DE CATASTROPHE EN CATASTROPHE

Deuxième tronçon de travaux de la rue Gambetta

Les travaux de la rue Gambetta mériteraient de figurer au palmarès du PIRE aménagement municipal de ces cinquante dernières années.

Tout est à redire :

-de la gestion des travaux avec des dates de début et de fin aléatoires, des reprises du chantier tard dans l'hiver,

-du faible nombre d'artisans - quand ils sont là ! - dépêchés sur le chantier, entraînant donc une lenteur d'exécution inacceptable,

-des retards pris dans un calendrier établi par des personnes qui se disent en charge du dossier,

-du choix de ce mobilier urbain à l'obsolescence programmée,

-des pots censés abriter des arbres dépressifs mais servant davantage de dépotoirs et de cendriers,

-du peu de végétal apporté au projet,

-de la chaussée et du trottoir de même tonalité de couleur, ce qui rend dangereuse la déambulation des familles,

-du manque de planches de bois sur les sols éventrés, afin de permettre un accès moins boueux et moins poussiéreux aux commerces.

Oui, tout est à redire !

Bien sûr que de tels travaux prennent du temps.

Bien sûr que des travaux entraînent parfois des complications.

Bien sûr que la patience est de mise pour tous - habitants, riverains, commerçants et clients.

Mais là c'est trop !

Beaucoup trop d'amateurisme émaille la gestion de ces travaux, entraînant de mauvais choix, du mauvais goût, des retards et des ennuis.

Quand on pense que la Gare d'Orsay a été construite en deux ans !

Remarquable prouesse humaine, tant dans sa technicité que par sa beauté, ce faible temps dévolu à l'édification de ce joyau parisien nous laisse rêveur et admiratif. Construire une gare + un hôtel de 370 chambres + un restaurant en deux ans, en 1898, alors qu'à Biarritz il aura fallu trois ans pour refaire une misérable rue...

Chaussée et trottoirs au même niveau dans une zone non-piétonnière = danger pour les piétons.

Nous avons assisté à de nombreuses reprises, dans ce nouvel aménagement de la rue Gambetta, à des piétons qui marchent tranquillement sur la chaussée réservée aux véhicules et qui se retrouvent à prendre leurs jambes à leur cou pour éviter l'accident. Car, il faut le relever, rien n'indique à ceux-ci que la zone n'est pas piétonnière, ce qui crée une confusion chez tous ceux qui l'empruntent.

Des automobilistes profitent aussi de l'absence de bordure en béton pour stationner sur le trottoir, poussant les piétons sur la chaussée.

Ce type d'aménagement de plain-pied est à privilégier dans un secteur seulement piétonnier et où seuls des véhicules d'urgence sont autorisés à passer.

Mobilier urbain déjà dégradé et bac à plantes remplis de mégots, verres cassés, etc.

Nous avons déjà évoqué la question de la nouvelle «végétalisation» dans la rue Gambetta. C'est grotesque.

Rue Gambetta : accessibilité presque impossible aux commerces.

Sauvegarder Biarritz s'est rendu sur place pour constater l'impossibilité, pour une personne en fauteuil roulant ou marchant avec difficulté ou un parent avec poussette, de s'aventurer dans cette rue en travaux pour fréquenter les commerces. Alors qu'il aurait suffi de placer des planches amovibles en bois, réutilisables pour toute la durée du chantier !

Nous pourrions parler des heures durant de tout ce qui précède. Aujourd'hui, Sauvegarder Biarritz souhaite jeter le projecteur sur un commerçant et sur ce qui symbolise le manque de coordination, le manque de respect, le manque d'empathie et le manque de sérieux de la ville de Biarritz. 

Magasin Pujol de la rue Champ-Lacombe... derrière le conteneur.

Ce commerçant se trouvant à l'entame de la rue Champ Lacombe (rue perpendiculaire à la rue Gambetta) s'est vu imposer un conteneur en tôle, PILE devant son magasin. Pas un peu à gauche, pas un peu à droite, non non, en plein milieu. Alors que l'hôtel faisant l'angle au bout de la rue est fermé pour travaux et que le conteneur aurait très bien pu y être installé sans nuire à personne.

Rue Champ-Lacombe
 

Un arrêté du maire orne cette tôle pour nous donner la raison de l'occupation de cette zone : la nécessité pour des véhicules utilitaires de stationner ainsi qu'un conteneur de matériel.

S'il s'agissait de prendre son mal en patience pendant une semaine... mais l'arrêté nous indique que cet amas de tôle est prévu du 6 janvier au 31 mai !

Cet arrêté municipal de la maire, et que signe sa déléguée l'adjointe madame Vals, permet donc cette installation. Cela ne dérange aucun élu qu'un commerçant voie ainsi son activité dégradée et invisibilisée ? Où est la maire et où sont les adjoints aux Travaux, au Commerce, au Stationnement ? Où ?! Ne seront-ils présents que pour la photo d'inauguration ?

Alors même que nous savons que ces travaux étendus sur plusieurs années seront très difficiles à supporter pour des petits commerces qui ne disposent pas d'autres succursales pour tenir le choc, rien n'a été envisagé par la maire ni pour amortir le contrecoup économique ni pour rendre plus supportable cette période de réfection de la rue .

Encore des victimes à rajouter au bilan Arosteguy.

 

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