GUILLAUME BARUCQ : ENTRE SÉRÉNITÉ ET DÉTERMINATION
«Une candidature de devoir» : c'est ainsi que présente, le désormais candidat à la mairie de Biarritz Guillaume Barucq, sa décision.
Quatrième candidat à se déclarer pour les Municipales de Biarritz : respectueux des éléments, il avait fixé la date de l'équinoxe pour rendre public son choix.
Interrogé sur la raison de son non-ralliement à des listes déjà existantes et par ailleurs déjà sollicité par divers candidats dans cette intention, il explique avoir préparé un Plan ambitieux pour Biarritz, lequel ne peut être conduit que par la tête de liste.
Entré en 2014, à l'âge de 37 ans, dans l'arène politique - terme qu'il réfuterait probablement au profit de celui de l'engagement citoyen au service de tous -, il puise dans son enfance, à l'écoute de son père, le regretté dermatologue Jean-Paul Barucq, la passion du débat et de la chose politique.
Collégien, il est alors un témoin attentif d'une ville qui se transforme - Biarritz - grâce à la pugnace volonté du maire Didier Borotra et assiste à ce que ce dernier a nommé «la Renaissance de Biarritz».
De ce temps de sa jeunesse, celui qui vivait avec ses parents, ses deux sœurs et son frère, se souvient quand des familles de tous milieux sociaux vivaient en centre-ville. Ce Biarritz où tout le monde se connaissait, s'entrecroisait et se mélangeait a hélas bien changé et semble appartenir à un temps presque révolu.
L'homme se confie et a mûri, affichant moins de candeur et une vision clairvoyante d'un but qu'il cherche à atteindre sans pour autant se départir de ses convictions.
N'attendant pas son salut d'un mandat politique, il accomplit passionnément depuis 18 ans son métier de médecin généraliste auprès d'une patientèle fidèle, établissant un parallèle de pensée entre son activité professionnelle et celui du soin au citoyen.
Arborant une attitude sereine qui peut laisser accroire à de la décontraction, cette façade recèle en réalité une personnalité complexe au caractère réfléchi, assidu au travail, épicurien de l'océan, méditatif de la nature et observateur avisé de la société.
Mais la décontraction désarçonne et dérange parfois ceux qui se parent d'un sérieux rigide. Ceux-là mêmes qui tentent de donner davantage de profondeur à leurs propos en prenant une attitude pincée, guindée.
Réfléchi sur tous les sujets qui touchent à sa ville, il a un positionnement clair sur chacun d'eux quitte à surprendre.
Cherchant à convaincre, jamais à séduire, il énumère quelques constats :
-d'une maire contestée,
-son regret d'avoir assisté à la dilapidation de biens communaux d'exception, en particulier de la Villa Fal où il avait l'ambition d'y créer une Villa Médicis biarrote,
-d'une mauvaise gestion par madame Arosteguy (aussi vice-présidente à la CAPB de l'assainissement et des eaux pluviales) de la ressource eau, qu'elle soit eau de mer ou eau de pluie,
-son indignation à voir tant d'argent public déversé dans l'Hôtel du Palais alors que d'autres acteurs économiques auraient pu et dû être impliqués pour alléger la charge municipale,
-son incompréhension d'une piétonnisation erratique qui n'a pas fait l'objet, en amont, de mise en place de solutions de stationnement - abordable ! - à proximité,
-une politique excluante du stationnement où «le but de la politique menée, c'est de chasser les Biarrots» et qu'il qualifie d'«un des plus gros échecs du mandat».
Mais le caractère de Guillaume Barucq le pousse à regarder devant et il préfère donc proposer de nouvelles solutions plutôt que d'accabler un mandat déjà identifié par nombre de Biarrots comme désastreux. Pour autant, ses constats sont là.
Dans ce qu'il ambitionne pour Biarritz et les Biarrots, se bousculent plusieurs priorités : il prévoit, dès sa prise de fonctions, de lancer un audit des finances de la ville pour planifier une gestion plus raisonnée avec «une trajectoire de baisse d'impôts».
Pour Aguilera, il préconise fermement de stopper toute construction de logements pour préserver le plateau à sa vocation première : le Sport. L'époque n'est plus à la bétonnisation mais à la sauvegarde du foncier, plus que rare en notre commune.
Sur la Culture, il souhaite conforter l'image de la danse à Biarritz et lancer un événement autour du Livre, support pour lequel il prédit le retour en grâce en opposition au numérique.
Le logement «reste une préoccupation mais on ne peut pas continuer à bétonner» préférant une révision de la Loi SRU (loi qui impose aux communes un minimum de logements sociaux) qui, selon lui, doit évoluer face aux contraintes de notre commune. Face à la «décroissance démographique» de la France, Guillaume Barucq préconise que notre ville connaîtra une disponibilité de logements qui normalisera, sur le moyen terme, le marché immobilier.
À nouveau, son activité de généraliste le mène à être au plus près des seniors, dont les personnes dépendantes pour lesquelles il a des projets où la Ville et le CCAS les accompagneront. À l'écoute au quotidien de leurs besoins, ainsi que de ceux qui relèvent d'un handicap, son diagnostic est fait et ses solutions sont pensées.
«Rendre la Ville et les Plages accessibles» est aussi une volonté exprimée par le candidat Barucq qui connaît le terrain biarrot et ses actuelles insuffisances pour ces deux catégories de la population.
Il veut que les Biarrots et nos visiteurs soient correctement accueillis en trouvant, à travers la ville, des sanitaires en nombre suffisant et d'une propreté irréprochable, et des fontaines à eau pour que les marcheurs puissent faire du sport dans de bonnes conditions.
Mais son Grand Projet - révolutionnaire - est celui d'un «Plan Balnéaire» comprenant le soin par l'eau salée. Fraîchement diplômé en médecine thermale, sa soutenance «Mémoire des Thermes Salins de Biarritz (1892-1968)» nous rappelle une période de Biarritz durant laquelle des cures thermales soignaient des visiteurs venus de partout.
Le vieillissement des infrastructures et la folie bétonnière ont eu raison de ces magnifiques Thermes, pour le plus grand regret de tous. Le candidat Barucq veut faire renouer l'histoire de notre ville avec cette activité et a pour projet de dévoiler, dans quelques mois, ce très sérieux programme d'ampleur qui pourrait ouvrir des possibilités très positives pour notre ville en termes d'emploi, d'attractivité touristique et de bienfait sanitaire. Voilà qui est prometteur.
De Guillaume Barucq, nous retenons ses vertus d'honnêteté intellectuelle, sa quête du consensus et son esprit d'ouverture pour chercher à comprendre l'autre.
