QUAND DES ACROBATES TRAITENT AVEC UN ALPINISTE

Dans la corbeille de l'affaire Aguilera aux nombreux bouquets, se trouve un dit «commissaire-enquêteur» chargé de l'enquête publique préalable au déclassement du domaine public au sein du plateau Aguilera, en vue de son aliénation future - comprendre la cession au promoteur Alday.  

Lorsque nous avons incidemment pris connaissance de son identité - Philippe Mahou -, son nom a immédiatement sonné dans nos oreilles et nous avons réalisé que c'était le même que celui porté par l'actuel président de l'association biarrote des Ours Blancs.

Bien qu'il nous soit paru impossible qu'il puisse s'agir de la même personne, nous avons néanmoins tenu à interroger quelques membres de ce club réputé du Port-Vieux.

Les réponses d'abord obtenues furent des aveux d'ignorance quant à la double casquette possible de l'intéressé, puis vint un informateur nous certifiant sans détour qu'il n'était pas question d'homonymes mais bien d'un seul et même individu.

Au moment de vous relater cette incongruité, Sauvegarder Biarritz s'est vu précédé par Jean-Yves Viollier. Sans langue de bois, il a parfaitement décrit cette situation inouïe qui vient vicier davantage ce qui est devenu «l'affaire Aguilera» dans laquelle semble se complaire madame Arosteguy ; nous n'allons pas être redondants et vous invitons plutôt à le lire.

Ce sur quoi nous préférons nous attarder c'est sur ce qui ressort de ce nouveau coup de théâtre : il atteste, une fois de plus, du profond mépris de la maire sortante pour les sports, pour le rugby et surtout pour nous tous, Biarrots.

Depuis son arrivée au fauteuil de maire, le mot Aguilera sent le soufre.

De cette maire, nous avons enduré ses promesses de campagne ravalées, son conflit ouvert avec les anciens dirigeants du club avec force intrigues et brimades, jusqu'à l'organisation de leur départ et leur remplacement par des personnages au profil préoccupant et contesté ; puis le pompon - ou le descabello comme disent nos voisins ibériques - c'est son plan immobilier sur la plaine multisports, avec le noble prétexte de répondre au besoin urgent de nouveaux logements à Biarritz. Cet alibi ne saurait prospérer, tant madame Arosteguy nous a donné à voir comment elle a avorté ou laissé passer toutes les autres occasions immobilières qui se sont présentées à elle pour pallier ce manque avéré, s'agissant notamment des logements sociaux.

Le projet global d'Aguilera revêt quelque chose de diabolique dans sa conception et dans son déroulement.
D'abord la décision de la maire de conserver l'ancien bâtiment de l'USB et de le restaurer, plutôt que de le raser et de construire de nouvelles infrastructures modernes en un lieu plus pertinent, alors même que cette deuxième option coûte BEAUCOUP moins cher que la première.

Ensuite, la prévision d'une nouvelle piste d'athlétisme qui ne saurait être conforme aux normes d'homologation, faute de l'espace laissé disponible,

Un parc immobilier gigantesque venant avorter toutes ambitions sportives et ludiques futures,

Un cahier des charges soumis aux candidats mentionnant un nombre de 350 logements requis,

Un projet immobilier choisi qui ne propose que 250 logements, donc ne répondant donc pas au cahier des charges imposé aux autres,

Une maire qui dit finalement préférer 250 logements aux 350 demandés dans le cahier des charges, sans demander aux autres candidats de réviser leur projet à la baisse,

Un projet immobilier sélectionné par un prétendu jury dont on ne sait rien ni d'Ève ni d'Adam,

Un promoteur immobilier-lauréat qui vient faire son show en conseil municipal, hors la présence des autres candidats qu'il ne se prive pourtant pas de discréditer publiquement,

Ce même promoteur immobilier retenu alors qu'il achète les terrains 4 millions de moins que deux autres candidats dont la maire l'avise pourtant : «il n'empêche que vos concurrents étaient très bons aussi !» (sic),

Ce même promoteur qui, après la validation de son projet immobilier par la majorité municipale de madame Arosteguy, sollicite auprès de la mairie biarrote une modification du PLU afin de pouvoir surélever les immeubles et modifier l'implantation,

Et maintenant un commissaire-enquêteur qui préside une association biarrote occupante de locaux municipaux et à la merci de quelque arrêté municipal qui pourrait venir contrarier son activité.

Tout ce qui précède ne vous paraît pas orthodoxe, ni empreint d'éthique ? Et que cette corbeille de l'affaire Aguilera ressemble bigrement à un panier de crabes.

La municipalité biarrote se sait pourtant observée, mais elle l'assume avec une morgue provocatrice.

Il aurait pourtant été sain que monsieur Philippe Mahou refuse cette mission : l'intéressé prétend l'avoir fait mais que sa demande aurait été rejetée. S'il ne souhaite pas être taxé de complicité, nous ne saurions lui recommander de fournir la preuve du rejet de sa demande de retrait.

Quant à la maire Arosteguy, il aurait pourtant été sain qu'elle-même récuse la nomination de monsieur Philippe Mahou ; il aurait été très facile, pour la ville, de faire valoir le soupçon de conflit d'intérêt que soulève immanquablement son immixtion dans cette affaire, et le tribunal aurait pu patienter une semaine jusqu'au retour de vacances d'un autre commissaire-enquêteur.

Or non seulement madame Arosteguy s'est satisfaite de l'identité du commissaire-enquêteur Philippe Mahou, mais Jean-Yves Viollier a communiqué un courrier de la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques indiquant que c'est «la commune de Biarritz qui a procédé à la désignation du commissaire-enquêteur» !

Devons-nous comprendre que tout est pipé depuis le début ?

Il nous reste pourtant une lueur d'espoir que monsieur Philippe Mahou nous surprenne tous par l'indépendance de son esprit. Formons le vœu que cet alpiniste dit «expérimenté» prenne cette fois de la hauteur avec la politicaillerie locale et sursoie à ce déclassement et que cet Ours Blanc passionné ne soit pas contraint de nager en eaux troubles.

Posts les plus consultés de ce blog

ALGUE TOXIQUE : MISE EN DANGER DE LA POPULATION

LES NOUVEAUX BANCS PUBLICS DANS NOTRE VILLE : L'APOTHÉOSE DU MAUVAIS GOÛT 

14 JUILLET : LA FÊTE POUR TOUS ? PAS À BIARRITZ.