DÉFAITE AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES DE BIARRITZ : QUAND L'AMERTUME PREND LE DESSUS
Comme il est triste de vivre dans le regret et l'amertume de ce qui aurait pu être et qui ne sera jamais !
Depuis que les Biarrots ont à 73% fait entendre, de manière limpide, leur envie de changement de maire à Biarritz et ont voté pour l'alliance Serge Blanco/Jean-Baptiste Dussausssois Larralde, dans le camp Arosteguien se font entendre des récriminations, des sanglots à peine voilés et de l'incompréhension.
Ces insatisfaits de leur condition auraient pourtant à apprendre de leur échec. Car - pour un ou une sortant/e - perdre une élection est, avant d'être un revers, un moyen de se remettre en question sur le bilan de son mandat, sur la relation qu'il ou elle a pu tisser avec la population, sur la manière dont il ou elle est perçu/e et, bien évidemment, sur la vision qu'il ou elle portait pour sa Ville quand il ou elle a argumenté son programme.
En somme, on apprend bien davantage de ses échecs que de ses victoires.
Mais à condition, et c'est bien là que le bât blesse, qu'une auto-analyse s'opère.
Comment expliquer que les maires sortants bayonnais, angloy, bidartar, luzien, cibourien, hendayais aient tous été reconduits par les habitants de leurs villes respectives, et qu'à Biarritz la situation soit tout autre ?
Comment, une maire de droite n'ayant été aux manettes pendant qu'un seul mandat, a-t-elle pu être désavouée ainsi ?
Comment expliquer qu'au second tour, aucun candidat biarrot n'ait voulu accoler son nom à celui de madame Arosteguy ?
En l'absence d'une réflexion, d'une étude dont la Majorité sortante serait l'auteur, il paraît intelligent d'effectuer ce travail d'analyse en explorant les griefs prononcés par les habitants de notre ville. Nous tous, chacun à son niveau, pouvons le faire. Et d'ailleurs cette énumération pourrait aussi servir à la nouvelle Majorité pour éviter que soient reproduites les erreurs du passé.
Au cours des plus de deux ans d'écoute au service des Biarrots, Sauvegarder Biarritz a pu matérialiser un listing.
En tête de liste le prix du stationnement exorbitant, les quartiers négligés, la voirie laissée dans un état de décrépitude et la dilapidation du patrimoine communal, ont heurté très largement la population.
Comme si tout cela ne suffisait pas, l'abandon du projet initial promis à Aguilera et le sinistre dessein d’un programme immobilier qui s’ensuivit, la gestion malsaine des deniers publics, l'enlaidissement urbain imposé aux yeux de tous, le manque d'empathie envers les administrés illustré par exemple par la négligence envers les personnes à mobilité réduite et les seniors, ont participé à indisposer davantage les habitants.
Puis ce sera l'incompréhension des Biarrots, témoins pendant des années durant de l'insalubrité de l'espace public, d’une absence de verdissement, du mauvais comportement de la maire et sa Majorité envers le personnel communal, des troubles nocturnes à longueur d'année en centre-ville, de la desserte des navettes inéquitablement répartie dans les quartiers, des déséquilibres lors des attributions de subventions municipales, et enfin de la défaillance d'entretien des bâtiments communaux.
Face à ce relevé que les Biarrots n'ont eu de cesse de dénoncer, ne serait-ce donc pas dans la logique des choses que ceux-ci offrent plutôt leur confiance à des candidats qui ont su marquer leur différence avec la gouvernance Arosteguy ?
À cette question, à laquelle les électeurs biarrots ont déjà répondu, il est inutile d'épiloguer.
Pourtant, il y a ceux qui, toujours dans le camp Arosteguien - quelle surprise ! - ruminent et rejouent sans cesse le match dans leur tête.
Perdre, c'était déjà pour ces gens-là inenvisageable. Mais perdre face à un novice en politique qui ne comptait même pas sur le soutien d'un parti mais sur la seule réunification de Biarrots ? C'est l'humiliation de trop pour eux qui se seront servi des moyens de communication de la commune pour faire campagne et qui auront joué de tous les moyens déloyaux et immoraux - recourant même à la calomnie et au mensonge - pour atteindre leur but.
Parmi ces frustrés de la défaite, on retrouve les colistiers de madame Arosteguy, quelques soutiens qui voient s'envoler leurs espoirs infondés quand pour d’autres ce sont quelques faveurs ou privilèges dont ils ne jouiront plus, sans oublier l'inénarrable George-Philip Chartier - le compagnon de madame Arosteguy - qui, fidèle à ses habitudes, utilise des propos dont le contenu est à son image. Dans sa littérature qui ne mérite - tout le monde pourra en convenir - pas le Prix Nobel de Littérature mais pourrait allègrement être admis à recevoir le Prix du beauf parfait, l'on peut lire que «Biarritz a besoin d'un maire, pas d'un faillitaire».
Intéressant de lire cela de ce plumitif qui n'a jamais investi un kopeck de sa poche durant toute sa vie, mais a navigué dans des postes que la fonction publique lui a offerts et que les contribuables français ont financés grâce à leurs impôts.
Entre autres perles, le spécimen bordelais-angloy-limougeaud-châlonnais - on ne sait plus très bien - compare aussi Serge Blanco à «Maduro», écrivant avec la mesure qui est la sienne : «La technique Maduro-Blanco. Mais quoi attendre d'autre en fait ... il pourra sans aucune transparence mener à bien l'opération main basse sur la ville».
Nous le laissons bien volontiers avec sa fascination pour les dictatures et les heures sombres, à laquelle un psychanalyste pourrait donner une signification.
Madame Arosteguy n'est pas en reste, évoquant «les purges staliniennes» lorsqu'elle n'est pas intégrée par la nouvelle Majorité au conseil d'administration de la Socomix de l'Hôtel du Palais et indique à la Presse que «c'est un acte qui ressemble à ce qu'on voit aujourd'hui avec Trump et Poutine».
Comparer un dictateur russe (!) et un président américain élu dans une des plus grandes démocraties de la Terre... Faut oser, c'est fait. Pas certain que ses anciens colistiers russo-idolâtro-compatibles apprécient, mais bon... il semblerait que ce ne soit plus le beau fixe entre eux. Les défaites, ça unit rarement.
Devant la non-intégration de l'opposition aux Golfs et au Palais, le sénateur Brisson, lui, se dit «Vraiment très surpris d'une telle attitude de la majorité municipale déjà suspicieuse, agressive, et un brin arrogante.». Arrogant, dites-vous ? Pauvre chou. S'en remettra-t-il ?
L'ancienne adjointe à l'Urbanisme a, quant à elle, déclaré : «Biarritz a aussi son Trump». Oui, oui, elle parle de Serge Blanco.
L'ancienne conseillère municipale à la démocratie participative pérore à son tour : «La méthode Blanco, ou comment s'essuyer les semelles sur la démocratie. Il est aisé de détruire le travail fait par les précédents, moins facile de tenir un programme. Mais oui, c'est vrai, il n'en avait pas.». On la savait mauvaise récitatrice des textes préparés par les services municipaux. On sait maintenant qu'elle est aussi de mauvaise foi... ou peut-être n'a-t-elle pas reçu les programmes de messieurs Blanco et Dussaussois Larralde dans sa boîte aux lettres.
Sans compter avec une dame qui, elle, se présente comme étant «artiste» - ah bon -, qui a exposé au Bellevue, et dont deux toiles étaient accrochées dans le bureau de l'ancienne maire. En faisant référence à Serge Blanco, elle écrit que «Le ridicule ne tue pas...» ou encore «Vulgaire à souhait !». Puis «Ils annoncent quand la vente du palais ?» : ne sait-elle donc pas ce que madame Arosteguy préconisait en arrière-boutique ? En outre, les vendeurs à tout-va, Biarritz ne sait que trop où ils sont, ayant vu ses bijoux de famille dilapidés ses six années passées.
Quand elle a agressé publiquement et verbalement Corine Martineau chez un commerçant biarrot, d'après le récit de la victime nous n'avions pas pu relever ni ses bonnes manières, ni qu'elle était une «femme du monde».
N'oublions pas de citer la plèbe de droite qui voit en la Majorité et chez le maire, tour à tour : «La démocratie avec la vision d'un autocrate», «apprenti dictateur», «pensée unique», «macho», «régime totalitaire». Ça en deviendrait presque drôle ce à qui mieux mieux.
Un autre personnage, représentant d'un parti politique dans les Landes - et dont par charité nous tairons le nom - répond au sieur Chartier : «mais les "petites affaires" et autres arrangements dans l'immobilier vont pouvoir commencer mon ami. Suis mon regard.». Nous le suivons. Parle-t-il de madame Arosteguy et de son funeste projet qu'elle portait avec un promoteur immobilier sur le plateau Aguilera ?
Voici ce florilège dont nous gratifie le bal des pleureurs.
C'est curieux, à Biarritz, cette façon qu'ont les maris, les frères et les épouses des anciens élus à dispenser leur avis - désintéressé et objectif, cela va de soi ! - sur les personnes qui occupent désormais les places de leurs chers et tendres.
Dans les règles non-écrites - mais bien réelles - de la bienséance, il est convenable que les vainqueurs ne soient pas triomphants et que les perdants ne soient pas haineux.
En l'occurrence, ils sont non seulement méchants, mais ils sont aussi rancuniers. Rancuniers que d'autres aient pu leur ravir «leur» mairie ! Les électeurs auraient donc eu mauvais goût en choisissant une autre personne que la maire sortante...
Certains ont le vin agressif, d'autres le vin gaie ou triste... semble-t-il que chez les Arosteguiens ils aient donc l'échec irritable.
Cette malveillante hostilité dont ils témoignent est, il faut bien le dire, assez déconcertante. Car ils en arrivent même à pousser le vice jusqu'à afficher leur souhait d'échec du maire nouvellement élu. Cela voudrait donc dire qu'ils préfèrent la chute de notre ville au succès de la nouvelle Majorité ? Curieuse mentalité, mais qui révèlent bien la nature profonde de ces gens-là.
En plus du goût amer laissé par la défaite, sans doute sont-ils déçus et agacés de l'aisance dont témoignent notre nouveau maire et sa Majorité.
Il faudra qu'ils s'y fassent ! Ça se soigne docteur ?
