LES GRANDES MANŒUVRES

Nous assistons actuellement aux Grandes Manœuvres.

Non, hélas il ne s'agit pas du film remarquable de René Clair qui, en 1955, réunit une distribution extraordinaire parmi laquelle Michèle Morgan et Gérard Philipe.

Le spectacle qui nous est donné, moins glamour, est le déploiement d'esbroufes de la mairesse actuelle, candidate à sa réélection. Et cette aspiration annoncée par madame Arosteguy non pas au profit de notre Biarritz mais pour compléter son déroulement de carrière, va continuer de nous offrir, ces neuf prochains mois, une mise en scène moins raffinée que ce grand classique du cinéma français, aux décor et costumes moins beaux, et aux seconds rôles qui ne font pas rêver.

Telle Babette s'en va-t-en guerre, la maire sortante nous sort déjà le grand jeu : 

Très régulièrement relayés par une presse locale bienveillante, les chargés de la communication de la municipalité Arosteguy font le job pour lequel ils sont grassement payés et coûtent assez cher aux finances de la ville. Cet arsenal, exclusivement dédié à la communication de la maire actuelle, serait composé de huit personnes !

Alors ce sont des magazines et flyers prétextes, publiés par l'équipe Arosteguy - ces supports papier défiant tant les économies et l'écologie qu'elle prône pourtant,

Ce sont de nombreuses bonnes résolutions saupoudrées ici et là, avec de rituels éléments de langage extraits d'un «prêt-à-penser» fourre-tout, dans le but de nous convaincre, «les yeux dans les yeux», que «ça ira mieux demain»,

Ce sont aussi des promesses faites, aux uns et aux autres, de concrétiser ce qu'ils essaient de construire depuis le début de cette mandature,

C'est l'invention de réunions publiques creuses et inutiles - histoire pour l'édile de se donner une visibilité et de nous prouver qu'elle existe, même si l'état de nos trottoirs nous en fait sérieusement douter,

C'est la tournée des grands-ducs où dans de pseudo-réunions de quartiers, la maire daigne aller à la rencontre du peuple biarrot afin de le rassurer sur le fait qu'elle sait que la ville n'appartient pas seulement aux touristes. Trois petits tours et puis s'en vont...

À ce propos, permettons-nous de signaler qu'une rencontre «citoyenne» a été organisée au Quartier Petricot, par madame Arosteguy, quelques minutes après la publication de l'article de Sauvegarder Biarritz «Pétricot, un quartier populaire devenu impopulaire» qui dénonce toute une liste de manquements et de problèmes dont nous ont fait part de nombreux riverains.

Et puis, à l'approche des vacances d'été, la maire se souvient subitement des griefs en nombre que nous avions dénoncés l'an passé et qui concernent en particulier la sécurité et l'ordre public, dont les nuisances sonores nocturnes.

Si bien que, fidèle à elle-même, elle nous sert tout un «Dispositif de Sécurité Été 2025», destiné à nous embobiner une fois encore ; avec un lexique marketing choisi, ses communicants nous renvoient aux slogans des réclames publicitaires simplistes de jadis pour nous intoxiquer et nous laisser à penser que la situation est contrôlée !

Sauf que les Biarrots n'ayant pas une mémoire de poissons rouges, il leur en faut plus que ces coups de com - toujours eux - avec les mêmes poncifs opportunément sortis du tiroir à poudre de perlimpinpin.
Car, souvenons-nous, l'été dernier les chuteurs furent une colossale farce, les incivilités sur la voie publique furent légion, des terrasses de cafés inexistantes l'hiver sont subitement sorties de terre au pied d'immeubles bourgeoisement habités, entraînant leur cohorte d'effets indésirables, les autres terrasses, présentes à l'année, se sont elles déployées au-delà du raisonnable, laissant aux promeneurs une portion congrue, des bagarres et autres agressions physiques et verbales n'ont pas manqué à l'appel.


Les mêmes causes créant les mêmes conséquences, pourquoi «vendre» encore, et toujours plus, notre ville à des touristes qui viendront de toutes façons suffisamment en nombre, en trop grand nombre ? Plutôt que nous rebattre les oreilles avec un plan bidon, cessons de marchandiser notre ville et préférons la qualité à la quantité.

Tout le monde ne peut ni n'a les moyens, telle madame Arosteguy, de quitter Biarritz l'été «loin du bruit et de la fureur», comme elle l'a candidement écrit le 7 août 2024 !

À force de vouloir tout monétariser, cette municipalité aura perdu le sens commun et fait preuve d'un manque total de pragmatisme. Pas d'idées, pas de vision, pas d'ambition.

Elle se sera gargarisée de mots pour prétendre résoudre des maux. Ne finit-elle pas par s'autosuggérer ?

Ainsi, débusquant son narratif usé comme étant à l'opposé de ses actes, nombre d'entre nous s'interrogent encore de savoir si l'édile biarrote aime vraiment sa ville, aime vraiment les Biarrots ?

Que penser d'une maire qui, cet été encore, fera fi du bien-vivre des Biarrots et préférera l'exclusion à l'inclusion avec des axes de circulation confisqués ?

Que penser d'une maire qui veut nous convaincre de son amour pour Biarritz quand elle l'enlaidit à loisir avec barrières en tous lieux, panneaux disgracieux, accessoires urbains bas de gammes, interdictions autant blessantes pour les personnes à mobilité réduite que pour la vue ?

Comment peut-on être à ce point dépourvue à la fois de compassion humaine et de sens esthétique ?

Attendons-nous à ce que Les Grandes Vacances soient le Grand Carnaval.

Pour conclure, nous devons tout de même rendre hommage à madame Arosteguy : pour pouvoir redorer son blason au travers d'une communication grossièrement laudative, elle aura su entretenir ses «réseaux» médiatiques... mieux que nos quartiers et notre centre-ville. Question de priorité ?

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