LA MEUTE

Définition de «meute» au sens propre : assemblage de plusieurs chiens dressés à courir le lièvre, le cerf ou autre gibier,

Définition de «meute» au sens figuré : bande, troupe de gens acharnés à la poursuite, à la perte de quelqu'un,

Synonyme de «meute» : horde, ramassis, cohorte, etc...

Le physicien Marc Halévy décrit clairement ce phénomène de «L'effet de meute, appelé aussi effet de horde», comme «un comportement observable chez plusieurs espèces d'animaux sociaux par lequel, lorsqu'un individu d'un groupe entame une action agressive, le reste du groupe le suit, confortant ainsi son initiative.».

Faisons à notre tour une modeste étude sur ce réflexe de meute appliqué à notre bonne ville de Biarritz, et plus précisément sur ceux qui viennent au secours d'une maire - à bout de souffle - qui pourrait répondre à la définition de la femelle alpha.

Dans cette meute, six catégories s'y côtoient pêle-mêle :

1) La Groupie

Ça fait toujours rire une groupie. Inconditionnelle fan, elle voit la vie au travers de sa vedette. Un peu bêta, elle n'a pas d'avis personnel et pense de la même manière que l'objet de son adoration. C'est pathétique, mais ça a le mérite de donner à rire pour ceux qui la regardent.

2) Le Reconnaissant

Ayant eu quelque avantage : l'obtention inespérée d'un emploi, une DSP inenvisageable autrement, une autorisation d'urbanisme sur le fil, une invraisemblable création ou extension de terrasse, un lieu d'exposition pour accrocher quelques cadres, une subvention qui fait débat, quelques invitations... le Reconnaissant pratique poliment des courbettes en guise de retour d'ascenseur.

3) Le Courtisan en attente d'un service

Celui-ci se dit qu'il lui faut prouver à la maire son adoration et multiplie les flatteries pour se placer en tête de liste de ses protégés et bénéficier plus rapidement de ses largesses. Qu'il se dépêche tant qu'il est encore temps car la fin du mandat est proche... Tic tac, tic tac...

4) L'Adhérent/Sympathisant au parti politique

Celui-là a la particularité de s'exprimer, tout en n'étant pas habitant de la commune, mais il vient en soutien à l'un des «siens» quelque part en France, sans discernement.

Ici un Hendayais, là un Angloy. une Arcachonnaise ou encore un habitant des Deux-Sèvres : tous appartiennent au parti Les Républicains. Ils ne savent rien du fond de l'affaire, mais ils ont pour devoir d'aider un de la bande. C'est le clan qui se serre les coudes face aux autres qui n'ont rien compris puisqu'ils n'ont pas le bon goût d'appartenir à «leur» parti.

5) La famille et consorts

Très peu habituel en Politique - et même du jamais-vu auparavant à Biarritz -, les plus proches sortent les crocs pour (tenter) de sauver le soldat Arosteguy. Tant pis s'il faut pour cela contrevenir à la bienséance, au respect et au devoir de réserve que la bonne règle impose aux proches.

Faudrait pas qu'à la table du dimanche, entre deux bouchées, la patronne leur reproche leur invisibilité.

6) Les élus de la Majorité

Ceux-ci cherchent, à défaut de leur honneur, à conserver leurs prébendes et leur place sur la prochaine liste conduite par madame Arosteguy. Alors, ils rament, ils rament pour trouver des arguments et n'en trouvent pas. Comme ils n'y parviennent pas, certains donnent même du conjoint pour fournir des justifications : comique. C'est de tout cela dont les Biarrots de tous bords n'en peuvent plus. Peut-être comprendront-ils mieux, au mois de mars prochain, à quel point ils exaspèrent les citoyens.

7) Existe enfin une dernière catégorie : les faux Amis. Et si l'on a pour habitude de dire que «les bons comptes font les bons amis»... on peut davantage dire ici que les faux comptes font les bons Amis. Ne pouvant suffisamment tabler sur leurs troupes sur les réseaux sociaux pour liker, soutenir et appuyer la cause, certains ont cru bon de créer de faux comptes avec des noms plausibles, sonnant tour à tour XVIème arrondissement ou Amendeuix-Oneix. Il n'y a pas à fouiller longtemps pour comprendre que madame Machin ou monsieur Bidule - que du reste personne ne connaît et pour cause (!) - est un Ami inventé qui ne commente QUE sur les affaires de la municipalité et TOUJOURS positivement.

Ces spécimens - identifiés car toujours les mêmes et bien peu nombreux - font la joie des conversations entre Biarrots. Pensez ! Dans une ville de 25.000 habitants, on les connaît les zigs et on pourrait en dire sur leur compte ! Et on sait bien ce que pense un monsieur Chazouillères de madame Arosteguy : ah oui mais c'était en 2019...

Dès que ça tourne vilain pour madame Arosteguy, voilà la meute qui apparaît sur les réseaux sociaux pour faire de la désinformation, de l'intox, proférer des insultes, des mensonges et des menaces à peine voilées. Certains font des parallèles plus que douteux, mais tout va bien car ils sont dans le «bon» camp, celui du Pouvoir.

Ce fut le cas en réaction à l'immixtion - au dernier conseil municipal - de Biarrots mécontents de la future urbanisation d'Aguilera. À lire la meute, on pourrait croire qu'il s'est agi de dangereux factieux venus en Mairie de Biarritz en découdre. Et si on redescendait sur terre ? Car en guise de Black Blocs armés de cailloux pour tout casser, nous n'avons vu que de braves gens venus défendre le dernier espace foncier qui a jusqu'alors su résister face aux appétits voraces de la bétonnisation. Des braves gens dont l'intelligence et le bon sens ont été provoqués par un projet scandaleux. De braves gens qui ont expliqué, en bonne et due forme, leur refus à ce projet. De braves gens qui cherchent à se faire entendre, mais qui en face ne trouvent que mépris.

Et pourtant ils sont désignés par la meute comme des «agitateurs», des «personnes pilotées», des «excités», des «rageux», des «LFIistes», des individus «d'extrême-droite», quand d'autres sont désignés comme des Biarrots «normaux» - comprendra qui pourra...

Voilà maintenant un élu de la République - monsieur Destizon - traité de «grand malade» par le compagnon de madame Arosteguy. Que dira le président Lisnard de l'AMF de ce fonctionnaire tenu au devoir de réserve - à défaut de politesse - car directeur de Cabinet du département de la Marne ? N'est-ce pas cela l'agression contre les élus que le maire de Cannes dénonce avec force ?

Qu'aurait-il à dire encore de monsieur le Général Jean-Bernard Pinatel qui insulte allègrement le conseiller municipal d'opposition Guillaume Barucq ? Encore un qui bafoue son devoir de réserve.

Alors, madame Arosteguy, comprenant que la presse locale, les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille ont largement diffusé la sordide évacuation des Biarrots de la Maison du Peuple, se cherche un récit crédible et ne sait plus sur quel talon danser.

Elle parle des «Biarrots pacifiques infiltrés par quelques excités rageux» et dit «Je ne me laisserai pas intimider par ces groupuscules» (!?). Rappelons que c'est bien de Biarrots dont il est question.

Madame Arosteguy dit même que «prendre en otage des Biarrots pacifiques et âgés est scandaleux». Que dire encore sur l'indécente utilisation de ce vocable «d'otage» en la circonstance ?

Tout ce qui est excessif est insignifiant. Mais quel outrage tout de même.

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