AGUILERA : UN PROJET VICIÉ À L’AIR POLLUÉ

Alors qu'il est à espérer que ce projet fou de bétonnisation de la plaine Aguilera ne verra pas le jour, nous souhaitons tout de même soulever un problème grave qui se déroulerait si, par malheur, ces constructions se réalisaient.

En effet, c'est une évidence que de le dire : les travaux ça fait de la poussière ! Consacrez votre week-end à refaire votre salle-de-bain et vous constaterez le nuage de particules nocives que vous disséminerez dans toute votre maison. C'est effrayant.

Maintenant, appliquez cela au terrassement de deux parkings - un privé et un public -, plus des fondations pour réceptionner de gros blocs d'immeubles, plus la construction desdits immeubles : ce n'est plus effrayant, c'est épouvantable. Imaginez la poussière qui, lors du creusement et de l’évacuation des terres, se disperserait dans toute cette zone pendant une très longue durée de travaux !

Alors, vous direz, fort logiquement, qu'il faut bien en passer par là pour bâtir. Creuser, remuer, construire, point de miracle, cela fait de la poussière.

Mais un aspect n'a pas été suffisamment pensé, pour ne pas dire du tout envisagé - personne ne l’a évoqué jusqu'alors. Il s'agit de la santé des sportifs qui pratiquent leurs activités sur la plaine Aguilera. Les amateurs certes, mais surtout, car c'est leur lieu de travail et ils y passent donc beaucoup de temps, les professionnels du rugby qui seront exposés à la toxicité soulevée par ces excavations. C'est un sujet grave, d'autant plus qu'il est question d'athlètes qui respectent par ailleurs une hygiène de vie en correspondance avec leur activité physique de haut niveau.

Doit-on rappeler ici les conséquences sur la santé de la poussière en suspension dans l’air qui, lorsqu’elle est inhalée, affecte les voies respiratoires et peut créer des lésions pulmonaires ? Certes la nature des particules déterminera celle des risques, mais dans le cas qui nous occupe et l’ampleur des déconstructions et constructions à venir, rien ne nous permet de rester optimistes.

Qu'en est-il alors pour ces rugbymen - sans oublier le staff en nombre qui les accompagne - face à ce chantier d'ampleur dont il est prévu qu’il s’étirera sur de très nombreux mois ?

A-t-il été question de pratiquer des relevés pour constater que les niveaux de tolérance sont bien respectés ?

La ville a-t-elle imaginé un lieu d'entraînement de substitution pour protéger nos joueurs et leur staff ?

Savons-nous si le BOPB ne serait pas susceptible de protester auprès de la Ville contre cette inutile mise en danger de ses effectifs ?

Le public des matchs de rugby, les restaurants alentour et les food-trucks, seront eux aussi impactés.

Tout cela ne mérite-t-il pas une réflexion sérieuse ?

Cette municipalité a trop souvent pris des initiatives, sans en appréhender les effets qui auraient pourtant dû être anticipés. Ainsi, nous avons vu apparaître un manège de Noël sur l’esplanade du Casino Municipal, en contrebas de l'Hôtel de Ville : si la démarche partait d’une bonne intention en cette période de fêtes, il en a résulté un affaissement remarquable à l’œil nu, si vous vous transportez sur place ; cela était prévisible puisque cet espace repose sur du vide, le parking souterrain étant attenant.

Il y va de même concernant la voie de circulation alternative au Tunnel du Rocher de la Vierge, fermé par madame Arosteguy - tant pis pour ceux qui n'ont plus leurs jambes ! Il nous est désormais imposé d'emprunter la rue du Préfet Doux, dont nous avons eu l’opportunité de dénoncer la dangerosité pour les piétons - pas de trottoirs -, pour les voitures en haut de la côte, pour les promeneurs au-delà d’un stop qui n’est quasiment jamais marqué par les automobilistes ; mais qu’en est-il de la résistance de cet axe, face à la fréquentation assidue de véhicules de tous calibres ? L’a-t-on étudiée ? Ne sommes-nous pas exposés à un affaissement de cette colline ?

Nous avions également alerté sur le caractère périlleux du carrefour de la Croix-des-Champs après sa modification par madame Arosteguy et son équipe ; la nature du lieu et son usage fréquent portaient les germes d’accidents probables qui ne manquèrent pas de se produire, au grand dam des malheureuses victimes... jusqu'à ce qu'un feu soit finalement rétabli.

Nous pourrions poursuivre et énoncer d’autres effets pervers - non envisagés - à des initiatives maladroites de l’actuelle municipalité.

Déjà que les Biarrots sont des «nigauds», il est désagréable de comprendre que nous serions aussi des «cobayes» et les dindons de la farce, ou si vous préférez les perdants d’une affaire où d’autres en sortent gagnants.

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