CECI N'EST PAS UN ARTICLE
Il semble que madame Arosteguy ait fait sienne la théorie du peintre René Magritte remettant en question la manière dont nous interprétons le monde qui nous entoure.
Vous avez sans doute à l'esprit le tableau de cet artiste belge «La Trahison des Images» portant l'inscription «Ceci n'est pas une pipe» ou encore son autre tableau plus tardif «Ceci n'est pas une pomme».
Face à madame Arosteguy, à chacun de nous de ne pas être pris pour la bonne pomme.
À quel propos, nous demanderez-vous ?
Récemment, après une tribune offerte par un rédacteur opportunément ami avec l'édile biarrote car il veut surtout préserver la survie de son hebdomadaire, c'est le tout dernier article que lui a consacré Sud-Ouest qui nous a fait rire à gorge déployée, quand on y a lu qu'«après un conseil municipal de rentrée agité» la maire attendrait «son entrée en campagne, pour les municipales de 2026, le plus tard possible».
Fort heureusement, un encadré chapeautait l'article avec la mention «ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026», signifiant implicitement que l’article était bien au service de la future candidature de madame Arosteguy à sa propre succession lors des prochaines municipales.
Nous avons d'ailleurs l'extrême amabilité d’évoquer un «article» quand il conviendrait davantage de parler d’une auto-interview - car cela y ressemble bigrement - transmise au journal qui l’a complaisamment publiée. D’ailleurs, la supposée intervieweuse aura sans doute préféré ce mode opératoire de sorte à ne pas se rendre comptable - pour ne pas dire complice - de certaines outrances dont la maternité est de facto établie comme étant celle de madame Arosteguy, et seulement elle.
Car point trop n’en faut ; d'autant que la Presse n'ignore pas, malgré leur qualification de «nigauds» par leur maire, que les Biarrots ne sont plus dupes et savent distinguer le bon grain de l’ivraie.
Depuis la venue de cette équipe municipale, les Biarrots que nous sommes sont en effet devenus plus éclairés et notamment très lucides sur la volonté organisée de ces élus de nous berner, soit par enfumage, soit par opacité, soit par des contre-vérités.
Dès sa prise de fonction, madame Arosteguy a misé, en investissant une partie de l’argent des contribuables biarrots, dans la communication. Il lui fallait absolument, par une stratégie du baratin, venir compenser ses piètres états de service. Combien de fois l’a-t-on vu photographiée sur divers supports municipaux - au diable la dépense et le gaspillage de papier - toujours au centre et pour n’importe quel prétexte. Il faut dire qu’une photographe la suit partout pour immortaliser un non-événement que des spécialistes en marketing, embauchés en nombre - budget tendu oblige -, feront mousser. Ils sont là pour ça.
Dès lors, nous assistons à un conflit permanent entre le factuel corroboré par le réel qui saute à nos yeux, et une illusion propagée par cette municipalité. L’illusion, c’est ce que nous tous souhaiterions voir ou entendre, et qui n'est pas conforme à la réalité qui, elle, naît d’un assortiment de faits, est concrète, et ne laisse aucun espace à l’interprétation ou à la subjectivité.
Le rôle de Sauvegarder Biarritz, c’est de sortir les plus vulnérables ou les moins bien informés de l’illusion dans laquelle on veut les plonger, pour les faire pénétrer la réalité. Notre mission est de rétablir un équilibre entre une communication de propagande, des articles de presse grossièrement laudateurs et un usage de l’auto-satisfecit récurrent chez madame Arosteguy.
Nous n'allons pas reprendre ici les cinq années et demi d'un mandat émaillé de fourberies d’escarpins en tous genres :
-Mais souvenez-vous de cette dame candidate à l'achat de la Villa Fal dont la maire avait disqualifié le dossier au motif que le principal financier s'était retiré, rendant ainsi le projet peu viable économiquement.
L'intéressée a eu beau démentir par voie de presse et d'avocat, arguant qu'elle était l'unique investisseuse, et d'ajouter que le «démissionnaire» invoqué par la maire Arosteguy n'était qu'un simple prestataire facilement substituable, madame Arosteguy a quand même persisté à décrire un faux scénario pour justifier que soit retenu son lauréat qui - nous le savons - a fait de la Villa Fal un espace de bureaux. Et pour poursuivre dans les exemples de mystification de la municipalité, nous pouvons ajouter que ces bureaux n'ont rien d'exclusif au secteur «Mode et Design» - nous le savons aussi - ; encore une tromperie de la maire : il vous suffit de vous montrer intéressé en précisant que vous êtes... tiens, dans la logistique, vous serez accueilli à bras ouverts.
-Nous avons entendu madame Arosteguy oser déclarer en conseil municipal que son prédécesseur avait abandonné les écoles biarrotes, quand on sait qu'il a transformé et agrandi l'École des Thermes-Salins pour près de 10 millions d'euros et a mis en forme et budgétisé la rénovation de l'École Victor-Duruy. Sur ce sujet, madame Arosteguy devrait pourtant faire profil bas : si elle a promis la modernisation de l'École du Braou, depuis plusieurs années elle procrastine.
-Plus près de nous, toujours en conseil municipal, la maire et son adjointe à l'Urbanisme ont démenti le fait que les trois terrains de sport d'Aguilera ont été rendus constructibles par leur majorité, alors qu'un plan légendé du site, projeté sur écran au-dessus de leur tête, attestent bien des mentions «ZONE UP CONSTRUCTIBLE POUR DU LOGEMENT» sur les parcelles concernées !
-En marge de l'autobiographie idéalisée de madame Arosteguy, Sud-Ouest a mis les points sur les «i» du dossier Santa-Cruz : le journal révèle que les chiffres initialement donnés au lance-pierre par la maire, à l'Opposition, n'étaient pas les bons et largement sous-évalués : CQFD !
Le dossier du logement social biarrot, auquel Sauvegarder Biarritz a consacré une publication (https://www.facebook.com/share/p/1aB7TYBzkL/) est lui aussi empreint d'habiles confusions lorsqu'il est relaté par madame Arosteguy. Elle s'affranchit sans vergogne d'opportunités sacrifiées au profit d'intérêts privés.
Madame Arosteguy n'a eu de cesse de solliciter abondamment les éditorialistes locaux pour redonner du lustre à son image sévèrement égratignée par un mandat désastreux et contrariant.
Oui, madame Arosteguy est bien partie en campagne... dès le début de son mandat, avant de terminer peut-être en rase campagne.


