ZFE : UNE DÉMAGOGIE PUNITIVE

Nous nous souvenons de la prise de position «courageuse» et empreinte d'une «conviction profonde» lorsqu'il s'est agi pour madame Arosteguy, en conseil municipal, de se prononcer POUR ou CONTRE la mise en place de la ZFE (Zone à Faibles Émissions). Après avoir écouté les arguments CONTRE des élus de l'opposition, la mairesse biarrote s'est exprimée POUR, tout en disant - pour, nous rassurer - «On n'est pas convaincus. Moi je le voterai du bout des lèvres parce que je partage les arguments que vous avez développés (..) Je laisserai chacun voter en son âme et conscience sur cette mesure (sic). Pour ma part je voterai favorablement mais avec un niveau de conviction très modéré (re-sic !).».

Ainsi, faisant fi des conséquences excluantes et dramatiques pour des millions de propriétaires de véhicules impactés par cette loi socialement ségrégationniste, la maire a cédé au diktat pseudo-écologique. Oui, il fallait d'abord se protéger, ne pas se faire mal voir par de prétendus défenseurs de la planète, qui passent leur temps dans les avions ; quant aux nécessiteux qui - eux - sont loin de gagner 8.800 € par mois, peut-être a-t-elle considéré qu'ils ne faisaient pas partie de son électorat et qu'il n'était donc pas utile de se préoccuper de leur sort. Ils n'auront pas les moyens d'acheter une voiture qui réponde aux exigences de la nouvelle loi ? Eh bien ils seront désormais piétons !

Fort heureusement, des citoyens engagés, des personnes conscientes du caractère inique que serait l'application de la ZFE, ont pris leur bâton de pèlerin et se sont battus pour son retrait.

Chez nous, un collectif citoyen «NON ZFE PAYS BASQUE» initié par Caroline Dorille, a su, par sa mobilisation dynamique, éveiller les consciences et œuvrer en faveur de la suppression de cette absurde disposition. Merci à eux !

Il est rassurant de remarquer que des personnalités politiques à l'esprit indépendant se sont elles aussi affranchies des recommandations discriminantes de leur camp. Cela démontre que, bien qu'étant un élu, quand on veut, on peut !

Car faire de la politique, c'est précisément jouir de l'opportunité de jouer un rôle dans notre société, c'est avoir le privilège de pouvoir infléchir dans certaines lois, c'est faire des choix avec toujours à l'esprit l'intérêt général, c'est ne rien abandonner de ce qui pourrait porter atteinte au respect de tous.

Il est alors regrettable que trop d'hommes et de femmes politiques se rendent coupables de complaisance quand il faudrait être sans compromis, affichent des convictions héritées de lobbies ou de la logique de leurs partis, opèrent une réflexion par le prisme d'un calcul personnel au mépris du bon sens et du bien-fondé.

L'esprit carriériste, avec ses intrigues nouées plus ou moins habilement, vient malheureusement polluer la vie politique ; le désamour entre les élus et le peuple n'y est probablement pas étranger.

D'autres initiatives vertueuses seraient sans doute à prendre pour la préservation de l'environnement quand cette loi ZFE s'assimilait davantage à un gadget qu'à une mesure climatique ou sanitaire d'envergure.

En attendant, nous nous sommes pourvus de la vignette «Crit'Air» : pour rien !

Un critère de plus pour nourrir des préjugés sur une certaine technocratie.

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