indépendantes de la part de l'Opposition est rafraîchissante.

Mais madame Arosteguy semble croire que la diversité de points de vu chez des élus de l'opposition est un empêchement à leur convergence sur un projet. Et bien non.

Ces avis exprimés - parfois divergents - permettent, au contraire, d'appréhender un sujet sous différentes formes, d'établir les aspects positifs et négatifs d'un positionnement, puis de hiérarchiser les intentions de chacun pour aboutir à un consensus.

Quand il n'y a pas de débat sur un projet, celui-ci est d'office voué - à plusieurs titres - à l'échec. On n'a jamais raison tout seul : seul le recoupement de sensibilités permet l'acceptation d'un projet dont tous les contours auront été abordés, débattus et, in fine, pris en compte.

Car un projet ne se construit pas MALGRÉ la population. Il ne se construit pas non plus CONTRE une population. Il se construit AVEC la population. C'est ça une démocratie. Ou du moins la promesse qui nous en est faite.

Et avec le temps, que reste-t-il des Hommes et des Lieux ? En réalité, les élus ne font que passer. Et nous serions bien en peine de réciter les noms de ceux qui constituaient le conseil municipal de Biarritz dans les années 50 : la modestie est donc de mise. Par contre, les constructions, les aménagements - bons et mauvais -, eux, restent et nous forcent donc à des décisions mesurées, réfléchies.

Si, à Biarritz, l'actuelle majorité en place considère l'opposition comme un poil à gratter, et les élus la composant comme des empêcheurs de tourner en rond qui cherchent toujours la petite bête,  la réalité est tout autre.

Le rôle de l'opposition est multiple :

-celui du gendarme, qui vérifie le bon déroulement du règlement et des Codes,

-celui de la vox populi, car les habitants ont souvent plus de facilité à atteindre les élus d'opposition que ceux de la Majorité,

-celui de la saine expression de la fraction politique non-élue,

-celui de force de propositions et d'idées pour améliorer, peaufiner ou stopper des actions municipales.

L'opposition n'est pas un ennemi de la Majorité, elle en est sa conscience. Presque une petite voix intérieure qui interroge pour savoir si l'idée est bonne, si la voie empruntée est la meilleure, si l'intérêt général est bien respecté.

Venons-en maintenant aux opposants dans le bloc de l'opposition, c'est-à-dire des élus faisant partie de ce bloc sans appartenir au même groupe.

-Sont-ils solidaires entre eux ? Parfois, mais pas toujours.

-Ont-ils le même avis sur les sujets municipaux ? Parfois, mais pas toujours.

-S'entendent-ils, se respectent-ils, se parlent-ils ? Oui, oui et oui.

Et oui, c'est cela la vie en communauté : accepter d'être parfois d'accord, parfois en désaccord. Car, à part d'être dénué de toutes convictions et fondamentaux, qui peut s'aligner à 100% sur tout ? Pour autant, cela ne veut pas dire que certaines questions essentielles ne soient pas partagées, et que des compromis ne puissent aboutir.

D'une gauche, en passant par le centre, pour arriver à la droite, il est beau de voir qu'à un moment donné - n'en déplaise à madame Arosteguy - une harmonie des membres de l'opposition s'opère,  pour le bien de Biarritz. Oui, car l'opposition travaille, elle, pour le bien des Biarrots et de Biarritz.

Après avoir fait régner le silence dans ses rangs, madame Arosteguy essaie de créer la zizanie dans les rangs de l’opposition et de la discréditer. Cela nous permet d'analyser sa psychologie, tandis qu'elle pratique contre tous ces membres de l'opposition, tour à tour :

-l'«Argumentum ad personam» ou l'attaque personnelle contre son interlocuteur,

-l'«Argumentum ad hominem» ou la tactique déloyale pour discréditer son interlocuteur sans chercher à répondre sur le fond.

Sauvegarder Biarritz préfère l'«Argumentum ad rem» qui s'appuie sur des faits incontestables pour déterminer son raisonnement.

En psychologie, la triangulation, utilisée par des personnes qui sont en insécurité émotionnelle, est une autre manipulation mentale : est-ce cela à quoi nous assistons ?

L'élue d'opposition Corine Martineau a su, posément, répondre à cette attaque : «Madame Arosteguy, vous nous dites que l'on ne pense pas tous la même chose. Si ! On pense un peu tous la même chose mais de différentes façons, il y a des nuances... Vous, vous pensez tous la même chose, et quand on pense tous la même chose, ça veut dire que l'on ne pense plus rien.». On n'aurait pas mieux dit.

De ces oppositions qui s'opposeraient et qui seraient en dissension, il n'en est rien. Il s'agit en fait d'une invention de toutes pièces, une entreprise de déstabilisation bien tentée, mais c'est raté ! Faudra trouver autre chose, madame Arosteguy...

Quant aux prétendues vertus auxquelles voudrait nous faire croire madame Arosteguy à propos de l’homogénéité de sa liste - ce bloc qui pense tout pareil qui n'aura pas empêché tant d'initiatives néfastes à la Ville -, il est remarquable que ses promesses de campagne n'ont pas été tenues. Et si l'interprétation du mot «cacophonie» n'était, en vérité, que l'expression plurielle et souhaitable dans une démocratie ? Car du débat jaillit la lumière !

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