MICHEL FOURNIER : UN DEUXIÈME CANDIDAT EN LICE POUR 2026
Après l'annonce de la première candidature aux prochaines Municipales du Biarrot centre-droit Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, un deuxième candidat se fait connaître pour porter, lui aussi, une autre vision de Biarritz.
Il s'appelle Michel Fournier et réside depuis 30 ans au Pays Basque, tour à tour à Ciboure, puis Ascain et enfin à Biarritz. Cette terre basque a vu ses enfants grandir et il y puise une force et un attachement particuliers. Et pourtant son parcours l'a amené à être mobile. Apprenti, il commence sa vie professionnelle au prestigieux Georges-V à Paris, pour ensuite gravir, un à un, les échelons : maître d'hôtel chez Lucas Carton, puis des postes de Direction toujours dans l'hôtellerie à Paris, jusqu'à reprendre la direction de la Société des Grands Hôtels à Evian. Un nouveau challenge s'offre à lui quand il reprend, cette fois-ci, la Direction de la Société des Bains de Mer Monaco. L'envie d'entreprendre se concrétise aussi par la création et l'exploitation de plusieurs restaurants à Paris. Une vie pleine, dans le domaine du Tourisme, de l'Hôtellerie et de la Restauration qui engage le Biarrot à faire valoir ses compétences dans l'intérêt général de notre ville.
L'homme ne manque pas de courage. Sa candidature se fait sous l'étiquette du «Rassemblement National» dans une ville, et plus largement un territoire, où l'ancrage de ce parti a du mal à s'opérer face à une autre identité locale très forte. Dans ce rapport de force où s'affrontent ces deux identités - Basque et Française - la fierté des uns et des autres n'a pas encore trouvé un terrain commun d'entente, même si l'on constate ces chiffres à Biarritz : 28% aux Présidentielles de 2022, 9% aux Législatives de 2022, 27% aux Législatives de 2024.
Nous le savons tous : une candidature municipale échappe à la règle des vagues nationales. Il s'agit davantage de la rencontre d'un candidat et de son équipe avec les habitants, plus que d'étiquettes partisanes. Surtout que Biarritz a la particularité d'être multiforme, et davantage encore avec 29 ans de mandats successifs des maires centristes Didier Borotra et Michel Veunac qui se donnés pour règle de diriger leur ville avec des listes composées des personnalités issues du centre, de la droite, de la gauche et des Basques.
5% aux Municipales de 2014, Pas de candidat RN aux Municipales de 2020 et pourtant des chiffres non-négligeables quand il s'agit de consultations nationales.
«Plus on est proche des gens, plus les gens seront proches de vous» : de ce credo empathique le candidat Fournier tire la base de son engagement auprès des citoyens. Celui qui revendique ne pas être un «professionnel de la politique» et ne pas vouloir faire de «politique politicienne», a une approche plus empirique pour sa ville, lui préférant le travail de terrain aux théories fumeuses des petits hommes gris.
Point intéressant à noter : monsieur Fournier a été, lors des dernières Municipales, aux côtés de madame Arosteguy pour l'aider à conquérir la mairie. Il a été de ceux qui ont distribué des tracts en ville et dans les boîtes aux lettres, portant partout où il le pouvait la bonne parole en mettant en avant sa candidate. Aujourd'hui, il fait partie des déçus, du très grand nombre de déçus qui ne s'y retrouvent pas entre les promesses de campagne et le déplorable bilan d'un mandat de six ans.
Chez celui qui «observe chaque jour avec inquiétude le déclin de notre ville, livrée à une gestion sans cap, sans ambition et sans enracinement. Biarritz mérite mieux que le laxisme municipal, l'idéologie hors-sol et les effets d'annonce», est née l'envie de redonner du poids à la parole politique.
Il avoue ne pas comprendre et être très critique de la gouvernance actuelle de madame Arosteguy qui ne respecte certes pas ses promesses passées avec les Biarrots mais révèle aussi un manque organisationnel, une démotivation des agents municipaux, une non-reconnaissance par la hiérarchie, le tout aboutissant à ce que nous constatons dans tous les quartiers de la ville, même en plein centre.
C'est certainement ce constat quotidien qui est le cri commun de tous les Biarrots qui forge à Michel Fournier sa volonté de former «une équipe qui ne se contentera pas de paroles, mais qui agira pour redonner à Biarritz sa place, son rang et sa fierté».
Cette image que nous renvoyons est évidemment désastreuse pour ceux qui vivent ici à l'année, mais cette Majorité Arosteguy a-t-elle songé aux répercussions touristiques pour notre station balnéaire ? Ce déclassement perçu et qui s'est intégré dans l'esprit de ceux qui fréquentent notre station sera difficile à rattraper, tant le retard qui a été pris est grand.
Voirie minable, enlaidissement urbain à gogo, toilettes publiques indignes, saletés à tous les coins de rues, poubelles dégorgeantes, rats et cafards qui déambulent en toute tranquillité, tapage nocturne, trafics illicites et disparition d'une politique culturelle municipale.
Nous retrouvons Michel Fournier ici, en couverture et à l'intérieur du Biarritz Magazine de janvier/février 2025. Face à son discours sans concession et sans langue de bois envers la maire sortante, il est peu probable qu'il soit sollicité à nouveau pour figurer dans le bulletin municipal !
Plus sérieusement, sur quelques grandes lignes, il a déjà développé les axes majeurs qu'il souhaite porter au cœur de son programme :
-le ferme renoncement au bétonnage d'Aguilera,
-une politique de logement juste et prioritaire pour les Biarrots,
-la défense des seniors qu'il trouve trop oubliés dans la politique locale de la maire actuelle,
-une tarification de stationnement quasi-gratuite pour les résidents biarrots,
-un soutien municipal concret aux commerçants et artisans biarrots,
-l'usage du référendum pour demander l'avis des Biarrots sur les questions importantes,
-un projet innovant au service de la santé (tel qu'il a déjà pu l'initier dans sa vie professionnelle au Maroc),
-rétablir la propreté et l'hygiène dans tous les quartiers de la ville,
-rendre un cadre de vie apaisé pour les habitants,
-le doublement des effectifs de la Police Municipale ainsi que le doublement des caméras en ville,
-renégocier les conditions avec l'exploitant de l'Hôtel du Palais.
Quant aux finances de la commune et celles de structures dont elle a en partie gestion, il lui apparaît indispensable de réaliser des audits : Ville, Aguilera, Hôtel du Palais, Casino Municipal. Une gestion saine et raisonnée est à mettre en place pour permettre à la ville d'utiliser à bon escient les deniers des contribuables biarrots.
En ce qui concerne la Culture Basque : c'est un sujet qui «lui tient à coeur» et pour lequel il réserve une surprise dans le programme qu'il soumettra aux Biarrots. Il est convaincu de l'importance de faire partager à tous ceux qui vivent ici, et dès le plus jeune âge, la richesse de cette culture, son authenticité et la perpétuation de ses belles traditions. Un regard en arrière, un regard vers l'avenir, ainsi se définit le Pays Basque qui a su transmettre à travers les siècles l'usage de sa langue : euskara.
Monsieur Fournier dit vouloir donner du bonheur aux Biarrots : cette promesse d'allégresse, c'est déjà beaucoup en ces temps troubles et parfois de découragement.

