BIARRITZ, VILLE PEINTE D'AFFICHES «BIARRITZ AVEC VILLEPIN» : MANQUE PLUS QUE ÇA !

Biarritz a toujours attiré des candidatures fantaisistes. Quelque chose dans l'air doit inciter les hurluberlus de tous poils à se croire assez sérieux pour se présenter devant les citoyens biarrots. Si ce n'est que cela procure des moments comiques durant la campagne, et quelques fous rires, on peut tout de même déplorer de telles inconséquences.

Au cours de ce mouvementé été, les Biarrots ont eu la surprise de voir placarder - de manière sauvage et dans tous les quartiers - des affiches portant mention «Biarritz avec Villepin». Passé un peu inaperçu auprès des Biarrots qui lui ont opposé une indifférence notable, d'où sort cet imprimé ?

Alors évidemment, on pourrait croire à un canular. Ou bien à un sondage qui n'en a pas l'air. Ou serait-ce un parachutage d'un candidat infourguable ailleurs ?

Le parcours de Dominique Galouzeau de Villepin est chaotique : sorte de fils à papa issu d’une belle ascendance et qui se doit d'être à la hauteur des attentes des siens, il dérive de l'ordre établi et devient le seul élève de son lycée à participer au mouvement de Mai 68, puis rentre dans le rang et intègre l'ENA dans la promotion Voltaire - juste le temps d'entretenir une amourette avec Ségolène Royal.

Le personnage ne laisse pas indifférent. Chiraquien de toujours, mais plutôt de très mauvais conseil quand il s'est agi d'ourdir la dissolution de 1997 dont on sait à quel point elle sera terrible pour Jacques Chirac et la Droite française. Passant de 245 sièges pour le RPR avant la dissolution, à 134 sièges après la dissolution, l'échec s’avèrera cuisant. L'instigateur ne sera pourtant pas mis au ban... et madame Bernadette Chirac, qui le désignait auparavant du sobriquet de «Néron», lui trouvera le joli surnom de «Monsieur le stratège».

Jouant contre le camp de la France, contre l'Occident et appelant à voter contre son bord pour une sombre querelle personnelle avec Nicolas Sarkozy, il témoigne alors d'une manière particulière d'être au service de la Nation.

Puis - mieux vaut tard que jamais - il prête serment à l'âge de 55 ans pour devenir avocat.

De l'affairisme aux affaires, nous connaissons tous le scandale financier Clearstream déclenché en 2001 et qui a nourri les actualités médiatiques pendant de très longs mois.

Le mondain mène tout au long de sa carrière une diplomatie lèche-babouche, une politique dont on est en droit de s'interroger si elle est mue par des convictions propres, en faveur de la grandeur de son pays, ou pour des intérêts pécuniaires.

Il a d'ailleurs été dans l'obligation de s'expliquer sur les relations qu'il entretient avec des nations qui ne savent rien de la démocratie et de l'égalité homme-femme.

Maintenant en indélicatesse avec la Droite traditionnelle qui lui reproche ses étranges positionnements internationaux où il débite allègrement des contre-vérités, il recueille dans la Gauche extrême une étonnante popularité. Faut-il voir là la révélation de son vrai positionnement politique, celui qu'il aurait dû occuper dès le départ de son engagement dans la vie publique ?

Ayant toujours bénéficié de nominations par sa famille politique, le diplomate ne s'est jamais présenté devant les urnes et ne sait donc pas l'accueil qui lui aurait été réservé. Souhaite-t-il enfin, à 71 ans, tester ses chances à Biarritz ?

Amusant de relever que celui qui aspirait à se présenter à l'élection présidentielle de 2012, devra y renoncer faute d’avoir recueilli suffisamment de parrainages d’élus pour officialiser sa candidature. Même pas capable de convaincre les anciens de son parti... Pour un ex-Premier ministre, ça la fiche mal. Peut-on donc imaginer qu'il s’attend trouver à Biarritz un écho positif à sa présence soudaine ?

Amis biarrots, vous ne trouverez plus d'affiches du candidat putatif en notre ville : l'ordre a manifestement été donné d'en éliminer au plus vite toute trace. À la fébrilité désormais perceptible de la maire sortante et de son équipe ne peut être rajouté le risque supplémentaire d'un candidat-vedette-ancien premier ministre !

Toujours est-il que quel que soit le postulant ou la postulante au fauteuil de maire qui remportera la confiance des Biarrots, il lui faudra avoir chevillées au corps des qualités essentielles pour mener à bien sa mission : un passé irréprochable, le respect de tous, l’écoute, le courage, la détermination, l'empathie, l'honnêteté, le goût de l'effort, le sens du compromis, des capacités intellectuelles et une culture générale au-dessus de la moyenne, une représentation digne de notre ville et l'envie de bien faire.

Alors, mesdames et messieurs les candidats, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

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