COMBIEN ÇA COÛTE ?
Puisqu'en ces temps-ci on en est à parler abondamment de factures, il en est une qu'il serait utile de fournir aux Biarrots.
Au moment d'ouvrir ce fameux tiroir contenant les factures, celle dont en effet il nous plairait - AUSSI - de prendre connaissance, c'est celle correspondant à la location de grande salle du premier étage de l'Espace Bellevue pour une exposition qui s'est tenue du 29 juillet au 15 août.
Car côté mairie de Biarritz l'on ne peut prôner la transparence et n'en pas faire usage quand l'occasion se présente.
Rappelons ici aux Biarrots et aux «nouveaux» qui n'ont pas connu le temps jadis, que l'écrin du Bellevue avait coutume, chaque été, d'accueillir des expositions de grand prestige. Ces rendez-vous artistiques de très bon niveau avaient été impulsés par Didier Borotra. L'homme - coriace en affaires quand il s'agissait de défendre les intérêts de sa ville - n'en était pas moins un esthète, sensible aux Arts sous toutes ses formes, et s'était donc appliqué à donner ou à partager le goût des belles choses en organisant des événements dont on parlait loin de notre cité impériale et qui confortaient sa réputation de ville raffinée. Michel Veunac a naturellement poursuivi ce cycle dont nous avons tous pu nous louer.
Depuis l'arrivée de madame Arosteguy, PLUS RIEN !
Deux expositions d'un Biarrot qui se dit «sculpteur du silence et du souffle» et dont on peut visiter l'atelier à quelques enjambées de la place Bellevue, un accrochage d'huiles sur toiles d'une amie de la maire dont un échantillon est suspendu dans le bureau de l'édile, des créations abondamment vues en décoration temporaire dans des commerces de la ville ; enfin, ce lieu d'exception voué à de l'exceptionnel a été investi en 2023 par l'événement opportunément baptisé «J'ai pour moi le vent, les astres et la mer», avec un bis, cette année, sous le thème «Ciel et Océan».
Les associations biarrotes, certaines comptant plusieurs centaines de membres, sont bien placées pour savoir que la ville de Biarritz n'est pas donneuse - et ce n'est pas là son moindre défaut.
La plupart d'entre elles, plutôt que de renoncer tout simplement à exister, résistent tels de valeureux combattants et cherchent une autre solution, toujours hors de Biarritz.
Sauvegarder Biarritz avait relayé en son temps le montant de la facturation - pour une durée d 'occupation du site de deux heures - soumise à un futur récipiendaire de la médaille des Arts et des Lettes pour recevoir la ministre de la culture en exercice venue le décorer.
6.200€ pour deux heures. Sans avoir fait Math Sup' ni Math Spé, le taux-horaire alors appliqué par la ville de Biarritz à ce Biarrot était donc de 3.100€.
24 heures de location correspondent donc à 74.400€. L'actuelle exposition s'étirant sur presque 2 semaines, au taux de 24 heures d'occupation, cela revient à une somme exorbitante.
Bien sûr, bien qu'occupés 24h/24h, les locaux n'ont reçu des visiteurs que le jour, et encore entre 11 heures et 18 heures, sauf le dimanche, soit 7 heures /jour, durant 16 jours (en excluant les dimanches de fermeture), soit 7 heures x 3.100€ = 21.700€ x 16 jours = 347.200€ !
347.200€ est la somme qui devrait avoir été facturée pour l'Espace Bellevue, conformément au tarif appliqué à d'autres par cette même municipalité. À cela il conviendrait d'ajouter les frais de fabrication et de pose des kakemonos annonçant l'événement et ceux de communication.
La maire sortante nous assurant à cri et à corps de son intégrité et ne pas faire de favoritisme, nous faisons une demande solennelle de la transmission de cette facture acquittée par les loueurs de l'Espace Bellevue.
Nous en appelons à vous tous pour qu'une totale clarté soit faite sur cette question.
La location de l'Espace Bellevue à ces occupants aoûtiens a-t-elle fait l'objet d'une décision en Conseil municipal ?
Le montant fixé pour la location de l'Espace Bellevue a-t-il été soumis au vote du Conseil municipal ?
Il serait plus que fâcheux qu'une nouvelle fois, après un fait accompli sur lequel il est impossible de revenir, le vote d'une telle disposition s'opère de manière rétroactive, ce qui est formellement illégal selon le Conseil d'État.
Si cette facture est adressée à Sauvegarder Biarritz, ce dont nous ne doutons pas compte tenu du souci de transparence de la maire sortante, nous ne manquerons pas de vous en informer.
