KAXU ! LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION PEUT RENDRE FOU...

On relève tant d'incohérences chez cette majorité municipale !

-Un premier adjoint - de surcroît médecin - dont une des missions est «à la prévention des risques» qui, depuis 2023 et malgré des impératifs sanitaires évidents, supprime les douches de plages, pour ne les réintroduire très timidement que cette année.

-Des élus qui veulent être prêts pour un «Biarritz à 50°C» et testent cette hypothétique gestion de crise mais qui ne rendent pas disponible, pendant la canicule, une salle municipale avec climatisation et eau fraîche pour nos plus fragiles.

-Ces mêmes élus qui disent vouloir agir en faveur du handicap mais qui nous abandonnent à nos trottoirs déchaussés.

On pourrait continuer longtemps cette énumération.

Le principe de précaution dans ces cas-ci est balayé, jeté aux orties. Là même où cette règle préventive devrait s'appliquer car elle est censée nous protéger tous, quel que soit notre état physique.

Mais quand il s'agit d'interdire d'aller à la plage, de se baigner et de se promener, tout d'un coup le sacro-saint principe de précaution réapparaît, comme par miracle.

Le plan ORSEC est déclenché : interdiction d'accès à toutes les plages, tractopelles sur la Grande-Plage, gros sacs de sable sur le promenoir, drapeau rouge, barrières qui enferment, agents de police qui encadrent : du jamais vu au mois d'août.

Alors que Biarrots et touristes regardaient médusés ces grandes manœuvres, une mer d'huile nous contemplait sereine et moqueuse. Marée basse, pas une minuscule vaguelette, et pourtant toute forme d'activité nautique est interdite.

Certains ont, semble-t-il, pris goût à l'interdit depuis la période Covid et le confinement forcé.

Mais comme toute règle ou interdit qui s'adresse à un adulte doué d'un cerveau, cela doit être empreint de bon-sens et de logique pour être admis par la population.

Dans le cas contraire, les initiateurs de ces interdits sont décriés et raillés, ce qui n'est jamais bon pour le respect que l'on doit aux Institutions et à ceux qui en sont les garants.

Dans une société de l'aseptisé et des petits hommes gris, rien ne doit venir jeter un petit grain de sable dans les rouages. Quitte à en devenir ridicule. Quitte à abandonner tout sens du jugement.

C'est quoi la prochaine idée ? Prévenir en cas d'attaques de martiens ? Le principe de précaution nous y obligerait car, sait-on jamais, des fois qu'ils choisiraient Biarritz pour leur atterrissage.

Dans une ville qui fut la première de France à introduire le surf en 1957, l'interdit de surfer laisse bouche bée. D'autant plus qu'avant d'interdire, il est possible de faire de la prévention, d'expliquer que seuls des surfeurs expérimentés sont permis d'emprunter ces waves. Voilà notre image de Ville de Surf tournée en dérision par nos villes homologues.

Car avec de tels raisonnements, ni la Belharra, ni la Nazaré, ni Teahupo'o, ni la Jaws, ni une autre vague d'exception, n'aurait jamais été surfée.

Que fait-on alors du dépassement de soi ? Comment des sportifs d'exception sont-ils censés surfer si la mairie émet un arrêté municipal pour en interdire la pratique les jours de vagues ? C'est un dangereux précédent que la municipalité engage et dont nous redoutons qu'il fasse jurisprudence, ici et ailleurs.

Les surfeurs avertis - ceux qui savent lire une carte de prévisions des marées - avaient prévu que ce phénomène accoucherait d'une souris. Face à un simple mouvement de vagues tout à fait habituel en hiver, quelques touristes ont cru assister à un rare spectacle mais n'auront en fait été témoins que de bien peu - même si la vue de ces remous est toujours agréable.

Alors qui a pu monter en mayonnaise ce terme de «la houle cyclonique» ?

Qui sont donc ces prophètes - dignes des cavaliers de l'apocalypse - annonciateurs de cataclysmes ?

Savent-ils qu'en traversant la rue on peut se faire écraser ?

Faudrait-il interdire la pratique du ski pour risque de jambe cassée ?

Renonceront-ils à faire cuire des pâtes, pari trop risqué car on peut laisser glisser la casserole et s'ébouillanter ?

L'imprévisibilité est ce qui constitue le fondement même de la vie et de notre destin.

Nous dénier ce droit, ainsi que celui à l'épanouissement individuel, est une faute.

Guillaume Barucq, élu d'opposition, prudent par nature car médecin et surfeur chevronné, s'est publiquement récrié de cet interdit «pour cause de houle».

Quelques courtisans du Pouvoir biarrot - toujours les mêmes auto-proclamés spécialistes en tout - ont ressorti leurs arbalètes pour attaquer les sages paroles exprimées par cet élu. Toujours dans l'agressivité, faisant usage d'invectives et dans un esprit belliqueux : on reconnaît bien là le style particulier instauré par madame Arosteguy et que ses sujets-disciples engagent à leur tour pour faire part de leur désaccord. Dénigrement, harcèlement, raillerie, hargne : une meute aux aguets pour tenter de discréditer tous ceux qui osent exprimer un avis contraire, pourtant éclairé. La cible choisie du jour était Guillaume Barucq, même si d'autres élus de l'opposition, qui sur d'autres thématiques ont développé des opinions divergentes avec celle de la Majorité, ont eux aussi été le point de mire : ce ne sont pas des manières d'agir envers des élus biarrots.

Se faire donner la leçon par des personnes qui ne savent pas distinguer un longboard d'un bodyboard, c'est cocasse. Ce sont d'ailleurs les mêmes qui ne sont pas des spécialistes de météorologie mais prompts à expliquer un phénomène dont ils ne connaissaient pas l'existence 24 heures plus tôt.

Alors nous engageons tous ces océanographes de baignoire et ces surfeurs de ruisseaux à davantage de réserve concernant des sujets sur lesquels ils sont dépourvus de savoir, et de ne point faire de politique politicienne à propos de tout et de n'importe quoi.

Rappelons que de cette culture de l'interdit, il faut se méfier. Car empêcher sans raison entraîne, soit une soumission passive, soit une menaçante transgression.

Notre société évolue selon un cadre que nos us nous engagent à respecter et des règles que l'État met en place pour assurer notre protection. Mais toujours dans la limite de ce que le premier mot de la devise de notre République impose : LIBERTÉ.

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