SENIORS EVINCÉS AU LENDEMAIN DES MUNICIPALES, PUIS CHOYÉS À LA VEILLE DES MUNICIPALES

Quand même ! Faut oser ! Maider Arosteguy a osé !

Inaugurer en grande pompe un local dédié à l'association 3A, alors que c'est soi-même qui l'a dessaisie de son action... Quelle impudence !

Toujours cette récurrence d'une maire qui ne sait pas sur quel pied danser :

-elle vire Jakes Abeberry de Biarritz Culture, puis elle donne son nom à l'esplanade de la Gare du Midi.

-Elle se plaint de budgets contraints, mais elle voyage partout au frais de la princesse et lance des «études» pour des projets mort-nés qui finissent à la corbeille.

-Elle fait des campagnes de com' sur la politique de proximité, mais elle est hermétique à l'avis des Biarrots : «Touchez-moi pas les gens», comme dirait l'autre.

Enfin ! L'on pourrait poursuivre à l'infini cette désastreuse liste. Mais là n'est pas le sujet.

Le sujet réside dans le fait que la maire de Biarritz, et tous ses élus, aient privé pendant cinq ans des centaines de Biarrots du troisième âge d'un lieu d'échanges, de convivialité et de plaisir.

Pendant cinq ans ! Alors qu'aucune raison ne justifiait cette mise à la porte de toute une communauté de personnes pour qui, souvent, le seul lien avec d'autres humains se trouvait en ce lieu. 

Ce lieu qu'occupait cette association dédiée à nos aînés depuis 45 ans. 45 ans de bonne humeur distillée, d'amitié partagée et de fous rires.

Faut-il ici rappeler l'importance de permettre à des personnes d'oublier - l'espace de trois heures de temps - ce que sont la solitude et le silence de leur intérieur ? À constater la situation à Biarritz, il semblerait que ce rappel n'est pas superfétatoire.

Pour cela, quelle lubie a pu traverser le cerveau de la maire pour seulement envisager une telle chose ? On ne peut décidément être maire quand on manque d'empathie et de tant d'autres aptitudes.

Déplaçant pour d'obscures raisons la Police Municipale du local qu'elle occupait dans le bâtiment de la Poste rue Jaulerry, et profitant du confinement dû au covid pendant lequel les activités associatives furent à l'arrêt par ordre du Président, la maire a malproprement dégagé les adhérents des 3A.

Puis, à son habitude, la maire a cédé à des intérêts privés (!) ce local de la rue Jaulerry, alors qu'elle aurait pu y intégrer, en lieu et place, du logement social. 460m2 + quatre places de stationnement bradés pour 1.400.000 € : l'affaire est très bonne, mais pas pour la Ville de Biarritz.

Vendre à 3.000 € le m2, dans un secteur qui est au bas mot à 8.000 le m2..., cela interroge. Ou pas.

Et pendant ce temps, madame Arosteguy feint de soupirer qu'elle n'a pas de foncier pour créer du logement social !

Tout est lié et tordu dans cette histoire et répond à un montage machiavélique :

-dégager l'association des 3A

-déplacer la Police municipale au square d'Ixelles

-vendre l'ancien local de la Police municipale se trouvant rue Jaulerry

-déplacer les 3A rue Jean-Jaurès, ainsi que des associations domiciliées à la Villa Natacha

puis...

-vendre la Villa «Natacha», classée aux Monuments Historiques.

La boucle est bouclée. Un jeu d'échecs où les pions seraient les Biarrots.

Cherchant par tous les moyens, semble-t-il, d'euthanasier l'association des 3A, dès son arrivée en mairie de Biarritz madame Arosteguy réduira au quart la subvention municipale allouée à cette association. Comment expliquer cet acharnement à en finir avec une structure qui remporte un succès certain auprès de ses adhérents ?

Alors, ouvrir un lieu dédié aux personnes âgées, à un an des municipales - même la journaliste de Sud-Ouest relayant l'information en fait mention - cela paraît cousu de fil blanc. Sans doute lui faudra-t-il être un peu plus crédible pour emporter l'adhésion des électeurs...

Cela arrive après le questionnaire-sondage baptisé par la majorité municipale «Génération 60's» et réalisé auprès de seniors Biarrots pour connaître leur «avis».

C'est aussi et surtout une merveilleuse façon de se constituer un fichier de contacts... à un an des Municipales. Pourtant, la règle veut qu'on ne réalise pas un sondage si l'on ne garantit pas l'anonymat : question d'éthique. Mais l'éthique et la mairesse...

Le pompon ? Celle que la maire désigne comme ambassadrice des lieux - Marithé Carton - qui figurait en 35ème position sur sa liste aux municipales, en 2020. Formidable noyautage pour préparer les esprits à bien voter en 2026, n'est-ce pas ? Ils ne reculent devant rien : chaque petit bulletin de vote est à gratter. Quoi de mieux que de déployer l'opération séduction sur des esprits dociles ? Les agents du marketing, de la communication et photographes au service de Madame Arosteguy sont au taquet pour ce clientélisme qui ne se cache même plus.

Espérons, pour la santé de nos aînés, que l'amiante présente dans ce bâtiment qui abritait autrefois des fonctionnaires du Département ait bien été retirée...

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