LA VILLE DE BIARRITZ A-T-ELLE BRADÉ LA VILLA FAL ?

Nous sommes nombreux les Biarrots qui avons déploré la vente de la Villa Fal, laquelle, rappelons-le, développait 1.500 m2 sur un somptueux parc de 9.000 m2.

Ce bien historique et d'intérêt patrimonial a été cédé par l'actuelle majorité municipale, pour la modique somme de 1.900.000 euros, à la SAS Parrou-Duboscq Hemera, dont le projet culturel pourtant requis par le cahier des charges est... d'y créer des bureaux. Oui, c'est un prix-cadeau et il n'est pas nécessaire d'être un expert immobilier chevronné pour s'en convaincre. De surcroît, notre ville n'a rien à en attendre en termes de rayonnement culturel, contrairement aux autres propositions officielles ou officieuses qui ont pu lui être transmises (Centre de Danse, École de Mode, Centre d'Art, Musée, …). Elle aura choisi, pour notre ville, une issue sans ambition.

Dans le même temps, et alors que les professionnels de l'immobilier s'accordent à dire que le prix du mètre carré a quelque peu baissé depuis la date de cession de la Villa Fal, on aura pu relever lors du dernier Conseil municipal, dans le cadre d'une Convention de portage foncier avec l'EPFL Pays Basque intitulée «Opération Lahouze», une évaluation d'un bien bâti d'une contenance cadastrale totale de 1.775m2 à 1.850.000 euros.

Cela confirme la sous-estimation de la Villa Fal et sa honteuse aliénation à vil prix.

La maire Arosteguy a aussi tout récemment fixé la valeur de la Villa Rose à 2 millions d'euros. Tout cela nous porte donc à considérer qu'elle confirme elle-même la faible appréciation du domaine Fal. Comme chacun sait la Villa Rose ne jouit pas d'un attrait exceptionnel, la bâtisse ne dispose pas de terrain privé et se trouve enclavée dans l'enceinte des infrastructures sportives d'Aguiléra.

Si néanmoins la fixation de sa valeur à 2 millions d'euros semble correcte, celle de la Villa Fal à moindre montant est choquante, voire révoltante. Cet avis est corroboré par les prix de biens similaires qui, sur le marché, flirtent avec les 8 millions d'euros.

Reste que pour les Biarrots ces deux biens sont en passe de leur échapper. Que la Villa Rose soit réintégrée dans le Bail Emphytéotique Administratif signé avec les nouveaux repreneurs du BOPB, pourquoi pas ? Mais que ce foncier soit inscrit en garantie dans l'avenant signé par la municipalité est de nature à nous inquiéter.

Nous avons bien compris que pour que le club décroche la timbale auprès de l'A2R il lui a fallu accompagner les belles paroles de gage. Sinon, c'était la relégation en Nationale. Et de cela, notre maire n'en voulait plus depuis qu'elle a compris que les supporters lui en tiendraient rigueur lors de la prochaine consultation aux Municipales et lui auraient signifié, reprenant sa formulation lors d'un conseil municipal houleux où ils s'étaient invités : «petit a) vous avez fait partir Gave-Aldigé, petit b) vous avez fait descendre le club, donc on ne votera pas pour vous.»

La fin de la saison rugbystique étant sifflée, nous allons attendre sa rentrée et nous sortirons les pop-corn pour voir en observant si la greffe des nouveaux dirigeants prendra ou pas.

Quant à la Villa Fal, nous sommes sans nouvelles. Doit-on comprendre que le projet de Fal «fell» ?

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