VILLA FAL : ENTOURLOUPE SUR LE DOS DES BIARROTS
Depuis l'arrivée en 2020 de Madame Arosteguy au siège de maire, nous, Biarrots, avons fait preuve de patience face à l'amateurisme de celle et ceux qui ont eu l'outrecuidance de croire à leur compétence pour nous représenter. Patience mais pas résilience. Notre sensibilité de Biarrots n'en peut plus de subir l'incurie de cette élue et des siens.
Sauvegarder Biarritz n'existe que depuis février 2024, date à laquelle nous, citoyens biarrots, avons décidé de NE PLUS NOUS TAIRE.
Ne plus nous taire pour tant de dossiers qui se rapportent à notre ville et auxquels l'intolérable est toujours associé.
Ne plus nous taire pour la dilapidation de la Villa Fal à un vil prix, pour un projet qui n'est ni éducatif, ni culturel. Piétiner à ce point la mémoire de son concepteur - Francisco de Yturbe - et sa vocation première : quel déshonneur, quelle indignité. Des élus de l'opposition aux personnalités aussi différentes que Corine Martineau, Brice Morin, Nathalie Motsch, Guillaume Barucq, Lysiann Brao, Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, Patrick Destizon et Sébastien Carrère auront tous tendu la main à la maire pour lui faire entendre raison afin qu'elle renonce à flamber notre héritage à nous tous, Biarrots.
Mais l'acharnement de la maire et de TOUS «ses» élus de la majorité à se fourvoyer dans un deal qui ne favorise que son acquéreur est pitoyable. Comment justifier cette vente à 2 millions d'euros ?
Pourquoi cette vente au moins disant ? Il faudra bien que les Biarrots aient enfin des réponses à ces questions.
Ce comportement minable restera la tache du mandat Arosteguy, comme celle de la hideuse marina à la côte des Basques du maire Guy Petit ou l'invraisemblable hôtel-casino pharaonique de son successeur Bernard Marie, imaginé à la colline des Hortensias. Ce projet qui, en son temps, lui avait valu d'être lâché par son propre camp ! Où sont aujourd'hui les courageux ou visionnaires de l'époque ?
Honte à la maire Arosteguy qui couvre Biarritz de ridicule, alors que dans le même temps Bayonne se dote d'une nouvelle médiathèque et procède à une extension du Musée Bonnat-Helleu, qu'Anglet inaugure un Centre d'Art Contemporain, agrandit la médiathèque Quintaou, restructure la Maison du parc Izadia et la crèche Jean-Jaurès, que Saint-Jean-de-Luz ouvre une salle de spectacles, que Ciboure propose le nouveau CIAP Les Recollets !
-Honte à ces élus de la majorité qui maintenant se disent trompés par celle qu'ils ont suivie, mais qui ont TOUS voté pour la cession de la Villa Fal ! Nous saurons nous en souvenir.
-Honte à la maire et à ses élus incapables de maintenir un patrimoine que nos anciens ont, eux, su préserver dans le giron communal !
-Honte à ces élus qui préfèrent la facilité au travail, les raccourcis à l'accomplissement et qui bafouent notre patrimoine ! Biarritz est tombée bien bas.
-Honte à ceux qui ricanent en secret sur l'indigence intellectuelle de ceux dont ils vantent faussement en public les supposées qualités. Papier à vendre pour certains, subventions à conserver pour d'autres, ou encore «amitiés» de circonstances qui peuvent servir - on ne sait jamais - pour leurs petites affaires !
-Honte à ceux qui détournent le regard et ne veulent pas subir les conséquences de paroles claires et courageuses ! Où sont ceux qui se disent historiens locaux, où se prétendent les protecteurs du patrimoine ? Où sont les personnalités du monde de la Culture ?
Une ville ne se gère pas comme une épicerie. Il faut avoir une vision d'avenir, une perspective sur le long terme. La politique court-termiste qui consiste à vendre pour «avoir des sous» est pathétique.
Ce qui constitue ici véritablement un hold-up de notre patrimoine ne figurait pas dans le programme de la candidate Arosteguy. Et pour cause ! Cela aurait été un repoussoir pour ceux d'ici qui savent pertinemment qu'il manque aux Biarrots un vrai bâtiment à intention culturelle, un espace de partage pour les seniors et un lieu de pédagogie.
Comment tolérer la précipitation de la maire pour retirer la Villa Rose d'un bail emphytéotique dont elle faisait pourtant partie, après y avoir effectué de coûteux travaux pour sa rénovation, malgré l'absence de projet à la clé. Dispendieuse ici, et pire que parcimonieuse à Fal où elle brandit un portefeuille vide : sans raison, sans justification, sans ambition, sans explication.
Si Sauvegarder Biarritz a bien compris que la dispersion de la Villa Fal à des intérêts privés et mercantiles clôt définitivement l'éventualité de la réélection d'Arosteguy, nous ne pouvons nous résoudre d'appartenir à cette génération de Biarrots qui aura dépouillé les futures, à cause du caprice d'une seule personne.
Nous ne nous tairons pas car nous aimons notre ville et nous la respectons.
Et vous, allez-vous vous taire alors que l'on vous plume de votre histoire et de votre patrimoine communal ?
