INSTALLATION CONTEMPORAINE À LA GRANDE-PLAGE OU L'ART COMPTANT POUR RIEN

Nos jambes nous ayant portés jusqu'à la Grande-Plage, nous avons trouvé intéressant de poursuivre l'exposition temporaire - plutôt présentée sous la forme d'une installation contemporaine - qui part d'un bout à l'autre de ses jardins.

Nous vous faisons ici part de ce que l'artiste a voulu dire, de ce qu'il faut comprendre, de son intention.

Le maître cherche à nous transporter dans une autre dimension et à résoudre une énigme à laquelle il ne nous initie pas mais dont il veut bien - exceptionnellement ! - nous entr'ouvrir les portes. Écoutons le sage.

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Ici, l'artiste s'interroge sur notre société capitaliste et notre rapport à l'identité. Il forme une dualité mélangée d'une émotion fugace de l'être et de l'existence.

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Dans cette initiation au land-art - sublime Arte Povera -, l'artiste nous invite à la contemplation et nous force à entrer dans son silence intérieur. Il veut que nous méditions sur le vide et sa métamorphose, et s'engage dans le concept de l'esthétique situationnelle.

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L'artiste se veut être le porteur d'un éloge de l'activité ludique engageant à la contiguïté au moyen d'un objet de transmission : amis supporters, comprendre le rugby. Rien de mieux que ces barrières ready-made façon Marcel Duchamp qui évoquent les poteaux de l'espace vert menacé par l'homme conquérant : comprendre Aguilera. 

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On se passerait de mots mais le maître tient à exprimer sa profonde pensée. De l'ostensible opposition entre richesse et pauvreté, vide et plein, il tire une critique satirique de notre société consumériste où l'illusion prédomine.

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Les barrières s'écartent et l'artiste ouvre la controverse. Sortons du stéréotype et réinventons notre perception de la matérialité d'un matériau métallique. Il nous contraint à chercher à établir une esthétique victorieuse symbolisée par ce V.

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Dans cette revendication de profanation où le maître crée le brouillage des frontières, on saisit toute la rhétorique de rupture. L'œuvre «in situ» et son éphémérité nous assujettit à la réflexion. D'où venons-nous ? Où allons-nous ?

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Il va de soi que cette installation parle d'elle-même. Elle crie et revendique son anticonformisme méta-critique. L'artiste veut rompre la monotonie d'une plage poétique et perce ainsi notre subconscient pour mieux révéler qui nous sommes.

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L'activiste contestataire nous livre son rapport au secret en cherchant la transgression. Le maître dissèque et propose une vision alternative pour sortir des apparences premières.

Ces œuvres nous transforment en observateurs lucides.

Nous avons eu le bonheur d'assister à un happening : réalité, fiction, vision surnaturelle ?

N'ayez crainte de donner votre avis. Vous ne serez pas qualifié de crétin, de béotien ou de ringard si vous n'aimez pas...

On en appelle aux foules sentimentales «qui ont soif d'idéal, attirées par les étoiles, les voiles, que des choses pas commerciales». Les cartésiens raisonnables et esthètes avertis passeront leur chemin à coup sûr... Comme on les comprend.

Vous trouvez que tout ça, ça ne ressemble à rien. Ça tombe bien, c'est, paraît-il, de l'art contemporain. Nous sommes gâtés à Biarritz... enfin, c'est ce que dit notre dentiste.

Terminons par la prose de madame la mairesse : «Cela illustre notre ambition : rendre la culture vivante, accessible et partagée. Entrant ainsi en dialogue avec chacun et invitant à la rencontre, à la surprise, à l'émotion.».

Vous trouvez ça ridicule ? Nous aussi.

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