OÙ EST LA GRENOUILLE ? PAS À BIARRITZ, C'EST CERTAIN !
C'est devenu un marronnier, pour reprendre un terme journalistique que connaît forcément le monsieur Météo de la télévision : la non-présence du conseiller municipal subdélégué aux grands projets environnementaux, Louis Bodin !
Cette récurrence et cette constance dans l'absence de Louis Bodin, ont été à nouveau soulevées par l'élu d'opposition Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, qui n'en revient toujours pas que le mandat se poursuive sans qu'aucune disposition ne soit prise devant le pied-de-nez de cet élu qui, depuis cinq ans, joue à l'Arlésienne.
Faisant presque systématiquement procuration à sa belle-maman - madame l'adjointe à la Culture Pinatel - qui siège en Conseil, l'individu fait ainsi montre d'un mépris rare envers ses électeurs, tous les autres Biarrots et plus largement envers l'institution Mairie de Biarritz.
Lors du Conseil du 3 avril 2023, Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde s'était déjà ému auprès de la maire en expliquant que cet élu ne répondait pas à ses courriers et qu'il «ne s’est plus présenté en séance du Conseil Municipal depuis deux ans».
Force est de constater que madame Arosteguy a choisi de ne pas peser auprès de l'élu parisien pour lui demander de respecter son engagement citoyen ou de se démettre pour laisser sa place à une personne qui vit à Biarritz, qui en connaît les sujets à traiter et ses habitants.
Nous l'avons déjà dit par le passé : les élues Nathalie Tauziat à Anglet et Laurence Ostolaza à Saint-Jean-de-Luz avaient choisi de démissionner, leurs missions professionnelles les contraignant de se tenir loin du Pays Basque. D'autres temps, d'autres lieux, d'autres mœurs, d'autres personnes, d'autres moralités.
Quant aux élus présents de la Majorité qui n'interviennent jamais, qui n'ont aucun avis à émettre et qui votent les yeux fermés et le doigt sur la couture, ce sont des présents-virtuels. À croire que ce sont des hologrammes : sont-ils bien présents au moins ?
Ne voulant pas adouber ce fonctionnement d'un élu au sein d'un conseil municipal, Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde a interpellé la maire : «Ça fait quatre ans qu'il n'est plus venu siéger au conseil municipal. Évidemment beaucoup de Biarrots s'interrogent et trouvent cette situation plus qu'anormale et je voulais savoir quelles dispositions vous alliez prendre vis-à-vis de cette situation ?».
Madame Arosteguy, tout de go, lui répond : «Et bien aucune. Donc il nous reste quelques mois avant la fin du mandat et que je souhaite que Louis nous aide comme il l'a toujours fait, c'est-à-dire...».
Monsieur Dussaussois-Larralde l'interrompt : «En étant absent !».
Imperturbable, madame Arosteguy poursuit : «en nous donnant une aide importante sur les dossiers et une mise en relation avec un certain nombre de décideurs qui aident à faire avancer les dossiers biarrots. Voilà.».
Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde prend acte : «Ok, très bien. Vous cautionnez.».
C'est un scandale !
Voilà encore un exemple du peu de cas qu'accordent les élus de la majorité aux Biarrots.
Un individu peut se permettre de se servir de son titre d'élu à la ville de Biarritz pour enjoliver sa carte de visite, sans pour autant jamais daigner s'occuper de ses attributions ; et sa patronne - si autoritariste avec d'autres personnes - n'y trouve rien à redire ?
La maire cautionne cette absence officielle de monsieur Bodin mais, comme elle voit bien que ça grince côté électeurs, elle évoque une «aide sur les dossiers» et «une mise en relation avec des décideurs». Oui c'est ça, «On y travaille» !
Mais ces deux arguments ne tiennent pas : parce que madame Arosteguy ne démontre aucune action concrète sur les «grands projets environnementaux» ni sur les prétendus «décideurs» qui ne sont que des fantômes. Avec le goût immodéré de madame Arosteguy pour la communication, si des actions avaient été réalisées, nous l'aurions su !
Par l’absentéisme de monsieur Bodin que nous jugeons intolérable, nous pouvons apprécier l'importance qu'accorde madame Arosteguy au sujet de l'environnement. Dans une ville qui pourrait être à la pointe de l'expérimentation, d'une écologie positive et en faveur d'un développement durable raisonné, on assiste à une politique verte inexistante. Rien. Pas étonnant !
Alors, cette obstination à maintenir l'élu parisien interpelle :
-Madame Arosteguy rechigne-t-elle à faire remonter des personnes qui sont en bout de liste et qui pourraient prétendre occuper la place de monsieur Bodin ?
-Se sert-elle de monsieur Bodin pour avoir un pied dans le monde journalistique parisien ?
-Est-il impossible à virer, au risque de froisser des susceptibilités de l'adjointe à la Culture et de son mari ?
Et si c'était ces trois raisons à la fois ?
L'individu semble charmer la maire : osera-t-elle le faire figurer à nouveau dans la prochaine liste qu'elle conduira ? Il faut dorénavant s'attendre à tout.
