MAIRIE DE BIARRITZ : ENTRE AMATEURISME ET CAFOUILLAGES

Gouverner c'est prévoir, gouverner c'est voir.

Pourquoi est-il devenu nécessaire, à des habitants d'un quartier, de créer une pétition pour que leurs remarques soient prises en considération ?

On en est pourtant arrivé là, à Biarritz.

Il ne suffit pas d'organiser des conseils de quartiers, de nommer des référents de quartier - en l'occurrence l'élue Kutuzova-Bidegain -, de faire des réunions de quartiers et de faire porter une délégation de «démocratie participative» et de «conseils de quartiers» à une conseillère municipale - l’élue Sudarovich - pour être à l'écoute et efficace.

Tout un quartier a, une fois encore, été victime de cette fausse communication d'une maire et de ses élus qui lancent à l'encan des formules non suivies d'effet.

Avant de réaliser des travaux sur un secteur, l'intelligence voudrait que l'on concerte avec les habitants et les usagers du lieu en question, le bon sens voudrait que plusieurs élus - ayant les attributions des «Travaux», des «Mobilités», du «Stationnement», de la «Circulation», des «Personnes Âgées», du «Handicap», du «Commerce», du «Tourisme», de la «Voirie», de «l'Environnement» - se déplacent sur place pour constater les problèmes existants afin de les résoudre, et ainsi améliorer ce qui peut l'être lors de futurs aménagements.

Au lieu de cela, encore une fois nous regrettons que ce travail en amont ne soit pas réalisé, entraînant d'abord un désagrément chez les personnes qui vivent ou fréquentent ce quartier, puis leur colère face au danger auquel elles sont exposées et au mépris qui leur est affiché.


 

Dans ce cas d'école, que constate-t-on AVANT travaux ?

-un quartier dont les habitants sont en très grande majorité des personnes âgées,

-un quartier où routes et trottoirs sont en très mauvais état (avec de récents travaux bâclés), rendant compliqué le déplacement des piétons,

-un quartier où il est devenu très difficile - pour ne pas dire impossible - de stationner en journée, contraignant les actifs à renoncer à prendre leur pause déjeuner à leur domicile ou chez des parents-riverains, et à des habitants handicapés de renoncer à prendre leur véhicule par crainte de ne trouver aucun emplacement pour se garer à leur retour,

-un quartier qui a basculé de «exclusivement résidentiel» en «partage résidentiel/économique», suite à l'édification du Connecteur.

Ces données en main, et sans sortir de Saint-Cyr, nous voyons donc qu'il faut tenir compte des besoins des seniors, rénover chaussée et trottoirs, mettre en place un nouveau mode d'autorisation de stationnement et inviter au débat la direction du Connecteur.

De tout cela, rien n'a été fait.

À la place, ce sont des travaux mal-pensés qui ont été initiés par la Ville dans ce quartier, et plus précisément dans l'avenue du Lac Marion. Et là, catastrophe !



S'ajoutent à la liste qui précède, de nouveaux problèmes créés de toutes pièces par des élus hors-sol :

-une très large piste cyclable qui a entraîné la suppression de places de stationnement dans un quartier à la situation déjà plus que tendue,

-des bordures en béton invisibles par mauvais temps et dès la nuit tombée,

-la création d'une Zone Bleue dans l'enceinte du parking de l'hippodrome, avec un stationnement gratuit limité à 30 minutes. Cette initiative est une fausse «bonne idée» car elle entraîne la prise d'assaut des rues adjacentes par les usagers du Connecteur qui répugnent à utiliser son parking en sous-sol privé, mais..!,

-la suppression du trottoir sur le côté impair de l'avenue du Lac Marion, au total mépris des piétons, des PMR et des handicapés,

-le manque de visibilité pour les automobilistes sortant des habitations et des rues alentour,

-le retrait des bancs le long du boulodrome, pénalisant ainsi les personnes âgées qui avaient l'habitude de s'y reposer en cours de promenade.


Le panneau à l'entrée du parking qui jouxte l'hippodrome mérite de figurer chez Ubu Roi. Faut-il avoir un cerveau tourmenté pour pondre un tel panneau et espérer que l'automobiliste moyen comprenne son contenu.

Nous assistons à une sorte de double peine honteusement infligée à ces habitants, qui ne se trouvant pas en centre-ville ne profitent donc pas de ses commodités, mais en subissent pourtant tous les inconvénients.

Après l'analyse de la situation «avant» et «après» travaux, et l'abandon des élus qui devraient pourtant être à l'écoute et au service de tous les Biarrots, viennent les légitimes demandes des habitants de ce quartier :

-créer un trottoir et du stationnement côté impair avenue du Lac Marion,

-réduire, au parking de l'hippodrome, le nombre de places en stationnement limité à 30 minutes,

-peindre en blanc ou jaune la bordure de la piste cyclable,

-diminuer la largeur de la piste cyclable au vu de sa très faible fréquentation,

-sécuriser l'ensemble de la zone pour tous les usagers : automobilistes, piétons, cyclistes,

-rénover de manière qualitative et durable la chaussée et le trottoir des rues adjacentes,

-aménager une exclusivité de stationnement pour les riverains : soit avec un badge dédié à apposer sur le pare-brise, soit avec un panneau sens interdit + «sauf riverains» à l'entrée de ces rues, soit un panneau «sauf riverains» à l'entrée de ces rues, soit un panneau «stationnement interdit sauf riverains» dans ces rues.

Un dialogue est à établir avec la direction du Connecteur pour que ses usagers puissent stationner aisément et à bas coût, sans empiéter sur le domaine public et les voies résidentielles avoisinantes. Le stationnement en sous-sol du Connecteur étant payant, il était très prévisible qu'il serait abondamment reporté dans les rues environnantes.

Il est devenu maintenant habituel que la mairie - avec pour porte-parole l'adjoint au stationnement monsieur Chazouilleres - rende le stationnement payant dans toutes les rues où les habitants souffrent de difficultés à se garer. Cet élu justifie sa démarche par le fait que ce sont les habitants eux-mêmes qui lui demandent de supprimer la gratuité de stationnement dans leur quartier. Ici, au quartier de l'hippodrome, les habitants ne veulent surtout pas du stationnement payant.

Est-ce assez clair ? À l’exécutif de trouver la solution autrement qu'en fouillant nos portefeuilles.

Autre point : comment accepter qu' à Biarritz les impôts directs et indirects augmentent, alors que la qualité de vie diminue ? Être davantage ponctionné, pour un service qui est toujours en déclin, voilà la gouvernance Arosteguy.

Les flyers propagandistes déposés chez les habitants - accessoirement payés par nous, les contribuables biarrots - n'auront pas réussi à faire avaler à ces Biarrots l'absurdité de ce nouvel aménagement. Ils ont des yeux pour voir.

En apothéose magistrale, les riverains ont eu l'immense bonheur de trouver dans leur boîte aux lettres un courrier émanant de la mairie de Biarritz et dont le signataire est l' «adjoint aux Travaux et à la Voirie» Michel Laborde. Cette missive mériterait de figurer dans un sketch de chansonnier, lisez plutôt : «Il était initialement prévu que votre quartier bénéficie d'une réhabilitation d'envergure et vous l'avez sans doute constaté, aucun travaux n'a démarré (...)» ; puis l'adjoint vante une «rénovation au droit du bâtiment Le Connecteur(...) et une végétalisation réussie» - ne rêvez pas car il s'agit seulement de quelques buissons ! - et la création d'une «liaison cyclable entre l'avenue Kennedy et l'avenue Maysonnabe».

Il nous faut donc comprendre que ces deux dernières réalisations ont donc pris le pas sur la très urgente réhabilitation à effectuer dans les rues adjacentes à l'avenue du Lac Marion.

Mais ce n'est pas fini ! Prenant exemple sur madame Arosteguy qui n'est jamais la dernière à se défausser sur l'autre, monsieur Laborde tente de justifier cette promesse ravalée - une de plus! - en jetant la responsabilité sur l'État. Puis il poursuit, en se contredisant, et explique qu'en fait ces travaux - qui selon ses propres dires étaient bien prévus - feraient l'objet d'une concertation avec les riverains...

Quelle fourberie ! Comment des travaux «d'une réhabilitation d'envergure» réputée prévue - donc planifiée de manière aboutie - pourraient-ils maintenant être au centre d'une négociation ? Cette dérobade puérile dénonce le mensonge.

Depuis longtemps, les riverains de quartier ont su se montrer compréhensifs à l'occasion des courses de trot à l'hippodrome et de matchs de foot, même s'ils étaient parfois très dérangés. Il s'agit de personnes qui ont toujours été patientes lors d'événements ou de situations exceptionnelles.

Aujourd'hui, il s'agit d'un tout autre sujet qui impacte à longueur d'année ces riverains biarrots qui n'ont par ailleurs pu trouver aucun interlocuteur, en mairie, pour faire entendre leur difficile quotidien. Allo ? Allo ? Allo ? : maire, adjoints, référente de quartier, service téléphonique «Allo mme le maire»... Nino Ferrer avait raison «y'a l'téléfon qui son, et y'a jamais person qui y répond» !

Voici le lien pour signer la pétition : https://chng.it/W8cwmr68wK

Amis Biarrots, nous comptons sur votre soutien pour venir en aide aux riverains de ce quartier.

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