BIARROTOSNIGAUDS, MÉFIEZ-VOUS DES CONTREFAÇONS...

Au moment où l'on écrit ces quelques lignes, l'on se demande avec quel qualificatif il serait de bon ton de s'adresser aux Biarrots.

Surtout depuis que la maire désigne - à l'écrit, noir sur blanc - les Biarrots, de «nigauds»...

C'est unique en France, et c'est à Biarritz : une maire qui insulte ses administrés, à quelques mois de se représenter devant les urnes. Ce ne sont certes pas les humiliations envers les Biarrots qui manquent tout au long de ce mandat, mais réitérer ce type d'offense si près des élections : c'est presque un suicide politique. Ou alors, son service et agences de communication sont en vacances et faillissent donc à son contrôle ?

Le crime de lèse-majesté des Biarrots qui se voient désignés si irrévérencieusement a été celui de signer une pétition CONTRE le bétonnage d'Aguilera. Serions-nous donc, à Biarritz, plus libres de nos opinions, de nos gestes et de nos paroles ? Cela est inquiétant.

Connaissant la profonde culture de madame Arosteguy, nous pensons ne rien lui apprendre en récitant ce qui suit, mais comme vous/nous sommes des «nigauds», sans doute est-il opportun de faire un peu d'étymologie historique.

Le mot «nigaud» vient de ce brave Nicodème qui posa, dans des temps anciens, des questions jugées... - enfin vous aurez compris ! - à Jesus. Un niais, une godiche, un sot, un bêta a donc son disciple : Nicodème.

Mais Nicodème étant aussi un pharisien, nous devons préciser que la tradition populaire a voulu porter jusqu'à nous que ceux-ci étaient aussi «instruits», «hypocrites», «perfides» et des «serpents». Biarrots, nous aggravons notre cas : nous ne serions plus simplement des «nigauds».

Fouillons un peu plus et nous apprenons que la langue araméenne définit le mot pharisien comme «mis à part, séparé». C'est donc ça ! Nous trouvons donc là toute l'explication sur le pourquoi des Biarrots rejetés par madame Arosteguy ! Attention, les pharisiens croient en la Providence, ce qui compliquerait donc bien des choses pour certains en mairie de Biarritz.

Il n'est pas, non plus, inutile de savoir que l'origine grecque de Nicodème signifie «victoire» et «peuple». Voilà donc les Biarrotonigauds rassurés : la victoire viendra du peuple et nous triompherons.

Le cours d'histoire est terminé pour aujourd'hui. Non, ne partez pas, nous n'en avons pas terminé.

Venons-en maintenant à la forme.

Amis Biarrots, vous nous l'écrivez, madame Arosteguy et son équipe municipale manquent cruellement d'idées. Oui, hélas. Et les quelques idées qui ont pu frapper à leur porte depuis 2020 ne sont guère lumineuses. C'est la raison pour laquelle il leur faut aller puiser, chez d'autres, l'inspiration.

Nous alertons ainsi monsieur Alain Arozarena - dynamique président de l'association IODA et initiateur de la pétition contre le bétonnage au quartier Aguilera - que Sauvegarder Biarritz n'est aucunement lié au post de madame Arosteguy à ce sujet.

En effet, celle-ci n'a rien trouvé de mieux que de singer la charte graphique de Sauvegarder Biarritz. Et cette imitation pourrait apporter une certaine confusion à nos nombreux et fidèles lecteurs. 

Pathétique mimique, mais cette version Shein de Sauvegarder Biarritz ne convainc pas.

Car chez Sauvegarder Biarritz, on a pour règle de soutenir par du factuel les propos que nous avançons, alors que sur les planches préparées par madame Arosteguy, un verbiage non-concret s'aligne.

Nous remarquons aussi l'assiduité avec laquelle madame Arosteguy s'est empressée de prélever les locutions que nous utilisons, pour s'en servir à son avantage : «Écouter, concerter, crédible, équilibré, respectueux, quartier pensé autour du sport, cœur sportif, protéger, valoriser, projet qui respecte l'histoire du lieu, préservation, plantation d'arbres, patrimoine naturel, fluidifier les flux, préserver la tranquillité du quartier, projet d'avenir» en font partie... Heureusement que nous sommes là pour lui souffler les formulations ! À quoi donc lui servent ses agents de la communication : c'est la panne ?

Mais les faits sont têtus. Et ce serait bien trop simple de compiler notre lexique, puis de pasticher notre mise en page, pour espérer que les citoyens biarrots n'auront pas suffisamment de jugeote pour démêler le vrai du faux. D'autant plus que les informations sur Aguilera circulent maintenant bien au-delà des frontières biarrotes, par le bouche-à-oreille, dans la presse et sur les réseaux sociaux, et que cela fait vraiment désordre.

Un projet bétonniste en total décalage avec notre époque, le sacrifice d'un espace historiquement dédié au sport, la mise en constructibilité des trois terrains de rugby (!), un cahier des charges dont on ne comprend plus le nombre de logements requis, un jury-fantôme qui «sélectionne» le projet lauréat, un promoteur immobilier qui vient faire du démarchage en plein conseil municipal, le candidat le moins-disant retenu (la bagatelle de 4 millions d'euros), une enquête publique lancée au mois d'août et qui ne dure que deux semaines, un commissaire-enquêteur dont l’indépendance d'analyse semble contestée, une nouvelle modification du PLU pour augmenter en hauteur les bâtiments, l'envoi de courriers contestataires à la bétonnisation adressés à ce même commissaire-enquêteur et dont le mode de réception et les conditions de dépouillement posent problème : la presse locale dénonce un énorme décalage entre le nombre de «contre» relevés parmi les courriers postaux et ceux transmis à l'adresse électronique de la mairie biarrote.

Ça commence à faire un peu beaucoup, non ?

Vous retrouvez, joint à ce texte, les planches (fond bleu) de madame Arosteguy, avec en pendant les précisions de Sauvegarder Biarritz (fond jaune) pour que les Biarrots, dont ne nous doutons pas de la perspicacité, soient plus clairement informés. Et en toute transparence.






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